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Agriculture écologique
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Céréales biologiques![]() Grains bio, graines d’avenir : 9000 ans de biodiversité dans nos tartines De la semence au pain, c’est 9 000 ans de biodiversité végétale et d’ingéniosité humaine que nous retrouvons dans nos repas quotidiens. Ces modestes grains, incluant les céréales (blé, riz, orge, millet, avoine, maïs ...) et les oléagineux (soya, canola, lin, carthame, tournesol...), constituent un patrimoine collectif mondial, un enjeu pour la survie de l’espèce humaine. Appelés aujourd’hui «grandes cultures», ils sont notre lien vital avec l’agriculture de demain. Au cours des cinquante dernières années, l’agriculture productiviste, orientée par les caprices de la «loi du marché» et les systèmes de soutien financier, a développé un modèle dominant de monocultures intensives, entraînant l’usage croissant des pesticides et l’introduction des OGM. Choisissant une logique différente, le secteur de l’agriculture biologique a mis l’accent sur la protection de la biodiversité et de la fertilité des sols, donc de notre santé en bout de ligne. Voyons quels enjeux se cachent à l’intérieur de nos pains, nos muffins, nos bagels, nos crêpes, nos biscuits, nos pâtes...
Affiche info-concept sur les céréales bio. Grandes cultures, version bio D’autre part, en agriculture biologique, il est d’usage de maintenir des bandes tampons et des haies autour des parcelles. Ceci vise à éviter la contamination éventuelle par des pesticides ou des pollens de plantes transgéniques transportés par le vent depuis les parcelles agricoles «conventionnelles» des environs. Cela offre aussi des zones refuges à la faune et la flore sauvage et permet de limiter l’érosion des sols. Enfin, la ferme et ses processus de production devront être inspectés par un organisme de certification biologique indépendant Toutefois, les producteurs biologiques assument le poids et le coût de ces méthodes plus exigeantes. De plus, ils peuvent subir des pertes occasionnelles dues à des dérives d’herbicides ou des contaminations de leurs cultures par des OGM de champs voisins, qui entraînent des pertes de certification dans certaines récoltes. À cela s’ajoute un contexte de marché et d’aides gouvernementales peu favorable.
Saviez-vous que?
Le Canada se classe parmi les cinq plus grands producteurs de céréales et d’oléagineux biologiques dans le monde, avec une valeur estimée de 700 millions à 1 milliard de dollars pour le commerce au détail et la restauration. En 2001, au Québec, 16 300 fermes produisaient des céréales et des oléagineux dont 105 fermes étaient biologiques. Pesticides et OGM: de la santé hypothéquée... Cette concentration entraîne l’uniformisation croissante des régions agricoles, avec les conséquences reliées à la monoculture: épuisement des sols, pollution des nappes phréatiques et des eaux de surface. Il est fréquent de retrouver dans certaines rivières de faibles concentrations d’une dizaine de pesticides, dont la plupart sont des herbicides appliqués sur les parcelles de maïs (3). On constate l’augmentation de la présence du glyphosate, substance active de l’herbicide Roundup™, bien connu pour son association avec la culture du maïs, du soya ou du canola génétiquement modifiés Roundup Ready™. De ce fait, les eaux des cours d’eau contaminés en zone agricole sont souvent impropres à l’irrigation, et divers effets néfastes sur les écosystèmes sont déjà constatés: des espèces animales ou végétales disparaissent ou sont victimes de maladies, malformations, etc (4). Les municipalités tirant leur eau des rivières effectuent quatre contrôles annuels, qui montrent la présence occasionnelle de pesticides. Par l’effet de la dilution des pesticides dans les rivières, les dépassements des normes pour l’eau potable sont rares. En général, les systèmes de traitement pour rendre l’eau potable ne sont pas équipés pour enlever les pesticides. Les opinions des ministères et de certains professionnels de la santé divergent à propos des répercussions des résidus de pesticides sur la santé. Certains affirment que les normes de référence permettent de protéger la population. D’autres pensent au contraire qu’on connaît mal les éventuels effets cumulatifs ou amplificateurs dus à la présence de différents pesticides dans l’eau, dont l’impact de l’exposition à de faibles doses sur plusieurs années. De fait, notre exposition est quotidienne, par l’alimentation par exemple: il apparaît dans des données américaines que les produits céréaliers, en particulier les pains et pâtes à base de blé, ont la plus grande fréquence de contamination par des insecticides tels que le chlorpyrifos ou le malathion, mais à des niveaux faibles comparativement aux fruits (5). D’autres recherches sont inquiétantes: elles montrent que les pesticides sont de plus en plus suspectés d’être impliqués dans de nombreux troubles de santé, tels que des leucémies et d’autres cancers, notamment chez les enfants (6). Et il est connu que les agriculteurs appliquant ces produits en sont les premières victimes, puisqu’ils sont les plus touchés dans la population par les problèmes de fertilité causés par les pesticides (7). ...à la biodiversité menacée En matière d’impact sur la santé, les consommateurs réclament depuis plusieurs années des recherches indépendantes et un étiquetage obligatoire des produits contenant des OGM, en vain. Les impacts sur les écosystèmes sont déjà tangibles: la communauté scientifique s’inquiète de l’émergence de mauvaises herbes résistantes à l’herbicide Roundup dans une demi-douzaine d’états américains (11). Chaque année, une partie de la production biologique est déclassée à cause de la contamination génique (12). La récente demande d’autorisation de mise en marché de la semence de blé transgénique pour l’alimentation humaine, par Monsanto, met en danger de «pollution génique» les productions de cette céréale au Canada et sur la planète entière (13). Enfin, les OGM posent un problème éthique majeur: le brevetage du vivant. «Au nom de nouveaux droits de propriété intellectuelle, qui sont en train d’être appliqués au monde entier par le biais de l’Organisation mondiale du commerce (il s’agit de l’Accord sur les droits de propriété intellectuelle liés au commerce), les firmes sont autorisées à usurper les savoirs accumulés sur les semences et à les monopoliser en les revendiquant comme leur propriété privée. (...) Les agriculteurs et les paysans sont en train d’être dépossédés des produits de siècles d’innovation collective (...)» (14). Grains d’ici et d’ailleurs: de la mondialisation à l’insécurité alimentaire Au Québec, des moyens ont été mis en place pour stabiliser les prix des grandes cultures par rapport aux marchés boursiers internationaux (assurance stabilisation) et protéger le revenu des agriculteurs face aux aléas financiers et climatiques. Le principe du revenu stabilisé oblige le producteur à améliorer sans cesse sa productivité s’il veut rester en production. Toutefois, ce système, conjugué à la concurrence internationale, a eu des effets pervers. Il pousse à augmenter la dépendance aux pesticides et engrais chimiques, favorise le modèle des fermes très spécialisées, très équipées et endettées, ainsi que la concentration par le rachat des fermes les plus petites. Les pays et régions riches tels que les États-Unis, le Canada, l’Union européenne subventionnent de différentes façons leur agriculture. Depuis 1994, l’agriculture et l’alimentation font partie des négociations multilatérales de libéralisation du commerce (dans le cadre de l’OMC et d’autres organisations) visant à abolir les frontières pour la circulation des biens. Traiter l’alimentation comme une marchandise quelconque, c’est oublier l’impact de l’agriculture sur les territoires, les ressources naturelles, les communautés.Le résultat est parfois désastreux: depuis sa participation à l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) en 1994, le Mexique, berceau historique de la culture du maïs, reçoit à bas prix du maïs envoyé des États-Unis, qui est en train de détruire la production locale, de ruiner les petits paysans et de mettre en péril son indépendance alimentaire (15). Du point de vue du consommateur, nous avons peu de voix dans un tel système: qui peut désormais savoir d’où vient le blé avec lequel est fait son «pain frais du jour», quel prix a reçu le fermier qui l’a produit, quels ont été les montants payés en diverses subventions et par combien d’intermédiaires ce blé est passé? Conclusion Loin d’être passéiste, cette vision se base sur une mise en évidence de l’efficacité agronomique et énergétique d’une agriculture biologique à vocation locale (16). Au Nord comme au Sud, l’agriculture biologique développe des méthodes de plus en plus prometteuses et montre d’autres voies pour réconcilier productivité et protection des ressources, plaisir de manger et sauvegarde de la biodiversité. Au Québec, les producteurs de céréales biologiques s’organisent et de multiples petites entreprises locales (meuneries, boulangeries) offrent des produits diversifiés et de plus en plus disponibles. C’est là que notre rôle de consommateur peut s’exercer. Au moment d’acheter notre pain ou nos muffins, de cuisiner un risotto, une soupe à l’orge ou une chaudrée de maïs... une part de la biodiversité et de l’avenir de l’agriculture sont entre nos mains. À nous de faire les bons choix!
Sources : Besler, Basilius (1561-1629). L’herbier de Basilius Besler. texte de Gérard G. Aymonin.
Paris, Bibliothèque de l’image 2002. 79 p. Encyclopédie Britannica (version web). Adresse Url: www.britannica.com Crédits: Équiterre juin 2003. www.equiterre.qc.ca
La diversité des semences : Il existe aujourd’hui environ 250 000 à 300 000 espèces de plantes. De ce nombre, 10 000 à 50 000 sont comestibles et quelque 7 000 espèces ont déjà été cultivées et utilisées comme aliments. À notre époque, seulement 30 espèces fournissent 90 % des calories ingérées par les êtres humains. La sélection des espèces de grains a permis une augmentation du rendement, mais également de renforcer la primauté du riz, du blé et du maïs sur les autres céréales (500 millions de tonnes chacune produites par année dans le monde). Ces trois céréales procurent la plus grande partie des calories et des protéines consommées par les populations du monde entier, par le commerce mondial (Shiva : 2001). Le résultat en est que plusieurs variétés de céréales ont disparu. L’avoine et le seigle ne représentent aujourd’hui qu’une infime partie de la culture des céréales. Par exemple, alors que le seigle était cultivé en Bretagne sur 2,5 millions d’hectares au XIXe siècle, il ne représente aujourd’hui que 68 000 hectares. Avec158 millions de tonnes cultivées par année dans le monde, la culture de l’orge reste importante. Elle est surtout utilisée dans l’alimentation animale et la production de bière. C’est la seule céréale qui garde une certaine importance avec le mil en Afrique. Toutes les autres sont récoltées et consommées en quantité très négligeable. Par contre, avec les productions biologiques, on réintroduit graduellement des céréales comme l’épeautre et le kamut. Les pays en développement ont connu des changements dramatiques au cours des 50 dernières années. L'introduction de variétés à rendement plus élevé a amélioré la capacité de production, mais a également remplacé en partie l'agriculture traditionnelle. Elle en est venue à menacer la diversité génétique des plantes cultivées et on a dû prendre des mesures pour préserver les variétés de semences traditionnelles et faire en sorte qu'elles soient disponibles pour les générations futures. Il est important de préserver la capacité innovatrice des paysans pour préserver la diversité des semences et l’autonomie alimentaire, mais également parce que ce savoir-faire représente un héritage culturel et social. Par exemple, certaines plantes occupent une place fondamentale dans les traditions religieuses et certaines fêtes sont directement liées aux récoltes. La variété des semences est également importante, notamment lorsque l’on songe à la sécurité alimentaire des peuples du tiers-monde. Dans plusieurs pays, on a mis sur pied des banques de semences qui sont spécifiquement adaptées à une région, à son climat, son type de sol, aux maladies ou aux insectes que l’on y retrouve. Ces banques de semences représentent la capacité des paysans à subvenir à leurs besoins alimentaires. Les exemples ne manquent pas lorsque l’on cherche à illustrer la perte de la biodiversité mondiale quant aux semences. Par exemple, en Chine, on a déjà cultivé plus de 10 000 variétés de blé, alors qu’on en dénombrait 1 000 dans le courant des années 1970. Aux États-Unis, on a déjà cultivé 7 000 variétés de pommes de terre et 6 000 sont à présent éteintes. C’est sans parler des milliers de variétés de riz, cultivées avant la révolution verte, aujourd’hui disparues (Shiva : 2001). Avec l’arrivée de la révolution verte dans les années 1950 et, par la suite, de la transgénèse, la biodiversité des semences est encore mise à rude épreuve. Ces nouvelles semences au patrimoine génétique modifié par la science ou par la main de l’homme remplacent souvent des variétés autochtones des pays qui étaient cultivées depuis des temps immémoriaux. Ces variétés locales étaient bien adaptées à leur environnement originel. Aujourd’hui, plusieurs menaces planent sur la diversité génétique, notamment en raison de nouveaux droits de propriété intellectuelle implantés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : ce sont les droits de propriété intellectuelle liés au commerce. Les industries et firmes de recherche qui mettent au point des semences dans lesquelles ils introduisent des gènes étrangers et qui les font breveter sont souvent traitées d’usurpatrices. En fait, elles font parfois breveter des semences développées par des populations souvent autochtones, exclues des accords commerciaux mondiaux. Ces entreprises accaparent donc de savoirs accumulés depuis des milliers d’années. C’est ainsi que Calgene, une firme appartenant à la multinationale américaine Monsanto, a obtenu un brevet pour des variétés de semences de soya dans lesquelles ils ont inséré un gène résistant à un herbicide. Le soya est une plante originaire de l’Asie. Au-delà du fait que les compagnies brevètent les semences transgéniques et en demandent des loyautés, en plus d’empêcher les producteurs de semer à nouveau leurs graines, la concentration au sein de ce secteur est frappante. En 2001, 10 firmes contrôlaient 32 % du marché des semences. Ces firmes sont de plus en plus des compagnies pharmaceutiques ou chimiques qui se surnomment « compagnies des sciences de la vie » et qui achètent les grainetiers régionaux dans le but d’élargir leur part du marché. Ce sont ces mêmes 10 firmes qui contrôlent la totalité des semences génétiquement modifiées (Shiva : 2001). Le marché mondial de la semence supplante les marchés locaux et, ce faisant, les monocultures remplacent la diversité des cultures. sources consultées Rédaction : Sophie Caron, Isabelle Joncas, Nadine Bachand Tableau comparatif : production de céréales et oléagineux biologique et conventionnelle
(1) Loi sur les produits antiparasitaires (Santé Canada), Loi sur les engrais (Agriculture et Agroalimentaire Canada), Loi sur les produits agricoles (ACIA), Loi sur les aliments et drogues (Santé Canada).
sources consultées Pour les normes biologiques: Guide 2003 de Garantie Bio-Écocert. Pour les normes et pratiques conventionnelles: Ayotte, Pierre. Technologiste agricole, MAPAQ. La rotation des cultures.Vision agricole, direction
régionale de Chaudière-Appalaches Adresse url: http://www.agr.gouv.qc.ca/dgpar/sites/r12/rotapa.htm
(page consultée le 24 mai 2003). FAQ Quelques données sur le secteur de la culture de grains biologiques et conventionnels Combien de céréaliculteurs bio vs conventionnel? Bio: Au Québec, on compte 114 producteurs de grains biologiques. Conventionnel: Au Québec, le nombre des exploitations a chuté entre les années 1997 et 2000, passant de 17 400 à 16 300 et elles sont toujours en diminution. Combien de tonnes bio vs conventionnel? Bio: Au total, on compte 20 857 tonnes métriques de grains bio. La superficie cultivée en grains biologiques au Québec représente 7 750ha. Conventionnel: Le marché interne est de 5,1 millions de tonnes se répartissant entre 4,2 millions de tonnes pour l’alimentation animale, incluant les semences, et 0,9 million de tonnes pour l’alimentation humaine. Quelles productions principalement? Bio: La majorité des grains bio sont produits pour l’alimentation humaine. Le soya est la culture la plus abondante avec 2 238 ha, suivent les grains mélangés avec 982 ha, le maïs-grain avec 709 ha (ces deux dernières sont surtout employées pour l’alimentation animale), le blé avec 444 ha, le sarrasin avec 443 ha, les céréales " autres " (seigle, épeautre, avoine) avec 368 ha et l’orge avec 225 ha. Conventionnel: La majorité des grains conventionnels sont produits pour l’alimentation animale. Si on ne prend pas en considération le foin fourragé qui compte 755 000 ha, le maïs grain constitue 73,6% des récoltes, avec 450 000 ha, suivent l’orge avec 165 000 ha, le soya avec 135 000 ha, l’avoine avec 110 000 ha et le blé avec 44 500 ha. Quels marchés pour le bio et pour le conventionnel? Bio: La plupart des produits biologiques sont exportés surtout vers les États-Unis. La production de céréales biologiques constitue de loin la marchandise la plus exportée et c’est le secteur qui croît le plus vite à l’heure actuelle. Conventionnel: L’essor des marchés extérieurs pour la viande porcine a contribué au développement des productions de maïs grain et de soya au Québec. Le Québec exporte 40% de la production porcine vers les États-Unis et 50 % au total. Quel prix reçoit le producteur pour le bio et le conventionnel? Bio: Pour le maïs-grain bio, les producteurs reçoivent autour de 275$ la tonne. Ils reçoivent autour de 660$ la tonne pour le soya bio. Conventionnel: Le prix moyen aux producteurs pour l'année 2002 pour le maïs était de160$ la tonne et de 320$ la tonne pour le soya. Pour le prix de vente des grains bio versus conventionnel, il faut compter entre 50 et 100% de plus, soit près du double du prix du conventionnel, mais c'est un prix juste si l'on considère les efforts consacrés à leur production. De plus si l'on considère la valeur des grains dans les produits transformés par rapport à la part transformation ou distribution, c'est négligeable... Quels sont les coûts de production pour le bio et le conventionnel? Bio: Certaines études démontrent que les coûts de production du bio sont moindres étant donné que l’on utilise moins d’intrants, par contre cette position est souvent contestée au Québec et des études statistiques comparatives sont en marche. Également, beaucoup plus de temps est investi, moins d’économies d’échelles sont réalisées, les travaux a forfaits sont presque impossibles donc il est besoin d’un parc d’équipements complet. Aussi, le bio est beaucoup plus tributaire du temps pour le contrôle des mauvaises herbes, plus d’efforts sont investis dans l’amélioration à long terme de la fertilité du sol et dans la protection des ressources (eau, terre et air), cela sans compter " la perte de productivité économique " occasionnée par les rotations plus complexes, les jachères et autres cultures moins rémunératrices (exemple : une culture d’avoine ou d’orge bio ne couvre pas ses frais mais fait partie de la rotation, donc la surface consacrée à cette culture absorbe une partie des revenus des champs consacrés aux cultures plus rémunératrices telles que le soya). Il faut de plus considérer le coût de la transition qui doit être amorti sur plusieurs années (il faut voir la transition comme une période d'apprentissage ou l'on peut faire face a des baisses de rendement importantes dues aux changements de méthodes de travail etc.. un peu comme lorsqu'on emprunte pour ses études et que l'on doit rembourser lorsqu'on est sur le marché du travail...). Conventionnel: Dépendance forte aux herbicides et pesticides et en énergie qui font augmenter les coûts de production mais aussi protégent les rendements élevés. Les cultures à faible rendements économiques ne sont pas pratiquées et le seront encore moins étant donné les modifications aux programmes de stabilisation des revenus, encourageant toujours les cultures a fort potentiel de rendement. Quelles sont les cultures qui sont susceptibles d’être contaminées par les cultures OGM? Au Québec, en 2002, 140 000 hectares de maïs génétiquement modifié ont été récoltés. Ce nombre était de 93 000 ha en 2000. Le soya génétiquement modifié est passé de 24 500 ha en 2000 à 39 000 ha en 2002. Le gouvernement canadien reconnaît que l’on retrouve de plus en plus de problèmes liés à la pollinisation croisée de plantes transgéniques. Dans les Prairies, Lavern Affleck a retrouvé dans son champs du soya transgénique alors qu’il n’en avait jamais planté et ce problème touche des centaines d’agriculteurs. Quelques 950 producteurs de grains biologiques de la Saskatchewan estiment avoir subi des pertes de l’ordre de 14 millions de dollars à cause de l’introduction du canola transgénique. L’apparition du blé transgénique pourrait bien sonner le glas de la production du blé biologique et de toute production biologique de céréales, car les céréaliculteurs dépendent du blé afin de maintenir de bonnes rotations dans leurs cultures. L’entreprise Monsanto, a déposé une demande d’autorisation de commercialisation de son blé transgénique Roundup Ready le 16 janvier dernier. On mentionne 2005 comme date de début de la vente.
Source: Références: Pour le bio: Fédération d’agriculture biologique du Québec, en coll. avec le Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec. À paraître. Pour un développement stratégique de l'agriculture biologique au Québec. Gilles Parent, Agriculture et Agroalimentaire Canada, 2002, Adresse URL: http://sea.agr.ca/supply/f3313.htm (page consultée le 4 avril 2003). Guy Beauregard, agr. Mars 2003. La Bio-terre de chez nous. Loïc Dewavrin, mai 2003, communication personnelle. Pour le conventionnel: Site Internet de l’Institut de la statistique du Québec. Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec. Adresse URL: http://www.fpccq.qc.ca/cgi-bin/bbsconsult.cgi?cat=12 (page consultée le 27 mai 2003) |
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