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Les groupes environnementaux applaudissent la décision de l’Office National de l’Énergie qui tiendra des audiences publiques sur le renversement de la ligne 9

Montréal, le 6 décembre 2011 – Plusieurs groupes environnementaux, dont Défense Environnementale, Équiterre, Nature Québec et la Fondation David Suzuki, se réjouissent de la décision de l’Office National de l’Énergie (ONE) qui tiendra des audiences publiques sur le renversement de la ligne 9 de l’oléoduc d’Enbridge. L’ONE a ainsi refusé la demande d’Enbridge qui voulait être dispensé d’un processus d’audiences publiques plus complet à propos du renversement de la ligne 9 en Ontario. Il s’agit de la première étape du projet Trailbreaker qui amènerait des sables bitumineux vers l’Ontario et le Québec, puis vers Portland dans le Maine, où le pétrole serait ensuite chargé sur d’immenses pétroliers vers les raffineries des côtes du Golfe.

« Ce délai démontre les préoccupations grandissantes du public quant à la construction d’oléoducs et d’infrastructures afin d’envoyer le pétrole des sables bitumineux un peu partout à travers le continent », explique Gillian McEachern de Défense Environnementale. « En ce moment, nous devons diminuer notre dépendance au pétrole et nous diriger vers les énergies propres. Les projets comme ceux d’Enbridge qui proposent de nous rendre encore plus dépendants des sables bitumineux ne sont tout simplement pas la bonne voie à prendre », ajoute-t-elle.

Depuis qu’Enbridge a fait une demande d’exemption en août 2011, les groupes environnementaux, les Premières Nations, les propriétaires de terrains et plusieurs autres voix se sont fait entendre sur leurs inquiétudes quant à la sécurité des oléoducs, les enjeux entourant notre sécurité énergétique et les impacts du projet Trailbreaker en dehors de nos frontières. Hier, l’ONE a indiqué par voie de communiqué que les audiences publiques auront lieu à l’automne 2012. Cette décision arrive moins d’un mois après que le gouvernement des États-Unis ait décidé de mettre en attente, au moins jusqu’en 2013, le projet d’oléoduc Keystone XL de la compagnie TransCanada.

« Il est plus que temps d’arrêter d’analyser ce genre de projets morceau par morceau et d’analyser les impacts de cette industrie et de l’ensemble des projets. Au-delà de la sécurité des oléoducs et de la possibilité de déversement, qui sont forts préoccupants, c’est aussi notre sécurité énergétique qui est en jeu. Si nous allons de l’avant avec ce genre de projet, nous ferons un grand pas vers une dépendance au pétrole sale », explique Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre.

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Renseignements :

Émilie Vallières
Équiterre
514-605-2000