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Déchets électroniques : une menace pour l’environnement, l’économie et la santé

Actu - Téléphone cellulaire (intérieur)

Notre radio-réveil sonne; une nouvelle journée commence. La machine à café se met en marche et le four ou le grille-pain prépare notre déjeuner. En route vers le bureau, relié à notre téléphone cellulaire, nous branchons notre lecteur MP3.

Notre vie s’organise autour d’appareils électroniques, dont nous faisons une consommation effrénée. Car c’est la dure loi de l’électronique : à peine acheté, un produit est déjà dépassé. Que faisons nous, alors, de notre vieille chaîne hi-fi, de notre ordinateur dépassé ou de ce téléphone cellulaire qui fonctionne encore, mais qui n’a pas les nouvelles options si pratiques ?

Nous les mettons aux ordures ou sur le trottoir. Créant ainsi un problème environnemental sérieux. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) estime qu’entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets électroniques sont produites chaque année dans le monde. Au Canada, deux études d’Environnement Canada publiées en 2003 soulignaient déjà que 140 000 tonnes de matériel électronique étaient dirigées vers les sites d’enfouissement canadiens chaque année, où elles contaminaient graduellement sols et nappes phréatiques.

Ces mêmes études estimaient que ces déchets électroniques contenaient environ 4 750 tonnes de plomb. Sachant que le plomb a des effets néfastes sur notre système neurologique, notre télé sur le trottoir prend alors l’allure d’un problème de santé publique.

Enfin, le casse-tête des déchets électroniques est également un non-sens économique. Les appareils électroniques renferment des ressources précieuses comme les métaux ferreux, l’aluminium et le cuivre, qui sont jusqu’à 10 fois plus coûteux à extraire qu’à recycler. Par ailleurs, le PNUE souligne que plusieurs métaux spéciaux nécessaires au développement des technologies propres sont en voie d’épuisement, faute de recyclage. Pourtant, au Québec par exemple, à peine 6% du matériel informatique et électronique est recyclé, même si 80% des pièces informatiques et électroniques sont recyclables ou réutilisables, selon Recyc-Québec.

Les déchets électroniques et nous

En tant que consommateurs, nous détenons la clé du problème. Voici quelques façons d’agir concrètement :

  • Changer ses habitudes de consommation en réparant ses appareils, plutôt que de les changer.
  • Donner ses vieux appareils encore en état de marche à des amis ou a des organismes de bienfaisance.
  • Choisir des marques qui utilisent des produits recyclés ou qui proposent un programme de recyclage. Pour vous aider, Greenpeace publie un classement « éco-responsable » des multinationales oeuvrant dans l’électronique (en anglais seulement).
  • Acheter ses appareils dans des magasins qui offrent des programmes de recyclage et reprennent les vieux appareils.
  • Apporter ses vieux appareils électroniques au centre de recyclage plutôt que des les laisser sur le trottoir ou de les mettre à la poubelle. Certaines entreprises ont compris la valeur du recyclage des déchets électroniques et proposent d’acheter les vieux appareils, comme l’entreprise de réinsertion sociale Insertech Angus, par exemple.
  • Inciter vos élus à créer des partenariats avec des entreprises de valorisation des déchets électroniques.