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Agriculture écologique

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Table des matières

 

Les liens entre la santé humaine, environnementale et économique

Santé la différence !

Santé la différence

" Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es."
Brillat-Savarin

Nous sommes constitués des aliments que nous consommons. Ceux-ci proviennent de la terre et d’organismes vivants. Nous sommes aussi l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons. Bref, l’environnement est en nous et notre santé en dépend!

Nos choix alimentaires influencent notre santé individuelle et affectent aussi l’état de notre planète et de ses habitants. Chaque repas nous lie à la Terre et aux personnes qui cultivent, récoltent, transforment, emballent et vendent notre nourriture. Choisir des aliments biologiques québécois est un moyen de contribuer quotidiennement à la santé de notre environnement, à la nôtre et même à celle de l’économie. Choisir des produits biologiques locaux permet aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport.

Santé Environnementale
Comme dans l’ensemble de la société, productivité et rentabilité économique sont devenues les mots d’ordre de l’agriculture conventionnelle. Pour atteindre cet objectif, les pesticides et les engrais chimiques sont couramment utilisés sur des milliers d’hectares de monoculture, alors que les semences transgéniques sont de plus en plus répandues dans nos campagnes. Quant aux élevages intensifs, les antibiotiques y sont utilisés comme traitement préventif, curatif ou encore comme simple facteur de croissance. En effet, des milliers d’animaux vivent dans des espaces restreints où les maladies peuvent rapidement se propager. La majorité des porcs, des poules et des poulets ne mettront d’ailleurs le nez dehors que pour se rendre à l’abattoir. Le fumier, qui est pourtant un engrais naturel, est devenu une source de pollution majeure à cause de sa trop grande concentration. Bref, l’agriculture est devenue une industrie intensive comme bien d’autres secteurs.

Saviez-vous que?

La pollution agricole est la plus importante source de pollution des milieux aquatiques au Canada?

Toutes ces pratiques ont de fortes conséquences sur la santé de l’environnement, et donc sur la nôtre. Au Québec, la majorité des cours d’eau et des nappes phréatiques, situés en milieu agricole intensif, sont contaminés à des niveaux variables par des résidus de pesticides ou des dérivés de fumier. Les pesticides sont aussi transportés sur de grandes distances par les vents sous forme de particules, de vapeur ou de gouttelettes. L’agriculture intensive contribue également à la dégradation de la qualité des sols ainsi qu’à la perte de la biodiversité et d’habitats humides et aquatiques.

Quant aux organismes génétiquement modifiés (OGM), on ne connaît pas encore leurs effets à long terme. Cependant, un nombre croissant d’études démontrent un niveau de risque qui appelle à la prudence avant que ces produits ne se répandent trop dans l’environnement et affectent l’équilibre fragile des écosystèmes. Une étude toxicologique datant de décembre 2001 révèle déjà une forte contamination des sédiments du fleuve Saint-Laurent par la toxine du maïs transgénique Bt cultivé au Québec.

Moi, je mange Bio!

  • Afin de préserver l’équilibre des écosystèmes agricoles. Les agriculteurs et agricultrices biologiques n’utilisent pas d’OGM, ni de pesticides et engrais chimiques.
  • Afin de soutenir des élevages où les animaux ont accès à des conditions de vie décentes (air frais, accès à l’extérieur durant les saisons qui le permettent). Ils sont nourris d’aliments biologiques exempts de farines animales, d’hormones de croissance et d’antibiotiques.

Santé Humaine
«À la lumière de preuves évidentes, les pesticides chimiques sont nocifs pour notre environnement, notre santé et surtout la santé de nos enfants.»

Charles Caccia, député de Daveport

Par définition, les pesticides sont des poisons. Leurs impacts sur la santé humaine varient largement en fonction de leurs composantes et du niveau d’exposition et de fragilité de chaque individu.

Plusieurs études parues dans des périodiques scientifiques et médicaux démontrent le rôle joué par divers pesticides sur le développement de plusieurs troubles ou maladies tels que les cancers du cerveau, du sein, de l’estomac, de la prostate et des testicules, la leucémie infantile, la baisse de fécondité, les lésions à la thyroïde et à l’hypophyse, la diminution des réactions immunitaires, les anomalies du développement et les problèmes de comportement.

Saviez-vous que?

Le taux de pesticides résiduels décelés dans les fruits et les légumes vendus au Canada a doublé entre 1994 et 1999?

Les normes de résidus de pesticides jugées acceptables par les agences d’inspection canadiennes sont principalement établies en se basant sur les effets potentiels sur la santé d’un adulte moyen. Or, les femmes enceintes, celles qui allaitent et tout particulièrement les enfants sont spécialement vulnérables aux pesticides. Relativement à son poids, un bambin d’un an mange en effet quatre fois plus de pommes et de poires qu’un adulte. Les personnes en moins bonne santé, tel qu’un bon nombre de personnes âgées, de même que les travailleurs qui manipulent les pesticides et tous ceux et celles qui habitent des régions où s’accumulent les polluants, sont plus vulnérables aux effets négatifs des pesticides chimiques.

Quant à la portée des OGM sur la santé humaine, il n’est pas encore possible de prouver leur complète innocuité. Ceci a amené plusieurs centaines de scientifiques de tous les continents à demander un moratoire sur l’utilisation du génie génétique dans le secteur agroalimentaire. Au Canada, il est estimé que sept produits alimentaires transformés sur dix contiennent des OGM. Bien que plus de 90 % de la population canadienne souhaite au minimum l’étiquetage des produits contenant des OGM, cette mesure n’est pas obligatoire en Amérique du Nord, contrairement à plusieurs pays d’Europe.

Moi, je mange Bio!

  • Afin d’éviter les pesticides, les OGM, les résidus d’hormones et d’antibiotiques dans mon assiette : Je prends soin de ma santé!

Santé Économique
Les tenants de l’agriculture industrielle soutiennent couramment que les méthodes de culture et d’élevage intensifs sont essentielles à la viabilité économique de notre système agroalimentaire. Cela demeure vrai tant que l’on ne comptabilise pas les véritables coûts de l’agriculture industrielle. Quelle valeur accorde-t-on à la santé et à la qualité de vie des citoyens et citoyennes? À la qualité des eaux, qualifiées de " pétrole du XXIe siècle " À la qualité de l’air que l’on respire? À la diversité des écosystèmes et du patrimoine agricole de nos campagnes? L’agriculture intensive a aussi des répercussions sur le tourisme, le secteur immobilier, etc.

Ces coûts environnementaux et sociaux ne sont pas comptabilisés. Ils n’apparaissent pas non plus dans les bilans financiers des grandes entreprises agroalimentaires, pas plus que sur nos factures d’épicerie. Ils sont absorbés par l’ensemble de la société. Les petits et moyens agriculteurs de notre pays sont victimes des grandes lois du marché sur lesquelles ils ont peu d’emprise. Les grands gagnants de ce système sont une poignée d’industriels, qui bénéficient grandement des subventions gouvernementales et des programmes d'assurance récolte financés par les consommateurs et les fonds publics. Paradoxalement, ces subventions et assurances sont peu accessibles aux petits producteurs pourtant plus respectueux de l'environnement. Les compagnies multinationales agrochimiques et agroalimentaires de même que quelques promoteurs locaux engendrent quant à eux des profits records.

L’agriculture biologique est une alternative qui a le vent dans les voiles. En Amérique du Nord, ce marché croît de 20 à 25 % par année. Un sondage du magazine Protégez-vous révélait que " 78 % des Québécois étaient prêts à adopter les aliments bio au détriment des produits renfermant des OGM, quitte à les payer plus cher. " Le choix de produits biologiques devrait cependant être à la portée de toutes les bourses. Si l’on en croit l’expérience européenne, il le deviendra davantage avec le développement du marché. Pour l’instant, les projets d’Agriculture soutenue par la communauté (ASC) et les groupes d’achat sont des moyens concrets d’avoir accès à des produits bio à moindres coûts.

Saviez-vous que?

Plusieurs gouvernements européens ont pris des mesures concrètes pour encourager la transition de l’agriculture vers le biologique. En Suède, 10 % des terres agricoles sont biologiques. Quant à l’Allemagne, chef de file du bio en Europe, elle estime que d’ici à 2010, 20 % de sa superficie agricole sera biologique.

Les Aliments Certifiés Biologiques ...
pour notre santé et celle de la planète !

Moi, je mange Bio!
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