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Acheter ses fruits et légumes auprès du producteur contribue à la saine alimentation

Montréal, mardi 4 décembre 2012 – Les consommateurs qui achètent leurs fruits et légumes directement du producteur se retrouvent avec une plus grande variété et une plus grande abondance de fruits et de légumes à cuisiner et à consommer à la maison. Voilà l'une des principales conclusion de l'étude « Mangez frais, mangez près » rendue publique aujourd'hui par Équiterre et ses partenaires Extenso, Option consommateurs et l’Université Laval.

Menée à Montréal, au Centre-du-Québec et en Chaudière-Appalaches, l’étude s’est intéressée aux circuits courts de commercialisation : ces achats en marché public, au kiosque à la ferme, en formule de paniers de légumes ou encore via les marchés en ligne qui permettent un contact plus direct avec le producteur. Les acheteurs qui utilisent ces formes de mise en marché affirment que leurs légumes ont meilleur goût et sont plus frais : ils ont un plaisir accru à les consommer. Ces constats démontrent ainsi que les circuits courts peuvent avoir un impact positif sur la saine alimentation.

L’étude, soutenue par Québec en Forme, visait à évaluer l’impact des circuits courts sur les saines habitudes de vie. Elle a aussi mesuré la compétitivité des prix des fruits et légumes en circuits courts et a identifié les avantages et les inconvénients des différents canaux de mise en marché auxquels recourent les producteurs maraîchers du Québec.

Au-delà de la fraîcheur, de la variété et du goût des aliments, le soutien à l’économie locale semble être l’une des principales motivations des consommateurs qui préfèrent les circuits courts.

« De nombreux consommateurs croient qu’ils obtiendront toujours de meilleurs prix pour leurs fruits et légumes en supermarché et dans les grandes surfaces. Pourtant, l’étude comparative des prix que nous avons effectuée dans le cadre de cette étude démontre que c’est loin d’être toujours le cas », explique Anne-Marie Legault, directrice, Recherche et choix collectifs d’Équiterre. L’étude a relevé une très grande variabilité de prix au cours des semaines et selon les points de vente. Certains circuits courts, entre autres les marchés publics, offraient des prix souvent plus avantageux qu’en épicerie.

L’étude a par contre démontré qu’il y a encore beaucoup de contraintes reliées aux circuits courts alimentaires pour les consommateurs, notamment quant à la disponibilité des produits, à la planification des achats et à l’identification parfois déficiente de la provenance des produits au point de vente, pourtant obligatoire au Québec. « Il reste encore beaucoup de travail à faire pour l’identification de la provenance des aliments, que ce soit en épicerie, en hypermarché ou même dans les marchés publics », explique Mme Legault. « Les consommateurs semblent sensibilisés aux avantages de l’achat local, mais il va de soi qu’il faut leur fournir les informations nécessaires pour leur faciliter la vie et qu’ils passent à l’action » conclut-elle.

Les faits saillants de l’étude démontrent le rôle clé que pourraient jouer les agriculteurs dans l’élargissement de l’offre en circuit court. En effet, les circuits courts ne sont pas l’apanage des petits producteurs; ils sont utilisés aussi par des agriculteurs ayant des exploitations de plus grande taille et plusieurs souhaiteraient y écouler une plus grande part de leur récolte. Les producteurs maraîchers recherchent et apprécient le contact direct avec les consommateurs, ce qui rend l'expérience en circuit court unique. Enfin, de leur côté, les consommateurs ont besoin d’outils pour apprendre à gérer la nouveauté et l’abondance et pour quelquefois ré-apprivoiser la cuisine maison.

« Nous souhaitons que les résultats de cette étude permettent l’identification de stratégies ou de nouveaux modèles de circuits courts, innovateurs et adaptés aux réalités des producteurs maraîchers afin qu’ils puissent privilégier l’adoption de saines habitudes de vie, accessibles à l’ensemble des consommateurs », ajoute M. Eric Myles, directeur général de Québec en Forme.

 

Pour consulter les résultats de l’étude


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Personne contact Équiterre :
Loïc Dehoux
514 605 2000

Personne contact Québec en Forme :
Marie-Claude Blais
Courriel
Site internet

Cette recherche a été rendue possible grâce au soutien et à l’appui financier de Québec en Forme.