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Outils d'action
Le guide des
consomm'acteurs
2. La production biologique locale
On parle beaucoup de la pollution liée à l’utilisation de l’automobile
individuelle. Ce qu’on oublie parfois, c’est que les aliments sont aussi de grands voyageurs!
Le transport des aliments a un impact environnemental significatif: plus le trajet de la nourriture
est long, plus les émissions de gaz à effet de serre sont élevées. Des évaluations
révèlent que les aliments parcourent en moyenne 2 400 km entre leur lieu de production
et leur lieu de consommation...
L'exemple du kiwi: le transport par avion d’un kiwi de la Nouvelle-Zélande émet
dans l’atmosphère l’équivalent de cinq fois le poids du fruit en dioxyde
de carbone. Les kiwis semblent abordables lorsqu’on passe à la caisse pour payer l’épicerie,
mais leur transport génère des gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement
climatique. Ces coûts environnementaux et sociaux ne sont pas comptabilisés dans le
prix... En plus de soutenir l'agriculture locale, l'achat de produits québécois permet
de réduire le réchauffement climatique!
L’Agriculture soutenue par la communauté (ASC)
L’Agriculture soutenue par la communauté est un partenariat entre les consommateurs,
souvent des citadins et des citadines, et les producteurs maraîchers biologiques avoisinants.
Les partenaires de la ferme achètent à l’avance une part des récoltes.
L’ASC soutient ainsi l’économie locale et réduit les distances de livraison
entre le lieu de production et le lieu d’achat, diminuant ainsi la pollution issue du transport
et procurant des aliments d’une qualité et d’une fraîcheur imbattables.
De plus, les projets d’ASC permettent d’établir un lien direct avec la terre et
les personnes qui produisent les aliments que nous mangeons.
Le partenariat entre la ferme et les consommateurs et consommatrices permet aux agriculteurs et
agricultrices d’accéder sans s’endetter au financement nécessaire au déroulement
de toute la saison. Durant la période de production, généralement de juillet à octobre,
les parts (légumes, fruits et/ou viande) sont distribuées lors des rendez-vous hebdomadaires à un
point de distribution près du lieu de résidence ou de travail des partenaires.
L’ASC présente donc un micro-système de distribution directe très écologique.
Les partenaires qui le souhaitent peuvent aussi s’impliquer bénévolement au travail
de la ferme. Voilà donc une tout autre approche de l’alimentation! Pour en savoir plus
sur le programme d’ASC, n’hésitez pas à communiquer avec Équiterre.
En résumé: L’achat de produits biologiques locaux, que ce soit dans le cadre
de l’ASC, de l’achat direct auprès de producteurs biologiques de sa région,
ou encore du choix de produits biologiques québécois au supermarché, est un
geste de soutien envers l’économie québécoise et une façon de réduire
l’émission des gaz à effet de serre.
3. Le commerce équitable
Acheter un produit, c’est aussi encourager les conditions dans lesquelles il est cultivé et
commercialisé. L’exemple du café est particulièrement révélateur.
Une véritable crise secoue actuellement tous les pays producteurs de café. Les prix
mondiaux du café ont chuté drastiquement, atteignant le niveau le plus bas en dollar
réel depuis la grande dépression des années 30, soit 48 cents américains
(à la bourse du 16 mai 2002). Cette crise qui sévit a entraîné l’effondrement
de la production de café et le chômage menace entre autres 1,5 million de producteurs
d’Amérique centrale. Pendant ce temps, les entreprises du Nord continuent à s’enrichir
en commercialisant le café.
Face à une telle situation, l’alternative du commerce équitable permet aux consommateurs
d’utiliser leur pouvoir d’achat pour s’opposer aux inégalités des échanges
internationaux actuels.
Le café équitable est acheté directement à des coopératives de
petits producteurs de café organisées démocratiquement et pratiquant une agriculture
respectueuse de l’environnement. Le juste prix payé aux coopératives permet aux
membres de mettre sur pied leurs propres projets communautaires dans le domaine de la santé,
de l’éducation et de l’environnement.
Choisir des produits certifiés équitables permet aux membres des 363 coopératives
situées en Amérique latine, en Afrique et en Asie de bénéficier d’un
juste prix pour leur travail. Le prix minimum payé aux coopératives du réseau équitable
est fixé pour une livre à 3,40$ ou 1,26$ US, ce qui équivaut très souvent
au double du prix fixé à la bourse. Transfair Canada, l'organisme indépendant
de certification équitable canadien, appose son logo de certification sur les produits équitables
tels que le café, le thé, le cacao et le sucre. La certification garantit que les principes
du commerce équitable sont respectés et que des vérifications indépendantes
ont été effectuées dans les coopératives productrices de café au
Sud et auprès des acheteurs de café équitable dans le Nord.
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