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Bris de confiance envers l'industrie des gaz de schiste

Actu - Gaz de schiste, Talisman, Le Devoir

Équiterre appelle à un moratoire urgent sur les gaz de schiste, alors que l'industrie ne cesse de cafouiller et néglige de corriger les infractions signalées par le ministère de l'Environnement du Québec. Des fuites ont effectivement été signalées à Leclercville et à La Présentation. Équiterre salue le travail des inspecteurs, mais s'inquiète car la situation n'est pas du tout maîtrisée.

L'arrivée de Lucien Bouchard comme président de l'Association pétrolière et gazière du Québec ne change rien à la situation : l'industrie cherche à mettre toutes les chances de son côté. Notre collègue Hugo Séguin présente une excellente analyse du nouveau rôle de M. Bouchard dans son dernier billet de blogue, Quand on sous-traite les fonctions de premier ministre du Québec.

Il est encore temps de décréter le moratoire que tout le monde demande. Surtout, comme le démontre le Mémoire d'Équiterre présenté au BAPE, que ni le gouvernement ni l’industrie n'ont pu apporter des réponses satisfaisantes aux questions soulevées en regard de cette filière, et que le développement de cette industrie risque fort de compromettre l’atteinte des objectifs du gouvernement dans le dossier des changements climatiques.

Bris de confiance envers l'industrie du gaz de schiste

Quel dossier mal engagé que celui des gaz de schiste: le gouvernement a finalement décidé de mettre la pédale douce... Même Madame Normandeau a reconnu que si c'était à refaire, ils procèderaient différemment. Le prochain rapport expéditif du BAPE (fin février si je ne m'abuse¨?) va probablement ¨mettre du gaz sur le feu¨. Quant à la nomination de Monsieur Lucien Bouchard, j'ai bien apprécié le billet de Monsieur Séguin. À tort ou à raison, d'accord ou pas avec cette nomination, ce que m'indique sa déclaration c'est l'approche gagnant-gagnant dans ce dossier, la conciliation économie-environnement-acceptabilité sociale. Il y a encore beaucoup de questions sans réponse dans ce dossier et les maladresses des uns (industrie) et des autres (gouvernement) ont crée de forts vents contraires, disons que c'est mal barré! Mais je reste positif, même si la pente à remonter est abrupte, Lucien Bouchard en a vu d'autres! Même s'il ne peut pas manger la main qui le nourrit, je reste convaincu que les représentants de l'industrie ne pourront pas lui ¨faire avaler n'importe quelle couleuvre¨. S'il perçoit des points faibles dans la cuirasse, il voudra des réponses claires: en tout cas il n'ira pas au bâton avec un cure-dent. Il doit sortir la balle du stade et la balle qui arrive est certainement une balle rapide!

Un dossier à suivre

Bonjour M. Boulet,

Effectivement, le dossier des gaz de schiste en est un à suivre de très près, vous avez bien raison. Le rapport du BAPE sera remis le 28 février. Nous saurons mieux à ce moment quelle direction prendra lae débat.

Équiterre maintient sa position et demande un moratoire. Comme vous le dites, trop de questions, au niveau de la sécurité et des impacts environnementaux entre autres, demeurent sans réponse. Et nous croyons qu'il serait beaucoup plus avantageux, du point de vue de l'économie, de l'environnement et de la santé, d'investir dans le dévelppement de source d'énergie renouvelable, l'éolien, la géothermie et le solaire par exemple.

Quand à la position de M. Bouchard, il est à souhaiter que le débat restera transparent, honnête et démocratique, et que la démagogie ne l'emportera pas!

Réaction à l'article / Gaz de schiste: Arcand défend l'industrie

Gaz de schiste : Il nous faut continuer à faire bonne garde et à surveiller de près nos "politiciens-industriels". Le Québec n'est pas à vendre; il est à protéger et à developper pour le bien commun et dans le respect de son patrimoine. Il ne doit jamais devenir une source de profits que pour ceux qui habitent l'extérieur du Québec (Industrie albertaine) ni pour les faux-culs à l'intérieur même du Québec (tous ses anciens politiciens et dirigeants d'organismes para-gouvernementaux devenus "joueurs-profiteurs"). Quelle démocratie de merde! MM. Charest et Arcand , arrêtez de nous prendre pour des imbéciles et écoutez les scientifiques et les groupes raisonnablement inquiets et "bien mieux informés que vous-mêmes". Désolé Mme Normandeau, je ne parle même pas de vous; votre compétence ne vaut pas plus qu'un p.. de vache désinformée!  (Votre récente déclaration représentait du pur mépris envers les citoyens qui habitent tout le grand Sud du Québec.) Quant à M. Bouchard, toutes mes condoléances pour le départ de votre dame; mais quelle mouche vous a donc piqué de vous occuper d'un tel dossier - pipé, inutile et qui retarde tellement d'autres solutions d'économie et de développement énergétique. Vous n'avez pas assez parlé avec M. Caillé (ni visionné avec lui le film "Gasland) pour comprendre que cette sale filière est loin d'être urgente et qu'elle nous fait tous dépenser temps, énergie, et argent. (Passons pour la crédibilité de notre gouvernement actuel, déjà disparue comme du gaz dans le ciel; on dirait que nos élus ne sont plus "achetés" mais presque continuellement "vendus" au plus fort la poche...comme de vrais actionnaires de Wall Street!) Les Québécois veulent un moratoire; un vrai et transparent temps d'étude, de planification et de calculs des possibilités de revenus (revenus peu probables et encore moins rapides et équitables); ces possibles études de retombées économiques que même cet insipide BAPE n'a pas à étudier présentement! «Il faut prendre le temps d'évaluer les avantages et les inconvénients, et se demander si le Québec veut de cette filière énergétique.», comme le dit avec justesse et sagesse M. Steven Guilbeault d'Équiterre. _______________________________________________________________________ Mes salutations__Jacques Lambert__Rédacteur correcteur__T : 819.264.5372 81, St-Georges St-Barnabé-Nord Mauricie (Québec) Lire ci-dessous : "Gaz de schiste: Arcand défend l'industrie" - La Presse, 29 janvier _____________________________________________________________________________________________ Gaz de schiste: Arcand défend l'industrie Charles Côté La Presse Publié le 29 janvier 2011/ Mis à jour à 10h52     Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a vanté les vertus du gaz de schiste, hier, devant la chambre de commerce de Montréal, tout en déplorant les «lacunes» de l'industrie. «Les mathématiques sont faciles, a-t-il dit. Il faut améliorer la balance commerciale du Québec et réduire notre dépendance au mazout. Le Québec en importe pour 13 milliards et l'industrie gazière peut nous aider pour 2 milliards.» Hier, plusieurs médias ont fait état des avis d'infraction émis par le MDDEP contre différentes entreprises, en particulier Talisman pour le puits qu'elle tente de colmater à Leclercville. Selon le ministre Arcand, ces infractions ne sont pas une raison pour décréter un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste, comme le demandent des groupes écologistes, des comités de citoyens et, jeudi encore, l'opposition officielle à l'Assemblée nationale. «On a des inspecteurs; on surveille ce qui se passe, a-t-il dit. Les industries ne sont pas des adversaires. On doit cependant être très vigilant.» M. Arcand a affirmé que les lacunes de l'industrie du gaz de schiste ne doivent pas empêcher l'atteinte d'un consensus social sur cette ressource. «Les fuites qui ont été constatées au cours des inspections, et il y en a eu 70, indiquent clairement des lacunes dans l'exécution des travaux. Comme je l'ai déclaré, et comme l'a déclaré le premier ministre, l'exploitation du gaz de schiste se fera correctement ou elle ne se fera pas.» Mais, citant les choix que les Québécois doivent faire en matière énergétique, il a souligné que «même l'éolien est controversé» et a appelé «à un meilleur consensus sur cette question».Cela ne l'a pas empêché de brosser dans son discours un portrait du Québec en 2050 où le gaz de schiste était complètement absent, contrairement aux énergies vertes, dont le biométhane, une solution de rechange au gaz de schiste. L'AQLPA persiste et signe Devant les infractions constatées par le MDDEP, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) a de nouveau revendiqué un moratoire. «Il faut tout arrêter sans attendre, dit André Bélisle. Voilà qui confirme encore une fois et sans équivoque l'urgence de mettre un terme à toute activité d'exploration en sol québécois.»Des citoyens de Leclercville ont pour leur part demandé la fermeture pure et simple du puits défectueux de Talisman. De son côté, le groupe écologiste Équiterre invoque un «bris de confiance avec l'industrie gazière» et affirme qu'un moratoire est «urgent». «Ces bévues répétées démontrent qu'il nous faut un temps d'arrêt pour évaluer cette filière et les façons de faire», a déclaré Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre. «Il faut prendre le temps d'évaluer les avantages et les inconvénients, et se demander si le Québec veut de cette filière énergétique. Charles Côté La Presse  

Défendre avec fougue!

Bonjour M. Lambert,

Merci pour toutes ces informations et vos encouragements enthousiastes!

Comme vous le dites si bien, « le Québec est à protéger et à developper pour le bien commun et dans le respect de son patrimoine ». Il est effectivement possible de promouvoir un développement durable viable à long terme, respectueux de la population et de l'environnement.

Pour le moment, l'exploitation des gaz de schiste ne semble pas s'inscrire dans une vision de développement à long terme, et ne profite aucunement aux citoyens québécois...