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Voiture solo

L'utilisation de la voiture solo signifie que l'automobiliste est seul dans sa voiture pour ses déplacements, contrairement au covoiturage.

L'automobile est responsable de l'émission de polluants atmosphériques qui portent gravement atteinte à la santé publique en plus de contribuer aux changements climatiques. La hausse des émissions de GES observée entre 1990 et 2006 au Québec est principalement attribuable à celle qu'a connue le secteur du transport, soit un accroissement de 21,9% (1).

Outre les effets évidents sur notre santé et sur notre environnement, la motorisation croissante des individus agit directement sur le tissu social d'une société en l'appauvrissant. Les coûts associés à la possession d'une voiture (paiements, assurances, essence, stationnement, entretien, etc.) et ceux reliés à son utilisation (accidents de la route, hospitalisations, entretien des infrastructures, congestion routière, etc.) pèsent en effet de plus en plus lourd dans la poche des contribuables. La qualité de vie des citoyens est également affectée par la présence de nombreuses voitures dans les quartiers de même que par la circulation, qui entraîne beaucoup de stress, autant pour les automobilistes que pour les piétons et les cyclistes.

Ainsi, il est évident que l'utilisation de la voiture solo comporte de nombreux inconvénients :

Pour la santé

  • La sédentarité reliée à l'utilisation de la voiture affecte le bien-être moral et physique en plus d'augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires et d'obésité.
  • La pollution automobile aggrave les maladies respiratoires et augmente les cas d'hospitalisation lorsque la qualité de l'air est mauvaise.
  • Au Québec, plus de 2 515 personnes ont été victimes d'accidents graves ou mortels sur la route en 2011 (2).
  • En 2008 au Canada, 21 000 décès seraient attribuables à la pollution atmosphérique (3). À Montréal, c'est 1 500 personnes, par année, qui meurent prématurément en raison de la pollution de l'air (4).

Pour l'environnement

  • Les transports produisent plus de 40% des émissions de GES au Québec (1) et 50% à Montréal (5), en plus de contribuer largement au smog et à la dégradation de la qualité de l'air.
  • Annuellement, une voiture qui parcourt 20 000 km émet environ 4 tonnes de CO2 (6).
  • Les premiers kilomètres, une voiture pollue plus que lorsque le moteur est chaud (7). Ainsi, choisir la marche lorsque la distance à parcourir est inférieure à 3 km, et le vélo pour les distances de moins de 5 km, s'avère une option écologique.

Pour le porte-feuille

  • Le budget moyen consacré par un Canadien à son automobile est de 10 912$ par an (pour une voiture de catégorie intermédiaire roulant 18 000 km). Ce prix inclut notamment le financement, les assurances, le permis, les immatriculations, la dépréciation, l'essence, l'entretien et le stationnement du véhicule (8).
  • Le vélo, quant à lui, ne coûte en moyenne que 220$ par année pour l'achat, l'entretien et l'usure de l'équipement.

Sources:
(1) MDDEP, Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2006 et leur évolution depuis 1990
(2) Société d'assurances automobiles du Québec (SAAQ), Bilan routier 2011
(3) Association médicale canadienne, L'air qu'on respire : Coût national des maladies attribuables à la pollution atmosphérique, 2008
(4) Santé Canada, Le transport urbain, une question de santé, 2006
(5) Ville de Montréal, Inventaire des émissions de gaz à effet de serre 2002-2003 – Collectivité montréalaise, 2006.
(6) Ressources naturelles Canada, Guide de consommation de carburant, 2009.
(7) Ressources naturelles Canada, Guide du bon sens au volant, 2002.
(8) CAA-Québec, Coût d'utilisation d'une automobile, édition 2012