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La situation mondiale de l'agriculture bio en
2004 |
L'agriculture biologique poursuit son développement partout sur la planète
et se pratique désormais sur 24 millions d'hectares, comparativement à 22
millions l'année précédente. C'est ce que nous apprend l'édition
2004, la sixième, de l'étude The World of Organic Agriculture - Statistics
and Emerging Trends, publiée par l'IFOAM.
Tout comme les années précédentes, l'étude démontre
que l'Océanie détient la plus grande part des terres certifiées bio
de la planète (42%), suivie par l'Amérique latine (24.2%), l'Europe (23%)
et l'Amérique du Nord, excluant le Mexique (5,9%)
L'Europe
C'est toutefois l'Europe qui demeure le continent consacrant la plus grande part de ses
superficies agricoles à l'agriculture biologique, soit à peu près
2%. L'agriculture bio est toutefois développée très inégalement
et semble avoir pris plus de place au sein des 15 pays de l'Union européenne (UE),
où 140 000 fermes cultivent 4,8 millions d'hectares selon les principes de l'agriculture
biologique, totalisant ainsi 3,5% de la superficie agricole et 2% du nombre de fermes en
activité. Pour l'Europe au complet, on parle plutôt de 5,6 millions d'hectares
bio cultivés par 175 000 entreprises agricoles. Ces statistiques représentent
une croissance de 9% de la superficie bio par rapport à l'année précédente,
ce qui est principalement dû à une croissance forte en Espagne, en France
et au Royaume-Uni.
Alors que l'Autriche compte 11% de sa superficie agricole en culture biologique et que
la Suisse en compte 10%, certains pays comme la Grèce et l'Irlande n'ont toujours
pas franchi la barre des 1%. Pour sa part, l'Italie est le pays européen comptant
le plus grand nombre de fermes et la plus grande superficie de culture bio en chiffres
absolus, en accaparant le tiers des fermes biologiques de l'UE et la quart de la superficie
de l'UE en culture bio.
L'Amérique du Nord
Au Canada et aux États-Unis, plus de 170 000 fermes cultivent 1,5 million d'hectares
en régie biologique, ce qui ne représente toutefois qu'un maigre 0,3% de
la superficie agricole totale de ces deux pays. Le Canada, avec son 1,3% de superficie
agricole en culture biologique fait toutefois meilleure figure que les États-Unis,
avec 0,23%. L'étude de l'IFOAM recense près de 480 000 hectares bio au Canada,
cultivés par 3510 fermes. Ce dernier chiffre est probablement sous-estimé,
considérant que le Québec compte à lui seul un millier de producteurs
qui sont certifiés biologiques ou en transition vers l'agriculture bio.
Le Canada se mérite une page dans le volumineux rapport de l'IFOAM, qui en compte
167. Outre les statistiques générales provenant d'Agriculture Canada (croissance
du marché de 20% par année, pour atteindre 3,1 milliards de dollars canadiens
en 2005), on y traite principalement des problèmes réglementaires concernant
l'appellation biologique, mentionnant entre autres que les principaux acteurs du milieu
se sont entendus sur la nécessité d'une norme obligatoire pour l'appellation
biologique et que des efforts sont en cours pour mettre en place un tel système.
Le rapport consacre toutefois dix pages aux États-Unis, pour qui l'année
2003 fut la première sous l'égide du National Organic Program. On y décrit
divers succès, notamment le Vermont qui, en dix ans, a vu son nombre de fermes laitières
biologiques passer de 3 à 64, tandis que le nombre de producteurs bio passait de
78 à 289. On souligne qu'il existe toutefois de grandes différences d'un État à l'autre.
L'arrivée du « programme biologique national » aux États-Unis
a également coïncidé avec celle de plusieurs mesures de soutien à l'agriculture
biologique. Ainsi, le département d'agriculture des États-Unis a reconnu
la viabilité de l'agriculture bio et a accepté de couvrir les cultures biologiques
avec l'assurance-récolte. D'autres agences fédérales offrent également
des services pour le milieu biologique. Ainsi, le service de recherche économique
du département d'Agriculture commence à collecter des données sur
la production et le commerce des denrées biologiques. De plus, afin d'encourager
le développement de l'agriculture bio, divers états offrent maintenant des
programmes défrayant une partie des coûts de la certification biologique.
L'Amérique latine
L'Amérique latine possède une tradition agricole très ancienne où les
rotations de culture, l'irrigation, la sélection génétique, la fertilisation
et le compostage étaient maîtrisés. Suite au colonialisme et à la
révolution verte, des centaines de milliers de paysans se regroupent et tentent
de redonner une dignité à leur savoir ancestral en s'inscrivant dans le mouvement
de l'agriculture biologique.
Même si la production en Amérique latine se développe principalement
pour l'exportation de café, de cacao, de sucre et de fruits exotiques, certains
pays ont des marchés intérieurs pour les produits bio, situés principalement
dans les zones urbaines. Les producteurs se regroupent alors en associations, comme le
réseau Eco Vida au Brésil, pour fournir fruits et légumes aux marchés
publics, aux magasins d'aliments naturels et même à certaines chaînes
de supermarchés.
L'Argentine, avec 2 960 000 hectares bio (principalement en pâturages) est de loin
le premier pays d'Amérique latine pour sa superficie en culture bio, suivi du Brésil
(842 000 ha), de l'Uruguay (760 000 ha) et de la Bolivie (364 000 ha). Au niveau de la
superficie agricole en culture bio, l'Uruguay arrive bon premier avec 4%, suivi du Costa-Rica
(3,1%) puis de l'Argentine (1,7%).
L'Afrique
Il y a deux types d'agriculture biologique en Afrique : l'agriculture biologique certifiée
et l'agriculture bio non certifiée, parfois appelée production agro-écologique.
Les statistiques disponibles indiquent que 320 000 hectares sont certifiés biologiques
en Afrique, ce qui représente à peine 0,04% de la superficie agricole du
continent. Ces chiffres indiquent que, outre quelques exceptions notables comme l'Uganda,
l'agriculture biologique certifiée est très peu développée
en Afrique, même en comparaison avec l'Asie ou l'Amérique du Sud. Ceci s'explique
notamment par la quasi-absence de demande interne pour les aliments certifiés bio
sur le continent, à l'exception de l'Égypte et de l'Afrique du Sud.
La production certifiée, qui est destinée à l'exportation, ne représente
par contre que la pointe de l'iceberg de l'agriculture biologique africaine, qui porte également
un mouvement agro-écologique prenant de plus en plus d'ampleur dans certaines parties
de l'Afrique. Les associations de producteurs, les ONG et les agences de développement
international adoptent de plus en plus les techniques de l'agriculture biologique comme
méthode efficace pour améliorer la productivité des cultures, protéger
la fertilité des sols et améliorer la sécurité alimentaire
des collectivités. Même si l'étendue de ce phénomène
est peu documentée, il existe de plus en plus de témoignages faisant état
de la popularité grandissante de ces méthodes et de leur succès parfois
spectaculaire.
L'Asie
L'intérêt envers l'agriculture biologique continue de croître en Asie,
quoi que de façon très déséquilibrée. On remarque toutefois
l'émergence de marchés locaux pour les produits biologiques ainsi qu'une
implication gouvernementale accrue dans plusieurs pays. Des pays comme la Malaisie, la
Thaïlande et les Philippines ont une demande intérieure en grande croissance,
ce qui favorise la production. Il semblerait qu'en Chine, la demande pour les produits
bio dépasse souvent l'offre. Même si le Japon et la Corée demeurent
les plus importants marchés, la Chine, qui domine déjà au niveau de
la production avec ses 301 000 hectares bio, s'impose graduellement comme un incontournable
transformateur et consommateur de produits biologiques.
L'Océanie
L'Australie, avec plus de 10 millions d'hectares certifiés biologiques, est le
pays comportant la plus grande surface en production bio au monde. La majorité de
cette superficie est toutefois constituée de terres incultes utilisées comme
pâturage. En terme de pourcentage de la superficie agricole en production bio, l'Australie
n'atteint toutefois que 1,6%, ce qui est sous la moyenne des pays de l'OCDE, qui se situe à 2,4%.
On y produit des fruits et légumes, des produits laitiers, du riz, ainsi que de
l'agneau.
L'agroalimentaire biologique est un secteur en plein développement en Nouvelle-Zélande.
Le pays produit principalement des kiwis, des pommes et des légumes de transformation,
qui sont largement écoulés sur les marchés d'exportation. La demande
intérieure pour les produits biologiques a toutefois explosée entre 2000
et 2002, créant ainsi des débouchés intéressants pour les producteurs
du pays. On remarque de plus en plus de conversion chez les producteurs ovins, bovins,
et laitiers, de même qu'un secteur des bières et vins biologiques en pleine
effervescence!
Pour télécharger le rapport: The
World of Organic Agriculture -
Statistics and Emerging Trends
Rendez-vous au: www.soel.de/oekolandbau/weltweit.html
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Le lait bio meilleur pour la santé |
Une récente étude publiée par le Aberystwyth-based
Institute of Grassland and Environmental Research révèle que le lait biologique
contient des niveaux plus élevés d'éléments nutritifs essentiels
que le lait conventionnel. Les analyses réalisées ont démontré que
le lait bio comporte deux-tiers de plus d'acides gras essentiels Oméga 3 que le lait
conventionnel.
Les acides gras Oméga 3 sont essentiels à une bonne santé et
ne sont disponibles que via l'alimentation. Ils contribuent à la santé du
système cardiaque, combattent les effets de l'arthrite et concourent au développement
du cerveau chez l'enfant à naître. Ils aident également à prévenir
l'apparition de rides. Or, la majorité de la population du Royaume-Uni a une alimentation
déficiente en acides gras Omega 3.
Pour l'Agence de normalisation des aliments, il n'existe pas de preuves à l'effet
que le lait bio ait des effets bénéfiques sur la santé. Mais les producteurs
de lait biologique réclament que les bienfaits du lait bio pour la santé soient
maintenant reconnus. Les données récentes indiquent une importante hausse
dans les ventes de lait bio, un marché affichant une croissance de plus de 30% annuellement.
Source: icWales
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L'Irlande implante sept fermes de démonstration |
Le 13 février dernier, le ministre d'État au département
d'Agriculture et d'Alimentation d'Irlande, Noel Treacy, annonçait l'approbation de
sept fermes biologiques expérimentales. Cette initiative fait suite à une
recommandation du Groupe d'orientation national pour le secteur biologique émise
dans un rapport présenté au Ministre en avril 2002.
Ces fermes, désignées sur une base expérimentale pour
un an, ont été sélectionnées pour illustrer une variété de
méthodes de production biologique. Les fermiers sélectionnés recevront
une compensation annuelle pour avoir permis la réalisation de visites de leur production.
Ils participeront également à une enquête nationale ainsi qu'à un
réseau de monitoring, permettant ainsi la cueillette de données relatives
aux aspects financiers et à la production, données précieuses
pour le développement actuel du secteur. Les fermes choisies appartiennent aux filières
suivantes : horticulture, laitier, exploitations mixtes et volaille.
Source: Newfarm
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Des aliments bio dans les hôpitaux au Royaume-Uni |
Le 4 janvier dernier, un nouveau projet a vu le jour au Royaume-Uni: le
London Food Link project, un projet de maillage alimentaire visant à augmenter de
10% la présence d'aliments biologiques et/ou locaux dans quatre hôpitaux du
Service national de santé de Londres. Ce projet sera réalisé en partenariat
avec la Soil Association. Le premier objectif de ce projet s'étalant sur deux ans
est de promouvoir la santé en fournissant des aliments plus frais aux patients, visiteurs
et employés. Le second objectif est de soutenir les entreprises agricoles et alimentaires
dans le Sud-Est ainsi qu'à Londres.
La restauration dans le secteur public est en grande partie destinée à des
groupes de population vulnérables méritant une alimentation de la plus haute
qualité. Toutefois, en raison du laps de temps qui sépare le champs de l'assiette,
les aliments ne sont pas aussi frais et nutritifs qu'ils pourraient l'être. Par exemple,
la teneur en vitamine C des fruits et légumes décline immédiatement
après la cueillette. Ainsi, l'amélioration de la fraîcheur des aliments
fournis dans les hôpitaux pourrait avoir un impact sur la santé des employés
ainsi que des personnes recevant des soins.
Des quatre hôpitaux londoniens qui se sont portés volontaires
pour participer à ce projet, on retrouve un hôpital général,
un hôpital d'enseignement, un hôpital spécialisé et un s'occupant
de santé mentale. Le Service national de santé achète plus de 300 millions
de repas par année à travers le Royaume-Uni et dépense 500 million
de livres par année pour la nourriture, ce qui représente un montant considérable.
Si une plus grande part de ce montant était déboursé en approvisionnement
alimentaire local, les économies locales pourraient se voir bonifiées significativement
et les revenus à la ferme augmentés. Selon Mike et Avril Gray de la ferme
Watts à Orpington, puisqu'il n'y a pas d'intermédiaire et que les produits
sont vendus frais, ce qui réduit les coûts d'entreposage, il est possible de
fournir des produits cultivés localement à des prix compétitifs.
Dans le cadre de ce projet, un appui sera offert aux hôpitaux afin
de les aider à établir des offres d'approvisionnement qui procurent davantage
d'opportunités aux fournisseurs bio et locaux. Une assistance sera également
fournie aux hôpitaux pour le développement de menus favorisant des aliments
biologiques et/ou de saison. Des formations techniques seront organisées pour soutenir
les fournisseurs alimentaires de Londres, du Sud-Est et des cantines des hôpitaux
dans l'optimisation des conditions pour obtenir des aliments bio et/ou locaux. La Soil Association
offre un soutien téléphonique pour répondre aux demandes des fournisseurs
qui souhaitent participer au projet.
Selon le directeur de la Soil Association, on constate actuellement un
réel enthousiasme pour la modification de l'alimentation dans les hôpitaux
et les écoles, avec la contribution du gouvernement. L'agenda politique prend maintenant
en compte la pauvreté de l'alimentation et les sérieux impacts qui en découlent.
En plus de favoriser les opportunités d'approvisionnement alimentaire local, ce projet
encouragera aussi la recherche sur les besoins en infrastructures et en distribution d'aliments
locaux à Londres, ainsi que sur la viabilité d'un nouveau centre alimentaire
local. Le projet permettra d'autre part d'évaluer les effets sanitaires et économiques
d'une augmentation de l'approvisionnement en aliments bio et/ou locaux dans les hôpitaux
participants. Enfin, un réseau sera mis en place afin de répliquer le projet
dans d'autres secteurs publics, telles que les écoles.
Source: Organic
trade services
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Les chauves-souris préfèrent les fermes bio! |
Deux études réalisées au Royaume-Uni viennent améliorer
le dossier environnemental de l'agriculture biologique en matière de cohabitation
avec la faune sauvage. En effet, une première étude dont les résultats
sont publiés dans le Journal of Applied Ecology, et qui mesurait l'abondance des
chauves-souris sur le territoire agricole, a démontré que ces petits mammifères étaient
61% plus nombreux sur les fermes biologiques. Une espèce de chauve-souris en voie
de disparition n'a d'ailleurs été recensée que sur les fermes biologiques étudiées.
Les chauves-souris étant de voraces insectivores, les chercheurs estiment que l'absence
d'utilisation de pesticides synthétiques et l'attention apportée à la
biodiversité sur les fermes biologiques sont à l'origine de cette attirance
particulière des chauves-souris.
Une seconde étude, qui sera publiée dans le magazine Conservation
Biology, tend à confirmer cette hypothèse en démontrant que les insectes
sont 64% plus abondants sur les fermes bio que sur les fermes conventionnelles. De quoi
faire plaisir aux chauves-souris!
Même si ces découvertes sont spécifiques au Royaume-Uni,
le chercheur principal de la première étude affirme qu'elles pourraient avoir
des implications pour les chauves-souris insectivores dans toutes les autres régions
agricoles du monde. Déjà, aux Etats-Unis, de nombreux agriculteurs installent
des « cabanes à chauves-souris » afin de contrôler les populations
d'insectes ravageurs.
Source: National
Geographic News
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En bref: |
Les carottes bio présentent une
organisation de cristaux particulière
Des chercheurs ont mis au point plusieurs méthodes pour distinguer les aliments
conventionnels des aliments bio. La cristallisation au chlorure de cuivre notamment, a fait
apparaître des cristaux de type très différents dans les carottes et
dans le blé, suivant qu'il s'agissait de plantes cultivées selon des modes
de production biologique ou conventionnel.
Les Australiens plus inquiets des aliments
transgéniques
En Australie, un sondage montre que la population est de plus en plus inquiète et hostile
face aux aliments transgéniques. Une majorité de répondants ont affirmé qu'ils
ne mangeraient pas d'aliments transgéniques et désapprouvaient leur usage en agriculture.
Quatre-vingt pour-cent des personnes interrogées ont déclaré être préoccupées
par l'usage du génie génétique en alimentation, préoccupation un peu
plus faible quant à son application en santé humaine.
Afin de mesurer les changements d'attitudes envers les produits issus du
génie génétique, plus de 1 000 personnes ont été suivies
au cours des quatre dernières années dans le cadre de ce sondage. Le nombre
de personnes affirmant que seules des méthodes traditionnelles, sans modifications
génétiques, devraient être employées dans la reproduction des
plantes et des animaux s'est accru de 10 points pour atteindre 56%.
Rejet des cultures transgéniques
au Royaume-Uni
Contrairement à la volonté de l'Angleterre, l'Ecosse et le Pays de Galle ont refusé d'approuver
une variété de maïs transgénique, laquelle aurait été la
première plante transgénique homologuée pour culture commerciale en Angleterre.
Les règlements du Royaume-Uni stipulent qu'une plante ne peut être cultivée
dans un pays que si les deux autres donnent leur accord. L'autorité du Pays de Galles est
favorable au développement de l'agriculture biologique et désire protéger les
fermiers face aux cultures transgéniques.
Source: Gentech,
février 2004
Le comté de Mendocino bannit les
cultures transgéniques
Dans la Rubrique du 4 février dernier, il avait été annoncé que les
citoyen(ne)s du comté de Mendocino en Californie seraient invités, le 2 mars, à voter
pour ou contre le bannissement des cultures transgéniques sur leur territoire. Malgré une
somme de un demi million de dollars américains dépensés par l'industrie agro-biotechnologique
pour contrer cette initiative, les électeurs du comté de Mendocino en Californie ont
voté à 56,5% en faveur de l'interdiction de la culture de plantes et de l'élevage
d'animaux transgéniques. Mendocino est ainsi devenu le premier comté étasunien à adopter
une telle mesure. Des initiatives similaires sont déjà planifiées dans d'autres
comtés de la Californie, dont Napa, Marin, Humboldt, et Sonoma
Source: The
Press Democrat et www.gmofreemendo.com/index.html
La foire Bio-Fach en Allemagne est de nouveau
un succès
La foire commerciale biologique mondiale, la Bio-Fach, a fermé ses portes le 22 février,
après trois jours d'activités à Nuremberg, en Allemagne. Les organisateurs
de la foire ont pu accueillir près de 30 000 visiteurs et 1897 exposants provenant de 68
pays. Les deux-tiers des exposants et le tiers des visiteurs venaient de l'extérieur de l'Allemagne.
En tout, 99 pays étaient représentés.
Retrouvez la Rubrique biologique
au www.equiterre.org
(section Agriculture écologique, S'informer)
Rédaction: Antoine GT, Nadine Bachand
Graphisme: Sébastien-Philippe Fortin
Coordination: Frédéric Paré
Équiterre
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