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Agriculture écologique
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Fruits et Légumes Biologiques d'IciLe bonheur est dans le « près » !
Nos fruits et légumes dans le champ ? Production d’aliments et compétition économique
: une union contre nature ? Selon une estimation réalisée à partir d’études provenant d’autres pays, la détérioration des cours d’eau, l’érosion et la présence de résidus de pesticides dans l’environnement, conséquences de cette intensification, engendreraient des dommages économiques entre 200 et 500 millions $ par an au Québec2. Pour demeurer concurrentielles, les fermes se sont aussi spécialisées ; plutôt que de cultiver une diversité de fruits et légumes pour la consommation locale, chaque ferme puis chaque région s’est tournée vers la culture d’un nombre restreint de productions à grande échelle, destinées à des systèmes de mise en marché requérant de grands volumes, souvent tournés vers l’exportation.
Saviez-vous que?
L’augmentation de la pollution liée au transport des aliments et la diminution de la diversité alimentaire sont des effets directs découlant de la spécialisation. Le transport d’un kiwi de Nouvelle-Zélande génère cinq fois son poids en dioxyde de carbone (CO2). Aux États-Unis, alors que plus de 7 000 variétés de pommes étaient recensées en 1903, 86 % d’entre elles avaient disparu moins d’un siècle plus tard3. Les exploitations agricoles se sont aussi concentrées. Au début des années 1950, le Québec comptait quatre fois plus de fermes qu’à l’heure actuelle, mais elles étaient en moyenne moitié moins grandes4. Ce sont principalement les petites qui ont disparu. Dans le secteur de la production de légumes frais, le nombre de fermes a diminué de 35 % depuis 19935. Selon la logique productiviste, plus une entreprise est grande, plus elle réalise des économies d’échelle, ce qui lui permet de vendre ses produits à prix moindre que ceux des petites entreprises. Incapables de concurrencer, les petites fermes sont le plus souvent rachetées par les plus grosses.Ce phénomène inquiète, car le coût des installations augmentant avec leur taille, il devient très ardu pour la relève de s’installer6. Les entreprises agricoles de petite et moyenne tailles jouent un rôle fondamental pour la vitalité des économies rurales, tissant des liens économiques avec le milieu local, s’y approvisionnant davantage et investissant à l’intérieur de la communauté. Puisque les dépenses des grandes fermes bénéficient plutôt aux grandes entreprises à l’extérieur de la région (tant pour les achats d’intrants, les dépenses en investissements que l’utilisation de services)7, le nombre d’emplois dans plusieurs régions rurales a diminué et la population a décliné. Du marché public aux marchés mondialisés : des géants sous
les tablettes !
Le secteur de la transformation alimentaire est un partenaire important pour le milieu agricole québécois, passage obligé pour plus de 80 % des produits agricoles8. Cependant, le degré élevé de concentration des entreprises de transformation alimentaire, attribuable aux importantes fusions, inquiète le milieu agricole9. En effet, en 1998, les quatre plus grandes entreprises de chacun des secteurs de transformation (lait, fromageries, fruits et légumes de conserverie, etc.) détenaient plus des deux tiers des parts de marché10. La distribution et la vente au détail connaissent aussi une forte concentration : au Québec, 80 % des ventes du secteur agroalimentaire s’effectuent par les bannières appartenant à Loblaws, Sobeys et Métro-Richelieu11, cette dernière étant la seule dont le siège social est au Québec. La concentration dans les mains de ces trois principaux distributeurs, lesquels déterminent les conditions d’accès aux tablettes, érode le pouvoir de négociation des agriculteurs et petits transformateurs et rend difficile la mise en marché locale des produits alimentaires. Les géants de l’agroalimentaire augmentent aussi leur pouvoir en pratiquant l’intégration verticale, c’est-à-dire en contrôlant toute la chaîne de production d’un produit. C’est le cas de la multinationale McCain, propriétaire notamment de certaines terres agricoles et de compagnies de transport12. Aussi, de plus en plus d’entreprises locales passent aux mains de géants de l’agroalimentaire, souvent américains. Par exemple, la confiture Double Fruit, anciennement propriété de l’entreprise beauceronne Culinar, a été vendue à la multinationale américaine J. M. Smucker13.
Saviez-vous que?
La part des dépenses alimentaires qui revient à l’agriculteur a diminué de moitié au cours des 50 dernières années, passant de 50 à 25 %14 en moyenne. Trois compagnies multinationales américaines contrôlent 70 % des exportations de bananes à travers le globe15. Moins de 2 % du prix que nous payons ici pour une banane revient au cultivateur16. Des pommes globe-trotters : 2 500 km, ça use, ça use !!!
Ces choix économiques ne sont pas sans impacts sur l’environnement et la santé.
Selon une étude du Worldwatch Institute, un aliment parcourt en moyenne de 2 500 à 4
000 km, du champ à la table21. Le système alimentaire serait responsable de
16 % de la consommation totale d’énergie aux États-Unis22. Le transport,
par sa consommation de combustibles fossiles, contribue au réchauffement planétaire
par l’émission de gaz à effet de serre. Parallèlement, certains
des gaz émis auraient des impacts sur la santé humaine : jusqu’à 16
000 décès prématurés par année seraient causés
par la pollution atmosphérique au Canada23. Et tous ces impacts engendrent des coûts
(dépollution des eaux, traitement des maladies, etc.) non inclus dans le prix de
nos aliments et en grande partie transférés aux générations
futures. Selon une étude menée en Grande-Bretagne, l’achat de pommes cultivées localement permet de réduire de 87 % les émissions de CO2, comparativement à l’achat de pommes importées de la Nouvelle-Zélande24. Choisir le biologique local, c’est encore mieux ! Votre santé est-elle dans son assiette ?
Saviez-vous que?
Les produits alimentaires biologiques transformés (confitures, jus, etc.) ne contiennent pas de colorants chimiques, d’arômes artificiels, d’additifs de synthèse, d’agents de conservation et ne sont pas irradiés29. De plus, en mangeant vos fruits et légumes biologiques, vous évitez non seulement les résidus de pesticides que leurs homologues conventionnels peuvent contenir30, mais vous profitez d’une plus-value au plan nutritionnel, car ils contiennent souvent davantage de vitamines et minéraux essentiels31. De surcroît, les fruits et légumes biologiques contiennent plus d’antioxydants naturels (comme les vitamines A, C et E) que leurs compères issus de l’agriculture conventionnelle32, composés qui recèlent de nombreuses propriétés médicinales, dont la protection contre certains cancers.
Saviez-vous que?
Puisqu’ils contiennent de grandes quantités résiduelles de pesticides, il est recommandé de préférer les produits suivants en version biologique : pêches, nectarines, pommes, fraises, poires, cerises, framboises, raisins, épinards, poivrons, céleri, pommes de terre et piments forts33. Faire autrement, c’est possible !
Crédits: Recherche : Sophie Caron et Nadine Bachand Révision : Josée Breton, Isabelle Breune, Sophie Caron, Comité aviseur de la campagne « Moi, je mange bio ! » : Charles-Eugène Bergeron, Isabelle Breune, John Henning, Denis Lafrance, Mickaël Ricquart. Graphisme : Sébastien-Philippe Fortin Correction : François Roberge
Sources: 2 Union québécoise pour la conservation de la nature. 2002. « Construire ensemble une agriculture durable ». Document de réflexion dans le cadre du forum itinérant Pour une contribution citoyenne à une agriculture durable : réflexions et débats, 19 p. 3 Lévesques, S. 2003. Dans Waridel, L. 2003. L’envers de l’assiette. Quelques idées pour la remettre à l’endroit. Montréal : Éditions Écosociété et Environnement Jeunesse, à paraître. 4 Statistique Canada. http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-516-XIF/sectionm/sectionm_f.htm; http://www.statcan.ca/francais/Pgdb/econ124f_f.htm (consultés le 21 juin 2003). 5 Fédération des producteurs maraîchers du Québec. http://www.legumesduquebec.com/Principal.asp (consulté le 5 juin 2003). 6 Union des producteurs franco-ontariens. 2002. « Les producteurs inquiets face à la menace de l’intégration ». La voie agricole. http://www.lavoieagricole.ca/content/fullnews.cfm?newsid=218 (consulté 22 mai 2003). 7 Boutin, D., et G. Debailleul. 2001. « Quel type d’agriculture faut-il privilégier pour la ruralité québécoise ? ». Dossier Le Québec agricole, vol. 8, no 4, septembre-octobre, L’Agora des idées, des débats, p. 19. 8 Union des producteurs agricoles. 2001. Établissement d’une politique québécoise de la transformation alimentaire. Mémoire présenté au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, septembre, 21 pages, http://www.upa.qc.ca/memoires/politique_transformation.pdf (consulté le 4 novembre 2002). 9 Ibid. 10 Groupe de recherche e n économies et politiques agricoles. 2001.Dans Union des producteurs agricoles. 2001. Op. cit. 11 Turcotte, C. 2002. « Le défi global ». Le Devoir (Montréal), 5 janvier, p. B4. 12 Compagnie McCain. http://www.mccain.com/Faq/; http://www.mccain.ca/McCainCanada/index.asp?lang=f_ (consulté le 27 juin 2003). 13 Bouchard, R. 1996. Dans Waridel, L. 2003. Op. cit. 14 Union québécoise pour la conservation de la nature. 2002. Op. cit. 15 Jessen, M. 2001. Dans Waridel, L. 2003. Op. cit. 16 Paxton, A. 1996. Dans Waridel, L.. 2003. Op. cit. 17 Bio-bulle. Fév-mars 1994. Dans Waridel, L. 2003. Op. cit. 18 Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. 2000. Les entreprises de transformation alimentaire du Québec qui exportent : un profil sommaire. Bulletin numéro 1, 25 octobre. 19 Fédération des producteurs maraîchers du Québec. http://www.legumesduquebec.com/Principal.asp (consulté le 5 juin 2003). 20 Statistique Canada. Dans ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. 2003. L’horticulture en bref... au Québec, portrait statistique 2001. Québec, 41 p. 21 Halweil, B. 2002. Dans Waridel, L. 2003. Op. cit. 22 Pirog, R. et al. 2001. Food, Fuel and Freeways : An Iowa perspective on how far food travels, fuel usage, and greenhouse gas emissions. Leopold Center for Sustainable Agriculture, Iowa State University. 23 Fondation David Suzuki. 1999. Dans Waridel, L. 2003. Op. cit. 24 Jones, J.A. 1999. Dans Pirog, R. et al. 2001. Op. cit. 25 Deglise, F. 2002. « Un secteur alimentaire lucratif en pleine croissance : La course au bio. Les multinationales de l’alimentation veulent leur part du gâteau ». Le Devoir (Montréal), 6 et 7 juillet. 26 Santé Canada. 2002. Sommaire de l’évaluation du danger que représente pour la santé la morpholine utilisée dans la cire servant à enrober les pommes. http://www.hc-sc.gc.ca/food-aliment/cs-ipc/chha-edpcs/f_factsheet_applecoating.html (consulté le 5 juin 2003). > 27 Deglise, F. 2002. « Produit cancérigène dans la cire dont on enduit certains fruits - Santé Canada se fait rassurant ». Le Devoir (Montréal), 16 août. 28 Dussault, S. 2002. « Pomme de discorde ». Chronique du mois. Protégez-vous, novembre. http://www.protegez-vous.qc.ca/chroniques/statique/chroniques24.html > (consulté le 10 juin 2003). 29 Conseil d’accréditation du Québec. 2002. Sommaire des principales caractéristiques ayant trait à la production d’aliments biologiques. http://www.caqbio.org (Consulté le 6 juin 2003). 30 Mitchell, A.1999. « Pesticide residue on canadian produces doubles : report ». Globe and Mail, 24 mai, p. A4. La quantité de pesticides résiduels décelés dans les fruits et légumes cultivés au Canada a plus que doublé entre 1994 et 1999. Le taux de fruits et légumes canadiens sur lesquels on retrouve des résidus a augmenté de façon constante dans la dernière décennie. 31 Worthington, V. 2001. « Nutritional Quality of Organic Versus Conventional Fruits, Vegetables, and Grains » . The Journal of Alternative and Complementary Medecine, vol. 7, no 2, p. 161-173. 32 Asami et al. 2003.« Comparison of the Total Phenolic and Ascorbic Acid Content of Freeze-Dried and Air-Dried Marionberry, Strawberry, and Corn Grown Using Conventional, Organic, and Sustainable Agricultural Pratices ». Journal of Agricultural and Food Chemistry, 51, p. 1237-1241. 33 Environmental Working Group, USDA Organic. 2003. Foods you’ll want to buy organic.
http://www.foodnews.org (Consulté le 30 juin 2003). Imprimé avec des encres à base
végétale sur du papier sans chlore contenant 30 % de fibres recyclées
après consommation.Équiterre juillet 2003. www.equiterre.qc.ca
Éléments comparatifs entre la production de fruits et légumes biologique et conventionnelle - 6 août 2003
sources consultées Pour les normes et pratiques conventionnelles : Couture, Isabelle. Agronome Conseillère en horticulture. L’eau, reflet de nos pratiques. L’irrigation, une question d’importance dans le secteur maraîcher. Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Adresse url : http://www.agr.gouv.qc.ca/ (page consultée le 24 mai 2003). Duchemin, Marc. Spécialiste en sciences de l’eau, Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA). Les bandes riveraines : une mesure agro-environnementale des plus intéressantes (2002). Adresse url : http://www.agr.gouv.qc.ca/dgpar/sites/r16e/gta/GTA2002/Sept/art08.htm (page consultée le 24 mai 2003). Robert, Louis. Agronome. Des cultures plus rentables.Vision agricole, direction régionale de Chaudière-Appalaches. Adresse url : http://www.agr.gouv.qc.ca/dgpar/sites/r12/Cultrentlrf.htm (page consultée le 24 mai 2003). Stratégie phytosanitaire du MAPAQ. Adresse url: http://www.agr.gouv.qc.ca/dgpar/agroenv/affiche.html (page consultée le 24 mai 2003). Ministère de la justice du Canada, Agence Canadienne d’inspection des aliments. Règlement sur les engrais. Adresse url : http://lois.justice.gc.ca/fr/F-10/C.R.C.-ch.666/55530.html#rid-55608 (page consultée le 24 mai 2003). Ministère de la justice, Ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire Canada; Loi sur les produits agricoles au Canada. Adresse url : http://lois.justice.gc.ca/fr/c-0.4/texte.html (page consultée le 24 mai 2003). Ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Canada. Règlement sur les semences (normes). Adresse url : http://lois.justice.gc.ca/fr/S-8/C.R.C.-ch.1400/157719.html (page consultée le 24 mai 2003). La financière agricole. Programme d’assurance récolte (version du 31 décembre 2002). Adresse url : http://www.financiereagricole.qc.ca/fr/fina/asrecprog_20021231.pdf (page consultée le 24 mai 2003). La financière agricole. Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles. Adresse url http://www.financiereagricole.qc.ca/fr/fina/asraprog_20021231.pdf (page consultée le 24 mai 2003). La financière agricole. Normes culturales pour les céréales, le mais-grain et les oléagineux. Adresse url : http://www.menv.gouv.qc.ca/pesticides/bilan98_99/bilan_chap4.pdf (page consultée le 24 mai 2003). Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation (Canada), (chapitre c-38) adresse URL: http://lois.justice.gc.ca/fr/C-38/37552.html (page consultée le 28 mai 2003). Annotation:
FAQ Quelques données sur le secteur de la culture de fruits & légumes biologiques et conventionnels Note au lecteur : pour la production de fruits et légumes, l’information est disparate, puisqu’elle se divise en plusieurs filières (petits fruits, producteurs maraîchers, pommes etc.). Combien de producteurs bio vs conventionnel? Bio : Au Québec, on compte 173 producteurs horticoles biologiques, répartis
de la faon suivante :
Source : Données tirées des organismes de certification, compilation par les Conventionnel : on compte 2 000 exploitations maraîchères. Quantités, superficies et répartition bio vs conventionnel? Bio : La production horticole bio couvre une superficie de 400 ha. En termes de répartition géographique,15,6 % de la production de fruits et légumes bio se trouve en Montérégie. Conventionnel : Le marché interne est de 448 427 tonnes métriques de légumes. La superficie cultivée dans l’ensemble des régions est évaluée à plus de 27 000 ha. La Montérégie serait la plus importante région maraîchère avec plus de 600 exploitations et une superficie cultivée atteignant 13 000 ha. Quelles productions principalement? Bio : Les principales productions horticoles bio sont pommes de terre, carottes, haricots, tomates, ail, oignons, courges, laitue, brocoli, chou. Conventionnel : Au Québec, on cultive principalement les 28 produits suivants : fraise, framboise, asperge, aubergine, betterave, brocoli, carotte, céleri, chou, chou-fleur, citrouille, concombre frais, courge, épinard, fines herbes, gourgane, haricot frais, laitue, maïs sucré frais, oignon, oignon vert et échalote, piment, poireau, pois frais, radis, rutabaga, tomate fraîche, autres légumes frais. Quels marchés pour le bio et pour le conventionnel? Bio : Une grande proportion des fruits et légumes bio sont destinés aux marchés québécois. Une certaine partie est aussi exportée vers les États-Unis et l’Ontario. Conventionnel : La valeur des exportations a également augmenté de façon significative, passant de 52 M$ à 77 M$ entre 1998 et 2001 (incluant les légumes de champ et de serre). Les principaux marchés sont les, États-Unis (New York, New Jersey, Massachusetts, Pennsylvanie et Michigan), l’Amérique du Sud et l’Union Européenne. Répartition des légumes exportés en pourcentage :
Références: Pour le bio : Gilles Parent, Agriculture et Agroalimentaire Canada, 2002, Adresse URL: http://sea.agr.ca/supply/f3313.htm (page consultée le 4 avril 2003). Pour le conventionnel : Fortin, Christian et al. Institut national de Santé publique du Québec. « Aliments génétiquement modifiés et santé publique », document synthèse, Québec, octobre 2001, 37p. |
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