Skip to Content

À vos marques, prêts, échangez!

Le 1 janvier 2013 est une journée historique pour le Québec. Cette date marque l’entrée en vigueur officielle d’un système de plafonnement et d’échange, la bourse du carbone.

Ce système vise à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre de certaines entreprises «grands émetteurs» d’ici 2020. En ce faisant, le Québec devient, avec la Californie, l’un des premiers états en Amérique du Nord à poursuivre sa participation à la Bourse du carbone du Western Climate Initiative (WCI).

Un système de plafonnement, comme son nom l’indique, impose un plafond pour des établissements tels que les papetières, les raffineries et les alumineries sur la quantité d’émissions de gaz à effet de serre qui leurs sont permises dans le cadre de leurs activités.

À leur tour, les entreprises visées peuvent soit:

  • s’efforcer pour trouver des nouvelles façons de réduire leurs émissions (par exemple, une papetière pourrait remplacer le mazout lourd par la biomasse composée des déchets de bois).
  • acheter sur la Bourse des droits d’émissions de la part des autres entreprises qui en ont en surplus.

Le cas échéant, les entreprises très performantes peuvent vendre sur la Bourse leurs droits d’émissions en surplus.

On peut aisément comprendre quel effet tout cela pourrait avoir sur la rentabilité. En tant qu’investisseur, préférez-vous investir dans une entreprise plus propre, qui vend ses droits d’émissions, ou une entreprise qui doit en faire l’achat?

Malgré quelques imperfections, ce système de plafonnement et d’échange présente de multiples avantages:

  • Cela aidera Québec à atteindre ses cibles de réduction pour l’année 2020.
  • La vente des droits d’émissions génèrera des revenus minimaux de 2,7 milliards de dollars d’ici 2020 qui permettront de financer les efforts de réduction du Québec (par exemple, pour financer le transport collectif, des programmes d'efficacité énergétique, et les rabais à l'achat ou à la location des véhicules électriques ou hybrides).
  • Cela aura des retombées économiques pour les compagnies qui peuvent fournir des technologies innovatrices aux entreprises pour les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Bravo au Québec!