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Le Québec produit 20 tonnes de déchets chaque minute, dont 45% sont entreposées ou éliminées dans les lieux d'enfouissement ou les incinérateurs. C'est 10% de plus que l'objectif fixé dans la « Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 » (1).

Comment faire mieux? En appliquant les principes des 3R-V: réduire, réemployer, recycler et valoriser. Quand on agit collectivement, les résultats deviennent tangibles. Par exemple, en Allemagne, la production de déchets domestiques a diminué de 11% entre 2002 et 2005, principalement grâce aux changements dans les modes de consommation des ménages qui choisissent des biens comportant moins d'emballage (2).

Réduire

Puisque le déchet le moins dommageable est celui qui n'existe pas, la réduction est le premier principe de la consommation responsable. Avant tout achat, il faut se questionner: le bien est-il essentiel? Pourrait-il être substitué par un autre que l'on possède déjà? Lorsqu'on achète, différents critères liés à la réduction des déchets peuvent guider le choix. Par exemple, privilégier le bien :

  • comportant le moins d'emballage;
  • ayant la plus longue durée de vie;
  • dont l'utilisation peut être le plus facilement prolongée (réparable ou réutilisable).

Réemployer

Le réemploi est la prolongation de la durée de vie d'un bien sans qu'on lui fasse subir de transformations majeures. Les échanges de biens, comme dans les marchés aux puces et les ventes de garage, ou leur réparation, sont des exemples fréquents de réemploi.

Recycler

Le recyclage implique la récupération de biens dont on extrait les composantes qui seront par la suite intégrées à la fabrication de nouveaux biens. Le recyclage du papier en nouvelles formes de papier ou de carton est l'exemple classique. Le recyclage vaut largement mieux que l'élimination des déchets, mais il exige des ressources humaines, matérielles et énergétiques qui en font le troisième choix dans la gestion des déchets, après la réduction et le réemploi.

Valoriser

Il est des déchets qui peuvent générer des matières ou de l'énergie utiles. Ceci comprend par exemple l'utilisation de la biomasse issue de l'activité agricole comme source d'énergie, ou le compostage des résidus organiques pour la production d'engrais. Valoriser, c'est tirer un bénéfice de ce qui paraissait inutile.

Sources :

(1) Recyc-Québec, Bilan 2006 de la gestion des matières résiduelles
(2) Veolia-Propreté, Synthèse du « Panorama mondial des déchets 2006 »