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L'arrivée imminente au Québec du pétrole issu des sables bitumineux

Enbridge, la compagnie canadienne d’oléoducs, a demandé le 29 novembre, à l’Office national de l’énergie (ONÉ), la permission d’inverser et d’augmenter le flux de sa ligne 9B et de pouvoir y faire transiter du pétrole lourd.  Ceci ouvrirait la porte au transport du pétrole issu des sables bitumineux de l’Alberta vers la Nouvelle-Angleterre, en passant par l’Ontario et le Québec, projet jadis connu sous le nom de « Trailbreaker. »

Des citoyens et divers groupes demandent à l’ONÉ d’examiner l’ensemble de ce plan visant l’expansion des sables bitumineux. 

Depuis maintenant plusieurs années, des groupes comme Équiterre, Environmental Defense, Greenpeace et le Natural Resources Defense Council, entre autre, affirment qu’Enbridge entend acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu’à Montréal afin de l’exporter vers les États-Unis et outre-mer. L’ONÉ a déjà approuvé le renversement d’une partie de la ligne 9 entre Sarnia et Westover. Maintenant, Enbridge demande à l’ONÉ d’approuver la portion entre Westover et Montréal, et demain ce sera le tour du pipeline Montréal-Portland.

« Nous croyons que l’ensemble de la population du Québec doit se mobiliser contre ce projet, Enbridge a une feuille de route pitoyable quant à la sécurité de ses pipelines et est responsable du plus important déversement pétrolier en sol nord-américain en 2010 au Michigan », a déclaré Steven Guilbeault d’Équiterre.

Pour plus d’informations sur le projet :

Enbridge annonce officiellement l’arrivée du « pétrole le plus sale de la planète » au Québec pour l’exportation.

Notre dossier sur les sables bitumineux.