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Découvrez la campagne « Je m’active dans mon quartier » >>>
 
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Témoignages

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Diverses personnalités de Rosemont–La Petite-Patrie du milieu des arts, des affaires, de la politique ou encore des résidants ont été interrogés afin qu'ils nous partagent leur vision sur divers enjeux reliés aux thèmes de la campagne « Je m'active dans mon quartier ».

Découvrez votre quartier à travers le regard de citoyens en action !

     
   
     

Gilbert Turp

Photo de Jean-GuyDiplômé de l’École nationale de théâtre du Canada, Gilbert Turp est très présent comme comédien au théâtre, il écrit aussi. Le grand public le connaît via son personnage de Jean-Louis Dubuc dans Km/h. On l’a vu également dans plusieurs téléséries dont Les Machos, Cormoran, Entr’Cadieux, Temps dur  et Le Parc des Braves. On pourra le voir bientôt au grand écran dans le film La dernière Incarnation de Demian Fuica. Gilbert Turp enseigne au Conservatoire d’art dramatique de Montréal et au Conservatoire de musique de Montréal. Il a aussi fait de la mise en scène sur diverses œuvres de répertoire.



Équiterre : Demeurez-vous à Rosemont–La Petite-Patrie (RPP) ?
GT : J’ai grandi à Notre-Dame de Grâce, mais je réside dans le quartier depuis 9 ans.  

Équiterre : Qu’est-ce qui a motivé le choix de ce quartier ?
GT : J’avais des amis qui habitaient ici, des gens de théâtre et je connaissais le quartier depuis mon adolescence car je fréquentais le cinéma Beaubien avec qui j’ai un lien affectif assez puissant.  Les gens ici ont compris l’importance de donner, en plus d’une dimension fonctionnelle, une dimension culturelle à leur quartier. Le cinéma Beaubien a été parmi les premiers à participer à cet élan.  Le quartier a rajeuni, il y a bien plus d’enfants qu’avant et, grâce à eux, les parents se rapprochent d’avantage, ça devient plus convivial.

Équiterre : Y-a-t-il des commerces dans le quartier pour qui vous avez un coup de cœur ?
GT : Depuis 5 ans, il y a une diversité de services et de commerces offerts à la communauté. J’y retrouve un certain art de vivre. Ce café (de Froment et de Sèves), par exemple, rassemble une diversité de gens, de classes sociales. J’aime aussi aller chez Roberto ou Pomme d’Api. Les employés aiment travailler dans les commerces d’ici ; ils ont un sens de l’accueil qui donne un certain sentiment de proximité.

Équiterre : C’est le temps des Fêtes et des réjouissances, aimez-vous magasiner vos cadeaux de Noël à RPP ? 
GT : Phénomène récent, on trouve dans les boutiques de la rue Beaubien de jolies choses à offrir pour les Fêtes. J’y trouve ce que je cherche, c’est donc là que naturellement je magasine mes cadeaux.

Équiterre : Quels types de rapports entretenez-vous avec RPP?
GT : Je pense que l’art est un élément de la culture et qu’il doit vivre en son sein. Voilà pourquoi, je ne sépare pas mes activités artistiques de la vie dans le quartier. Au contraire je trouve mon inspiration dans mon environnement immédiat, car je vis avec les gens et non pas séparé d’eux. Je me sens chez moi ici. Je pense qu’une partie de ma motivation, c’est d’être avec les gens et le fait que je circule à vélo dans le quartier, que j’y fasse mon épicerie n’est pas étranger à ça.  D’ailleurs, dans mon livre « La culture en soi »  je dis que « dans le monde de l’art si on sépare l’activité artistique du lien aux êtres humains, du lien à notre quartier, à notre vie réelle, à la ville qu’on habite, à nos voisins (...) ça n’a plus de sens».

Équiterre : Que vous inspire ou à quoi associez-vous la marche ou le vélo  ?  
GT :  Pour moi, marcher et aussi faire du vélo, ça vient de mon enfance, c’est une liberté. Quand je suis dans mon auto, je me sens comme dans une cage. 

Équiterre : Quand vous marchez ou pédalez, qu’est ce qui attire votre attention ?
GT J’aime me déplacer à pied ou à vélo, pour moi c’est un contact avec la rue et aussi avec la découverte. En marchant ou en pédalant dans le quartier, je me laisse distraire par les gens, les commerces, les conversations, j’emmagasine des personnages ; professionnellement, c’est une source d’inspiration.  De plus, mes ballades à vélo ont un effet  thérapeutique sur moi, ça me permet de réfléchir et de me détendre… c’est un moment bien à moi.

Équiterre : À quelles occasions éprouvez-vous le besoin de sortir faire un tour à pied  ?
GT : Moi, j’ai du plaisir à marcher ou à faire du vélo ; pour moi, ce n’est jamais qu’utilitaire. C’est une détente.  C’est pour ça aussi que je marche pour apprendre des textes, sinon assis à une table, c’est une corvée ; mais apprendre un texte en me promenant dans le parc Molson, c’est un moment qui m’appartient.

 

Mario Fortin

FortinMario Fortin est directeur général et programmateur au cinéma Beaubien depuis 2001. Impliqué dans le milieu du cinéma depuis 1973, il a collaboré pour le Festival des films du Monde de Montréal. Mario Fortin est membre du Conseil d'administration de l’Association de Propriétaires de Cinémas et Cinéparcs du Québec. Il est directeur général et fidéicommissaire des Pionniers du cinéma du Québec et siège à titre de président de l’Académie Canadienne du Cinéma et de la télévision. Il est membre du Centre International du Film pour les Enfants et la Jeunesse et de Trigone Communications. Le Beaubien est l’un des derniers cinémas de quartier de la métropole et le seul a être géré comme un organisme à but non lucratif. En 2004, le Beaubien a reçu le Jutra du meilleur exploitant de salle de la province pour avoir fait rayonner les œuvres québécoises.

Équiterre : Vivez-vous à Rosemont–La-Petite-Patrie (RPP)?
MF : Je n’y habite plus aujourd’hui. Je l’ai quitté depuis une dizaine d’années pour déménager vers le centre-ville. Mais j’y ai vécu presque toute ma vie, depuis mon enfance. Je suis allé à l’école dans le quartier, je l’ai vu évoluer. 

Équiterre : Quelle évolution avez-vous noté en ce qui a trait au dynamisme du quartier ?
MF : Il y a eu des hauts et des bas, mais la tendance est toujours allée en s’améliorant. J’habitais sur la rue Masson et je dois dire que l’endroit n’a pas toujours été à l’abri de ces périodes plus difficiles. Par moment, beaucoup de locaux se retrouvaient vacants, la demande fluctuait, mais le quartier s’est toujours relevé. C’était un pas en arrière pour deux pas en avant.

Équiterre : Y a-t-il des lieux ou des commerces que vous aimez particulièrement ?
MF : Les rues du quartier, tout simplement, ont une atmosphère unique. J’ai souvent l’occasion de faire visiter le coin à des amis et ils sont toujours frappés par le calme et la tranquillité qui y règnent, par l’esprit de famille et de voisinage très fort. Les grands arbres, qu’on retrouve un peu partout, apportent une touche unique. Un ami m’a confié un jour qu’il trouvait que les allées d’arbres, le long de son avenue, semblaient faire un pont unissant les résidents des deux côtés de la rue.  Pour ce qui est des commerces, je reste très attaché aux anciens cinémas du quartier. J’ai vu mon premier film au cinéma Montcalm qui était juste à côté, sur la rue Masson. Je fréquentais aussi beaucoup le cinéma Étoile, un peu plus loin sur St-Michel, ou encore d’autres sur Bélanger et Mont-Royal. C’est dans ces lieux que ma passion du cinéma est née, pour moi c’est là que tout a commencé.

Équiterre : Dans quelle mesure le cinéma Beaubien participe-t-il au dynamisme et à la qualité de vie du quartier ?
MF : L’annonce de la réouverture du cinéma Beaubien a sans aucun doute contribué à la revitalisation du quartier et donné un coup de vitamine aux commerces avoisinants. Selon les différentes informations que j’ai reçues, le chiffre d’affaires de plusieurs d’entre eux a augmenté et des locaux alors vacants ont trouvé preneur. J’ai aussi eu des échos très positifs des résidants qui se sont dit ravis de la survie du cinéma. On m’a même rapporté que le cinéma Beaubien était utilisé dans les annonces d’appartement à vendre ou à louer comme élément de valorisation.

Équiterre : En quoi le maintien des services ou des commerces de proximité peut être important pour le développement d’un quartier ?
MF : Les gens vont venir au cinéma et en profiter pour aller au restaurant mais, contrairement à ce qu’on peut penser, les restaurants ne sont pas les seuls commerces à bénéficier d’un cinéma à proximité… L’interaction se fait (…) entre beaucoup de commerces différents . Plusieurs clients du cinéma Beaubien n’hésitent pas, avant ou après une séance, à fréquenter d'autres commerces; ça va de l’épicerie fine à la boutique de cadeaux ! Même l’antiquaire a des atomes crochus avec le cinéma.

Équiterre : Quelle est la part de la clientèle de RPP qui fréquente votre institution ?
MF : 40% de la clientèle du cinéma Beaubien provient du quartier et des alentours : nos clients viennent aussi de la pointe Est du plateau et de Villeray et le reste de la Rive Sud ou de la Rive Nord. 5 à 10 % viennent même de quartiers lointains comme Vaudreuil, Hudson, Drummonville.

Équiterre: Quelle est la part de votre clientèle qui vient au cinéma à vélo ou à pied ?
Par quelles mesures pourrait-on favoriser l’usage de ces modes de transport non polluant ?
MF : L’été, beaucoup de gens viennent à vélo. Auparavant, ils étaient contraints de les attacher aux clôtures des maisons, jusqu’au jour où j’ai reçu des plaintes du voisinage. J’ai donc fait appel à la ville pour mettre en place un espace de stationnement pour les vélos. Maintenant, j’ai parfois des plaintes de cyclistes qui me disent que le support est plein ! (sourire). J’ai même pensé à un moment donné faire faire un détour à la piste cyclable qui passerait devant le cinéma…

Équiterre : Croyez-vous qu’il serait intéressant d’encourager davantage ces modes de transport ? Quels impacts ça pourrait avoir dans le quartier ou sur vos affaires ?
MF : Tout le monde peut bénéficier des transports alternatifs (à la voiture), pas juste la planète. Mais de vieilles habitudes de transport sont tellement ancrées que ce n’est pas facile de les faire changer. En ce qui concerne les transports en commun, il y a énormément de gens qui nous appellent pour nous demander comment se rendre au cinéma Beaubien en transport en commun. On a beau répondre qu’on est à 2 coins de rue de la station de métro Fabre, les gens ne pensent pas à utiliser la ligne bleue, et préfèrent se rendre au métro Beaubien. On a donc, d’un côté, du transport en commun sous utilisé (Métro Frontenac, Fabre, ligne de bus Iberville) et d’un autre côté une concentration sur Beaubien avec la ligne 18. Il y a beaucoup de travail à faire pour valoriser ces circuits et c’est d’ailleurs  un problème qui est discuté avec l’arrondissement, au niveau du plan de l’urbanisme, problème auquel je n’ai pas manqué d’apporter mon grain de sel.

 

Natalie Byrns

Photo de Jean-GuyChanteuse et comédienne professionnelle, Natalie Byrns a participé depuis 2002 à une variété de spectacles et festivals (Journée Mondiale de la Jeunesse aux côtés de Gregory Charles et Luck Mervil, Jam de Luc de Larochellière aux Francopholies de Montréal, première partie de Luce Dufault, de Richard Desjardins, des Respectables). Chaque année depuis 2003, elle est de la distribution du spectacle « Décembre » de Québec Issime à la Place des Arts.  Également auteure-compositeure, elle prépare un premier album solo.






Équiterre 
: Depuis quand vivez-vous à Rosemont–La Petite-Patrie (RPP) ?
NB : Je vis dans le quartier depuis 7 ans. Avec mon chum, on a d’abord habité pendant longtemps sur la rue des Écores et depuis mars dernier, on a décidé d’emménager juste à côté sur Louis-Hémon.

Équiterre : Qu’est ce qui a motivé le choix de ce quartier ?
NB : Il y a 7 ans, on a choisi ce quartier parce qu’on le connaissait et qu’il nous plaisait déjà. Il a à la fois du cachet et tout ce qu’il faut pour la vie pratique, autant le cinéma de répertoire que le club vidéo… Des parcs, des petits commerces, mais aussi des épiceries et des pharmacies à deux pas… Les gens ne sont pas inquiets d’élever des enfants dans le coin, on noue des liens entre voisins, c’est convivial. Au fond, le quartier a l’avantage d’être effervescent, sans être turbulent !

Équiterre : Y-a-t-il des commerces à RPP pour lesquels vous avez un coup de cœur ?
NB : Je fais presque tout le temps mes courses dans le coin, il y a tellement de bonnes adresses ! Côté culturel, j’aime beaucoup ma bibliothèque de quartier sur de Lorimier. Je vais aussi à la Maison de la Culture et au Cinéma Beaubien, un des rares endroits à Montréal qui privilégie encore le cinéma de répertoire. J’adore les cafés du quartier, j’ai le choix selon mes humeurs ou le moment de la journée. Par exemple, quand j’ai la tête pleine, que je dois réfléchir ou prendre de grosses décisions, je vais au Café Cappuccino me prendre un gros brownie ! Pour prendre un café le matin, lire un journal, déjeuner avec une amie, ce sera plutôt la boulangerie De Froment et de Sève… La chocolatine aux amandes là-bas, c’est quelque chose ! En fait, j’ai vraiment de tout ici… Les épiceries juste à côté, les boutiques pour les idées cadeaux, l’esthéticienne au coin de la rue, les bars pour aller prendre un verre, comme Chez Roger. Dans le quartier, j’ai même le meilleur coiffeur en ville : Sandro au salon l’Atelier sur Beaubien. Le décor est superbe, tout blanc, on écoute de la bonne musique, on parle des choses qu’on aime, on refait le monde… C’est vraiment un échange, rien à voir avec les salons « huppés » où tout le monde se bouscule !

Équiterre : C’est le temps des fêtes, aimez-vous magasiner vos cadeaux de Noël à RPP ? 
NB : Depuis assez récemment on trouve un tas de petites boutiques idéales pour les achats de cadeaux (Fleur de Sel ou la Mansarde Bleue, par exemple). C’est pratique pas seulement pour Noël : pour les petites occasions, les fêtes, je suis toujours sûre de trouver quelque chose qui plaira !

Équiterre : Dans quelles circonstances optez-vous pour le vélo ou la marche ?
NB : Je fais beaucoup de patin à roues alignées pendant mes moments de loisirs. Le vélo a un côté plus utilitaire, je le prends surtout pour faire mes courses ou aller vers le centre-ville. J’ai toujours été une grande marcheuse; c’est plutôt mon mode de transport privilégié en ce moment. J’ai toujours besoin d’activité physique, sous une forme ou une autre, c’est crucial pour me sentir bien.

Équiterre : Y-a-t-il des lieux ou trajets que vous aimez parcourir en patins, à vélo ou à pied ?
NB : En patins, je profite beaucoup de la piste cyclable qui passe juste à côté de chez moi, je me rends souvent jusqu’au parc Maisonneuve. Quand je vais faire mes courses à vélo, j’adore passer par la rue St-Hubert. En revenant je peux m’arrêter dans différentes fruiteries, pharmacies, épiceries et donc facilement trouver tout ce qu’il me faut ! Quand j’avais plus de temps, il y avait un circuit que j’aimais beaucoup faire en marchant : je descendais sur la rue Bellechasse et j’allais faire un tour près de la piste de course du Cégep Rosemont… On est entouré d’arbres, on n’a presque plus l’impression d’être en ville, l’air est tellement meilleur !

Équiterre : Quels bienfaits vous procure la marche ou le patin ?
NB : Ce type d’exercice m’aère l’esprit, ça me permet de raffiner mes idées. S’il m’arrive de buter sur une chanson, aller faire un tour à pied ou en patins m’aide à donner forme à mon inspiration. Tout se met soudain en place beaucoup plus facilement. La marche, depuis l’enfance, c’est aussi l’occasion de rêver, de réinventer ma vie. Marcher pour le plaisir, c’est ajouter un peu de poésie à son quotidien, c’est s’offrir chaque jour un petit moment de grâce, un fragment d’éternité. C’est un moment pour soi, hors du temps. En plus, se déplacer à pied, c’est un moyen de s’ouvrir à la découverte, aux richesses qui nous entourent. Si on veut vraiment connaître son quartier, il faut prendre le temps de se balader, de rentrer dans un commerce devant lequel on est peut-être déjà passé une centaine de fois sans y prêter attention. C’est comme ça qu’on fait de vraies trouvailles !

Nicolas Girard

nicolasDéputé du Parti Québécois, Nicolas Girard est élu depuis septembre 2004 dans la circonscription de Gouin. Depuis janvier 2006, il est porte-parole de l'opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale. Il est également organisateur en chef du Parti Québécois pour la prochain campagne électorale. Nicolas Girard milite activement au sein du Parti Québécois depuis 1991.  Leader étudiant, il fut entre autres à la tête de la Fédération des Associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM). Il a travaillé au sein de différents cabinets ministériels de 1998 à 2003, et fut conseiller syndical au Service des communications de la CSN.


Équiterre : Quels sont vos liens avec Rosemont–La Petite-Patrie (RPP) ?
NG : J'habite le quartier de la Petite-Patrie depuis août 2005. C’est un quartier magnifique dans lequel je me sens bien. Il bénéficie à la fois d’un puissant développement économique et d’un engagement citoyen très fort. L’innovation des jeunes entrepreneurs, l’engagement des groupes communautaires et la richesse de la vie culturelle se côtoient pour en faire un milieu de vie extrêmement agréable. C’est un quartier dans lequel il y a beaucoup d’entraide, un quartier qui travaille ensemble.

Équiterre : Avez-vous des lieux coups de cœur à Rosemont-La Petite-Patrie ?
NG : Je trouve que le marché Jean-Talon incarne particulièrement bien le quartier. C’est un lieu qui reflète la diversité de Montréal en encourageant la saine alimentation, un lieu où se mélangent les odeurs, les saveurs et les couleurs d’ici et d’ailleurs. J’aime particulièrement le Marché des Saveurs, qui met en valeur les produits du terroir québécois. Le quartier, pour moi, c’est aussi le cinéma Beaubien, qui encourage le cinéma francophone de répertoire, c’est la Petite-Italie, où je me rends sur une base régulière pour profiter des cafés et des restaurants. Dans l’arrondissement, on a aussi la chance d’avoir une variété d’organismes communautaires et des entreprises d'économie sociale, comme Coop Kajou, Services Boukan du centre NA Rive, Éco-Réno et de jeunes entrepreneurs, Crazy Lili une boutique qui vend des vêtements éthiques conçus par des designers québécois.

Équiterre : À quelles occasions aimez-vous utiliser les transports actifs ?
NG : Je n’ai pas de voiture ni même de permis de conduire, je suis un grand partisan de la marche et de l’activité physique en général. Je fais souvent mes courses à pied dans le quartier et j’utilise regulièrement la marche pour aller au bureau, que ce soit au marché Jean Talon ou dans mes commerces de quartier. La marche me permet de relaxer (les occasions sont rares dans ma vie de député !) et c’est un excellent moyen de découvrir le quartier, les petits commerces qui s’installent. À pied, je peux beaucoup plus facilement aller à la rencontre des gens ; pour moi, c’est donc aussi une façon de travailler, en alliant l’utile à l’agréable ! Pour mes déplacements interurbains vers Québec pour le travail ou les loisirs, le train et l'autobus sont les transports que je privilégie !

Équiterre : En tant que député provincial, quelles actions avez-vous menées pour contribuer à l’environnement à une échelle plus locale ?
NG :Cette année, pour améliorer la qualité de vie du quartier de La Petite-Patrie, j’ai organisé au Parc Molson, au printemps dernier, la distribution de 1000 arbres aux citoyens.  J’ai aussi appuyé le projet de piétonisation du marché Jean Talon en m’associant au comité citoyen. J’ai eu un rôle actif dans la mobilisation en faveur du Protocole de Kyoto. J’ai piloté l’opération « Sauver Kyoto » dans la circonscription en me rendant au métro Beaubien pour encourager les citoyens à signer la pétition.  J’ai tenu, avec mes collègues Élise Lefebvre du Parti Québécois et Bernard Bigras et Vivian Barbot du Bloc Québécois,  une assemblée citoyenne sur le protocole de Kyoto avec la collaboration de Hugo Séguin d’Équiterre. Par ailleurs, j’ai invité Steven Guilbault de Greenpace à participer à la dernière assemblée générale du Parti Québécois de Gouin pour échanger avec les militants et les militantes sur les conséquences des changements climatiques sur notre planète.

Équiterre : Quelles sont vos principales préoccupations environnementales à Montréal ?
NG : Comme nous l’avons souligné à notre dernier Conseil National du parti, les deux éléments au centre de nos préoccupations sont l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction de la dépendance du Québec au pétrole. Nous souhaitons donc adopter des mesures précises et efficaces en faveur des transports en commun. Par exemple, permettre à la Ville de Montréal de modifier sa charte afin de créer une zone de péage au centre-ville comme c’est le cas à Londres. Autre projet qui nous tient à cœur : l’instauration d’un crédit d’impôt à l’achat de la CAM, une initiative déjà initiée à l’époque du PQ. Au niveau de l’arrondissement, je cherche avant tout à favoriser l’accès au vélo et aux transports collectifs. Un des grands problèmes à Montréal est l’étalement urbain vers la banlieue, qui va de pair avec une utilisation excessive de l’automobile. Il y a un vrai besoin politique d’encourager l’accès à la propriété sur l’île de Montréal, et plus localement de favoriser l’arrivée de familles dans le quartier. Le site des Ateliers Municipaux, qui encourage la mixité sociale, est un premier pas franchi dans la bonne direction.

Équiterre : Recevez-vous des commentaires de résidents de Rosemont-La Petite-Patrie sur le transport ou la qualité de vie dans le quartier ?
NG : Les trois questions qui reviennent le plus dans le quartier sont celles de l’environnement, de l’éducation et de la qualité de vie des familles. Je suis toujours très heureux quand les citoyens prennent le temps de rencontrer leurs élus pour s’informer ou donner leur avis. Ils doivent prendre conscience du pouvoir qu’ils ont de changer les choses. C’est grâce à l’engagement des citoyens et des citoyennes que des efforts ont été faits pour réduire la vitesse sur la rue Christophe-Colomb. En même temps, je considère qu’un député doit être à l’écoute des résidents en prenant l’initiative d’aller vers eux. Je me rends donc souvent au métro Beaubien pour échanger avec eux.



Jamil

jamilDepuis 1985, Jamil Azzaoui s’est fait connaître en tant que promoteur, agent d’artistes, directeur artistique et éditeur pour des artistes tels que, Luce Dufault, Dan Bigras, Garou, Francis Cabrel, Richard Desjardins, Julie Masse ou Isabelle Boulay. Au cours des 20 dernières années, il s’est produit sur scène au sein de groupes tels que, le Saké Transe Band, le Deep Blue et le Blues Ben, puis, en 1997, il enregistre son premier disque sous le nom d’emprunt de Pépé inc. Ce n’est qu’en 2004 qu’il utilise son vrai nom pour produire l’album Pitié pour les femmes, suivi en 2005 de Pitié pour les bums. Il est propriétaire du Medley sur St-Denis et du Petit Medley sur la Plaza St-Hubert.


Équiterre : Depuis quand vous êtes-vous installé à Rosemont-La Petite-Patrie ?
Jamil : Je vis dans le quartier depuis 1987. À l’époque, j’ai surtout choisi d’y habiter parce que les loyers étaient moins chers. J’étais producteur de disques, beaucoup de mes amis musiciens résidaient dans le coin, et je me suis vite rendu compte qu’il y avait très peu d’endroits où sortir pour les gens de notre âge… C’est comme ça qu’a germé l’idée du Petit Medley, un lieu agréable pour prendre un verre entre amis, à la fois un bar lounge et une salle de spectacle. Quand j’ai décidé de l’ouvrir sur la Plaza St-Hubert en 2000, tout le monde m’a pris pour un fou! C’est vrai qu’il y avait plus de 75 locaux vacants, ça ressemblait presque à une zone « sinistrée », particulièrement la section entre Bellechasse et Beaubien… Mais je sentais que le quartier allait évoluer, et je ne me suis pas trompé.

Équiterre : Quelle évolution avez-vous remarqué ?
Jamil : Tranquillement, grâce aux efforts qui ont été investis, la Plaza a fait une remontée impressionnante, elle est devenue extrêmement vivante. En 2000, un concours d’entrepreneurship organisé avec l’aide de la CDEC a donné un gros souffle au quartier : il a permis non seulement l’ouverture du Petit Medley, mais aussi l’arrivée d’une vague de nouveaux commerces comme l’atelier Art-Kéo International, l’usine de fabrication de la Queue de Cochon, ou encore RED-Celou Design dans le prêt-à-porter. En parallèle, à la même époque, le bar Chez Roger a ouvert ses portes et gagné en notoriété grâce aux émissions de Christiane Charrette qui y étaient enregistrées, le Cinéma Beaubien a surmonté ses difficultés pour devenir indépendant… Tous ces succès ont contribué à l’essor du quartier.

Équiterre : Quels sont vos commerces coup de cœur ?
Jamil : Sur St-André, au coin de Beaubien, on a la meilleure SAQ de Montréal, avec des produits de spécialité hauts de gammes. La boucherie Chez Bino au coin de Chabot et Jean-Talon gagnerait à être connu, l’agneau qu’ils vendent est un vrai régal à prix modique. Je vais aussi régulièrement faire un tour à la Queue de Cochon, et j’aime beaucoup le café de Froment et de Sève, dont le propriétaire est devenu un ami. Sur la Plaza St-Hubert, la bijouterie de fantaisie Isabelle Lehoux vaut le détour. Elle distribue ses produits à travers tout le Québec, mais elle tient son atelier de fabrication ici. Voilà d’ailleurs un des grands avantages de la Plaza : comme la plupart des commerçants sont propriétaires, il y a un vrai gage de confiance avec le client. Si la librairie Raffin réussi si bien à garder sa clientèle face aux grandes chaînes, c’est parce qu’elle a le charme des librairies à l’ancienne. Son personnel n’est composé que de libraires de profession, aguerris, qui ne sont pas de passage.  Le petit disquaire au coin de Beaubien est aussi absolument unique : il connaît vraiment sa musique et peut t’offrir un service personnalisé en prenant le temps de discuter pour te donner les bons conseils. En somme, la Plaza a plus une ambiance de village que de travail à la chaîne au centre-ville. Au Petit Medley, c’est aussi cette atmosphère de bar de province qu’on installe. Le rôle des serveurs est d’abord de parler aux clients, avant celui de prendre des commandes.

Équiterre : Utilisez-vous la marche, le vélo ou d’autres modes de transport alternatif ?
Jamil : Je marche assez peu, excepté le soir, dans des parcs que j’apprécie comme celui au coin des rues Jean-Talon et Louis-Hémon. Je trouve encore dangereux de faire du vélo dans le quartier à cause de la circulation sur les grandes artères. C’est dommage, puisque j’en ferai certainement davantage si l’environnement le permettait vraiment. Je crois que Montréal devrait faire preuve d’une volonté beaucoup plus ferme d’encourager les transports alternatifs. Je suis persuadé que ces investissements seraient largement compensés par les économies réalisées liés aux problèmes de congestion automobile et de pollution.

Équiterre : Pour vous, à quoi ressembleraient les infrastructures de transport dans une ville idéale ?
Jamil : Dans mes rêves, j’éradiquerai les voitures pour installer des tramways, des trottinettes ou des motos électriques…  Je ferai enfin disparaître les bruits de la circulation ! On ne se rend pas compte à quel point on est pollué par le bruit en ville… Chaque fois que je retrouve le calme et surtout le silence de la campagne, j’ai l’impression de revivre.

Équiterre : Avez-vous l’impression qu’autour de vous, les gens adoptent de plus en plus des habitudes de transport écologiques ?
Jamil : Oui, certainement. En été, le support à vélo à vingt pieds de l’entrée est toujours plein. Au Petit Medley, plus de 75 % des employés viennent à pied, en roller-blade, en transport en commun ou en vélo. Je remarque aussi qu’on fait de plus en plus de sport dans le quartier, avec par exemple l’ouverture du centre sportif sur Christophe Colomb ou du centre de boxe sur Saint-André. Tous ces développements montrent que les gens s’éduquent de plus en plus à prendre de bonnes habitudes.



Carole Du Sault

CaroleConseillère de la Ville de Montréal, Mme Carole Du Sault représente les citoyens du district d'Étienne-Desmarteau au conseil de l'arrondissement Rosemont - La Petite-Patrie et au Conseil de la Ville de Montréal. Elle est très engagée en faveur de la famille et des enfants et du développement durable. En tant que conseillère municipale, elle est responsable de la préparation d’un plan d’action familles-enfants pour l’arrondissement. Dans ce cadre, elle a organisé des consultations auprès des groupes du quartier et un concours auprès des résidents sur les questions de la famille. Son équipe est partenaire de la campagne « Je m’active à Rosemont-La Petite-Patrie » intitiée par Équiterre en  collaboration avec la CDEC-Rosemont - Petite-Patrie.  Elle co-préside le comité d’actions concertées de cette campagne auquel des intervenants socioéconomiques et résidents participent.

Équiterre : Depuis combien temps habitez-vous Rosemont- La Petite-Patrie (RPP) ?
CDS
 : Ça fait près de 10 ans que je suis venue travailler dans le quartier et j’ai décidé de m’y établir et j’ai bien l’intention d’y rester encore longtemps !

Équiterre : Qu’est-ce qui a motivé le choix de ce quartier ?
CDS : J’ai vite été séduite par la coexistence d’une diversité impressionnante de divers petits commerces qui attirent une clientèle tout aussi hétéroclite, de tout âge. Et chaque année amène son lot de nouveautés. De plus, la tranquillité qu’on y retrouve m’est précieuse.

Équiterre : Avez-vous des lieux coups de cœur à RPP ?
CDS : Plusieurs ! Je fréquente régulièrement, depuis son ouverture, le cinéma Beaubien, je trouve l’idée de leur carte de fidélité géniale et j’y vais à pied ! Je vous rappelle qu’il y a là le Festival international de films pour enfants de Montréal. Côté saveurs, j’ai plusieurs coups de cœur, mais en voici deux : les côtelettes d’agneau du restaurant de grillades portugaises « Adega » sur Beaubien près de Saint-Michel et le restaurant « La menthe poivrée » qui vient de s’établir sur le boulevard Rosemont, il est accueillant et tellement charmant avec sa jolie terrasse. Sur la Plaza St-Hubert, j’aime entre autres, la boutique de bijoux artisanaux d’Isabelle Lehoux, car ses créations sont uniques et vraiment très jolies. Pour mes achats de Noël, et mes achats en général, je fais de belles découvertes partout dans le quartier. Ma grande surface à moi, c’est Rosemont-La Petite-Patrie ! Nul besoin de courir les centres commerciaux pour faire ses emplettes, on y trouve vraiment de tout et pour tous les goûts.

Équiterre : Vous arrive-il de faire vos courses à pied ou à vélo et à quoi associez-vous la marche ou le vélo  ?
CDS : Avec mon sac de toile ou mon caddy, j’aime faire mes courses à pied dans mon quartier. J’ai toujours fait cela. La marche me procure un sentiment de liberté, le loisir de penser sans être dérangée, de planifier mon travail, mais aussi d’apprécier les attraits de mon quartier. Il m’arrive assez souvent de me rendre au travail ou à des rencontres avec des citoyens à pied, car c’est l’occasion d’observer et d’évaluer, d’un point de vue de piéton et de conseillère municipale, les infrastructures, la sécurité, les travaux en cours… Dans cette optique, j’essaie de varier mes trajets, je joins ainsi l’utile à l’agréable.   

Équiterre : Quel rôle peut jouer une conseillère de la Ville de Montréal dans les affaires publiques liées au transport ainsi qu’en matière de promotion des services et commerces de proximité ?
CDS : Comme élue je peux, par exemple, influencer les projets de développement immobilier afin d’augmenter l’offre de stationnements à vélo de même qu’aux abords des parcs et de certains commerces. À l’arrondissement, nous sommes des partenaires actifs à la campagne «  Je m’active à Rosemont-La Petite-Patrie » qui est une opération de sensibilisation des résidents à utiliser les transports actifs et à fréquenter les commerces et services de leur quartier ; c’est important pour moi d’être présente dans ce genre d’initiative. Nous travaillons aussi sur un projet de piste cyclable sur la 16e Avenue entre St-Zotique et Rachel qui desservira un bassin de près de 4000 étudiants les encourageant ainsi à faire usage du vélo pour leurs déplacements quotidiens. De plus, avec sa prochaine Charte du piéton, qui sera un élément important du plan de transport, la ville de Montréal vise à promouvoir et sécuriser la place du piéton dans l’espace urbain.

Équiterre : Selon vous, quels messages et quelles actions seraient les plus efficaces pour sensibiliser les résidents de RPP aux bénéfices de l’achat local et des transports actifs ? 
CDS : Il y a tellement d’avantages à faire ses achats dans les commerces de proximité : en plus de faire un geste pour l’environnement et l’économie locale, lorsque l’on se déplace à pied ou à vélo, on n’est moins tenté par les achats superflus ! Dans l’optique d’un développement durable, la surconsommation est aussi un élément à surveiller. Je souhaiterais lancer un défi aux résidents de RPP ou encore les inviter à prendre une vraie bonne résolution de nouvelle année : prenez le temps d’entrer dans au moins un commerce du quartier que vous ne connaissez pas. Déplacez-vous quelques rues plus loin qu’à votre habitude et découvrez un nouvel endroit. C’est simple, c’est constructif et vous pourriez faire de belles découvertes !

Équiterre : Quelles sont les principales préoccupations des résidents de RPP ?
CDS : Je crois que les gens sont très préoccupés par la sécurité liée aux déplacements. La ville de Montréal, par l’entremise de notre maire d’arrondissement, monsieur André Lavallée, a déposé une demande au gouvernement du Québec pour adopter des mesures en faveur de la réduction de la vitesse à 40 km/h en ville. De plus, la ville a engagé 133 policiers dédiés à la sécurité routière. En misant sur la sécurité par l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation, la portée est double puisqu’on agit positivement sur l’usage des transports actifs et qu’on réduit par le fait même le trafic automobile. Nous avons déjà fait des interventions pour sécuriser davantage la circulation piétonne sur l’avenue Christophe-Colomb, des feux à décompte numérique ont été installés et nous avons d’autres projets en ce sens pour d’autres secteurs. Par ailleurs, la disponibilité des commerces de proximité est aussi une préoccupation des personnes âgées et des gens qui ne possèdent pas de voiture. C’est pour cette raison que nous soutenons activement les initiatives de la Corporation de développement économique et communautaire de Rosemont-Petite-Patrie et des Sociétés de développement commercial qui facilitent la création et l’accès à ce genre de service. Il faut un peu de tout pour tous, je dirais un peu à l’image d’un grand village, mais en milieu urbain !

Merci et au plaisir de vous croiser dans le quartier !

Marcel Vincent

MarcelMarcel Vincent est organisateur communautaire au CSSS Lucille- Teasdale. Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Lucille-Teasdale est l’un des douze centres de Montréal dont la mission consiste à améliorer l’état de santé et de bien-être de la population de son territoire, en soutenant le développement d’un réseau local de services. Le CSSS- Lucille-Teasdale offre des services de première ligne à la population de trois quartiers de Montréal, soit Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont et Mercier-Ouest qui compte 171 000 résidants. De plus, le CSSS Lucille-Teasdale offre un milieu de vie ainsi que des soins et des services à une clientèle en perte d’autonomie résidant dans sept centres d’hébergement.

 

Équiterre : Quel est le rôle des CSSS ?
MV : Le CSSS a la responsabilité d’analyser l’état de santé et de bien être de sa population et d’évaluer les besoins qui y sont associés. Cette analyse doit être partagée avec tous les acteurs locaux concernés et générée des actions concertées en vue d’améliorer la situation.  D’autre part, l’équipe des services communautaires travaille au sein des différents quartiers du territoire afin d’offrir un soutien aux organismes communautaires (identification des besoins, analyse des problématiques, support aux groupes, consolidation ou développement des groupes communautaires, mobilisation et concertation…).  De plus, les CSSS ont une responsabilité accrue en matière de prévention et de promotion de la santé et qui incombe désormais à l’ensemble des différents programmes de l’établissement. Le travail de collaboration avec les instances de concertation locales, les organismes sociaux et communautaires  permet une approche plus globale reposant davantage sur la participation des citoyens et citoyennes comme agent de promotion de la santé.

Équiterre : Pouvez vous nous décrire votre rôle en tant que responsable au CSSS ?
MV : En tant qu’organisateur communautaire au sein du CSSS Lucille-Teasdale, je participe entre autres à l’analyse du profil de la population et l’état de santé des résidents de Rosemont. Je suis également très impliqué dans la consolidation des groupes communautaires, d’instances de concertation ou le développement de projets en relation avec la santé et les problèmes sociaux

Équiterre : L’évolution du transport automobile est-elle préoccupante quant à ses répercussions sur la santé de la population ?
MV : L’utilisation exclusive de la voiture liée à un manque d’activité physique engendre 3 problèmes graves : les accidents de la route, la pollution et l’obésité. À Montréal, les traumatismes dus à la circulation automobile, les problèmes respiratoires ainsi que l’obésité, sont des problèmes qui retiennent toute l’attention des CSSS.  La mauvaise qualité de l’air prend de plus en plus d’ampleur et les premières victimes sont les enfants et les personnes âgées. Sachant que la population de Rosemont âgée de 0 à 12 ans représente 11.5%  et celle de  65 ans et plus 18,8% , il y a lieu de s’inquiéter. A cet égard le rapport annuel 2006 sur la santé de la population Montréalaise de la Direction de santé publique,  nous permet de juger, d’une part, de l’ampleur des problèmes de santé découlant d’un modèle de transport axé prioritairement sur l’automobile et, d’autre part, à l’urgence de mettre l’accent sur les transports actifs et les transports en commun.

Équiterre : Comment intervenez-vous comme agent promoteur de saines habitudes de vie (en transport) ? Quels sont vos programmes de prévention actuels sur le sujet ?
MV : Nous nous  impliquons dans des opérations menées par d’autres organismes ou institutions comme la campagne « Je m’active dans mon quartier » d’Équiterre.. Notre soutien prend différentes formes : conseils, transfert de connaissances, diffusion d’informations, support à l’organisation d’événements grand public avec des activités éducatives (fête de la famille,  kiosques, etc.). De plus, au CSSS, nous estimons que des employés sensibilisés à de saines habitudes de vie sont les meilleurs relais d’informations auprès de notre clientèle. Pour ce faire l’automne dernier, nous avons mis en place le programme « ACTIMENU » destiné aux employés du CSSS. Les employés sont invités à rencontrer des spécialistes qui leur remettent un programme d’amélioration de leurs habitudes de vie (alimentation, activité physique). De plus, afin d’inciter davantage les employés et la clientèle à utiliser les transports actifs, nous avons pris la décision d’installer sur le site du CLSC de Rosemont  plus de stationnements à vélo. D’autres mesures allant dans ce sens sont également à prévoir. (NDLR : Nous vous tiendrons informés de l’avancée de ces actions).

Équiterre : Quels messages et quelles actions sont les plus efficaces pour encourager la population ou plus précisément votre clientèle à rester actifs ?
MV : Je suis favorable à une approche personnalisée et combinée à la théorie des petits pas. Pour être influant et rejoindre de nouveaux adeptes des transports actifs, il faut rejoindre les gens là où ils sont, aller à leur rencontre, entrer en relation avec eux. Il faudrait aussi arriver à leur faire vivre une expérience alternative de transport (marche, vélo) dans laquelle ils puissent trouver une satisfaction et qui met l’accent sur les avantages, les bénéfices.

Équiterre :  Vous arrive-il de vous déplacer à pied ou à vélo  pour  le travail ?
MV : Cela fait 27 ans que je me déplace à vélo pour mon travail et ce, environ 8 mois par année. Après une bonne journée de travail, cela me permet de mettre au clair mes idées, d’aérer mon esprit et d’être toujours alerte et en forme. L’activité  physique rééquilibre un individu !

Équiterre :  Dans quelles circonstances aimez vous marcher ou pédaler ?
MV : Outre pour le travail, je fais plusieurs courses à vélo ainsi que des voyages et  divers évènements.  Je m’implique aussi dans un club de plein air, j’organise et participe à des randonnées pédestres et à vélo en groupe pour une journée à une semaine parfois. Par ailleurs, j’aime tellement faire du vélo, que je me suis impliqué auprès de  l’organisme Vélo Québec, un organisme qui œuvre pour la promotion du cyclisme.

Stéphane Simard

lozeau Chef de file au Québec dans la photographie et les technologies de l'image, L.L Lozeau  a été fondée en 1927 par Léo Laurent Lozeau. Depuis sa création, l’entreprise prend place sur la Plaza St-Hubert. En 1973 la direction du magasin est remise à sa fille Lise Lozeau et son conjoint, Jean Simard. Depuis 1993 ils sont épaulés par leurs enfants, Stéphane et Manon Simard. Aujourd’hui, l’entreprise compte plus de 150 employés.

En 1999, L. L. Lozeau a reçu le prix « Mercure », remis par la Chambre de commerce du Québec, dans la catégorie « Service à la clientèle ». L. L. Lozeau s'est également distinguée en se classant parmi les 3 finalistes lors du concours « Honneur et Mérite » de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Est de l'île de Montréal.

Équiterre: Depuis quand votre entreprise est établie dans Rosemont-La  Petite-Patrie et pourquoi avoir choisit ce quartier et/ou cet emplacement (plaza St-Hubert)?
S.S : L.L. Lozeau a été fondée en 1927 sur la rue St-Hubert, un peu plus bas que la rue Sherbrooke. Au moment de son établissement, la rue St-hubert prenait son essor comme artère commerciale. Par la suite le magasin a déménagé mais en prenant soin de rester dans le quartier et de rester proche des stations de métro.

Équiterre : Depuis votre arrivée dans le quartier, quelle évolution remarquez-vous quant au dynamisme du quartier ?
S.S :. Au moment où Léo Laurent Lozeau a décidé d’emménager sur la Plaza-St-Hubert, celle-ci prenait son envol comme artère commerciale. Par la suite,   l’implantation de la marquise contribua à attirer de nouveaux commerçants et par le fait même, de nouveaux clients venant d’un peu partout sur l’île.  Il y a eu ensuite une période de stagnation de l’activité commerciale et récemment le quartier reprend son dynamisme d’antan avec une plus grande diversité de commerces et de jeunes entrepreneurs. Par ailleurs, les acteurs locaux de La Petite Patrie travaillent davantage avec la Société de développement commerciale (SDC) Plaza St-Hubert et l'Arrondissement pour dynamiser le quartier.

Équiterre : Selon vous, en quoi le maintien des services ou des commerces de proximité peut être important pour le développement d'un quartier ?
S.S : Pour conserver une clientèle et assurer une vitalité au quartier, il demeure essentiel de maintenir et développer les services et commerces de proximité. À cet effet, la Plaza-St-Hubert fait des efforts pour conserver sa clientèle. Rosemont-La Petite-Patrie demeure un quartier assez sécuritaire et tranquille. Une des raisons est en autre due au fait qu’il s’est développé un sentiment d’appartenance des résidents envers leur quartier. Notre entreprise tente de contribuer à maintenir ce sentiment d'appartenance chez les résidents. Plus les résidents fréquenteront les commerces et les services de leur quartier, meilleure sera la sécurité et l’activité du quartier.

Équiterre : Quelle est la part de votre clientèle qui vient à votre boutique à vélo ou à pied, est-elle en progression ?
S.S : On estime qu’environ 20-30 % de notre clientèle se transporte de façon active soit, à vélo, à pied ou en patins à roues alignées, et cette proportion est constante progression ces dernières années. Bien entendu en hiver, cette proportion tend à diminuer et plus de gens viennent en voiture. Par contre dès le printemps, les cyclistes sont très nombreux à fréquenter notre entreprise.

Équiterre : Quelles mesures avez-vous adoptées pour inciter les gens à se rendre à pied ou à vélo à votre boutique ?
S.S : En raison de la forte demande et afin d’encourager davantage notre clientèle et nos employés à se déplacer à vélo, nous avons installé plusieurs supports à vélos à l’extérieur juste devant la boutique où 15 à 20 vélos peuvent se stationner. Ses supports à vélo sont maintenus en place à l’année.

Équiterre : Avez-vous mis en place des mesures visant à encourager vos employés à se déplacer à pied et à vélo? Si oui, en quoi est-ce un avantage pour votre entreprise et un bienfait pour vos employés ?
S.S : Comme nous privilégions ces modes de transport pour nos employés, nous avons mis en place quelques mesures pour faciliter leur utilisation. En plus des supports à vélos que nous avons installés, nos employés ont accès à des douches et ils peuvent, s’ils le souhaitent, arriver à l'avance et déjeuner sur place, nous avons une cafétéria bien équipée. Nos employés apprécient beaucoup ces efforts de notre part, même que certains lors de leur entrevue d’embauche questionnent l’existence de telles infrastructures. Sur nos 160 employés, seulement 25 % viennent au travail en voiture. Ainsi, nous avons des employés plus en forme, détendus et souriants et nos clients l’apprécient. Les employés tirent des bénéfices sur leur santé, et, de notre côté nous nous retrouvons avec des employés qui sont moins souvent malades, et qui arrivent au travail alertes et de bonne humeur. En plus, ça libère des places de stationnement pour notre clientèle plus éloignée. De façon générale, notre entreprise est consciente des enjeux environnementaux, et croit que chacun doit faire son bout de chemin pour préserver notre environnement et ralentir les dégâts.



Yves Désautels

Désautels

 

Yves Desautels est chroniqueur aux émissions « C’est bien meilleur le matin » et « Désautels » à la radio de Radio-Canada (Première Chaîne). Sillonnant les routes de l’île de Montréal, son casque sur les oreilles, Yves Desautels est le messager de l’état de nos routes ; celui qui nous fait part des petits et des grands obstacles de la  circulation, celui aussi qui nous avise des itinéraires les moins encombrés.  Très interactive, sa chronique accueille les appels des auditeurs ravis de participer à la décongestion des routes en partageant leurs propres informations.


Équiterre : Quels sont les aspects les plus importants de la problématique de la circulation automobile à Montréal ?
YD :Je vois 4 aspects: La congestion aux heures de pointe causées par un trop grand nombre de véhicules, les automobilistes qui voyagent seuls dans leur voiture, les automobilistes qui utilisent souvent les rues résidentielles et le manque de volonté des gouvernements pour améliorer les transports en commun.

Équiterre : Quels sont, d’après vous, les raisons de cet engouement pour la voiture et ce, malgré les problèmes de congestion grandissants ?
YD : Les Québécois sont individualistes, ils préfèrent le confort de leur véhicule plutôt que de s’entasser dans les autobus.

Équiterre : Quelles seraient les mesures urgentes à prendre pour rendre les quartiers résidentiels plus sécuritaires face à la circulation automobile ?
YD : Certains quartiers adoptent différentes mesures  intéressantes pour décourager les automobilistes à s’engager dans une rue résidentielle. Par exemple, pour limiter la vitesse, on peut installer des dos d'âne. Cette mesure a été implantée sur la rue Hutchison puisque de nombreux automobilistes l'empruntaient pour éviter l'avenue du parc.  De plus, on gagnerait beaucoup à mon avis à installer davantage de panneaux d’arrêt aux intersections ainsi qu’à mettre en place un plus grand nombre de rues à sens unique.

Équiterre : Quelles actions seraient les plus efficaces pour encourager les citoyens à trouver une alternative à l’automobile solo ?
YD : L’amélioration des transports en commun.

Équiterre : Quelles actions seraient les plus efficaces pour apaiser la circulation automobile à Montréal ?
YD : Désengorger le centre-ville de Montréal avec une tarification spéciale pour ceux qui veulent s’y rendre, un système de péage d’entrée.

Équiterre : Quelle est votre perception de l’efficacité des modes de transport alternatifs pour se rendre au travail aux heures de pointes ?
YD : À Montréal, tous les moyens alternatifs à l’automobile sont à conseiller, parce qu’ils sont aussi rapides que l’automobile, tout en étant moins coûteux et plus bénéfiques pour la santé et notre environnement.

Équiterre : Quels conseils relatifs au transport donneriez-vous à ceux qui pensent aller s’établir en banlieue et travaillent à Montréal ?
YD : Il faut bien y réfléchir car les problèmes de congestion sont énormes pour rentrer ou sortir de l’île de Montréal et cela affecte la qualité de vie en raison du stress, du temps perdu et des coûts de déplacement.

Équiterre : Depuis quand habitez-vous Rosemont-La Petite-Patrie et qu’est-ce qui a influencé votre choix de lieu de résidence ?
YD : Je vis à Rosemont-La Petite-Patrie depuis quelques mois seulement et avant tout c’est la vie de quartier qui m’a attiré ici.

Équiterre : Fréquentez-vous les services de votre quartier, y faites-vous une partie de vos achats ? 
YD : J’encourage les petits commerces du quartier, par exemple, la boulangerie de Froment et de Sèvre, j’achète mon café chez Fleur de sel. J’adore aussi le cinéma Beaubien et j’aime bien marcher l’été dans le parc Molson.

Équiterre : Vous arrive-il de vous déplacer à pied ou à vélo ou en transport en commun ? 
YD : J’aime marcher et faire du vélo dans mes moments de loisirs. Le vélo, c’est pour moi un moyen efficace de me déplacer tout gardant la forme.


Jean François Lalonde

lozeauJean François Lalonde est directeur général de la Corporation de développement économique communautaire  (CDEC) Rosemont-Petite-Patrie depuis 2001. Cet organisme à but non lucratif vise à favoriser un développement économique et social qui tienne compte à la fois des besoins des personnes et des impératifs du développement économique. Depuis son entrée à la CDEC en 2000, M. Lalonde a coordonné les actions visant la sauvegarde et la relance du cinéma Beaubien. Il est impliqué dans sept conseils d’administration et comités de fonds d’investissement, et collabore avec des partenaires du milieu à divers projets, dont « Je m’active à Rosemont-La Petite-Patrie » et le Campus des technologies de la santé, destiné à soutenir l’essor d’entreprises dans ce domaine prometteur.

 

Équiterre: Qu’est-ce qui a motivé le choix de Rosemont-La Petite-Patrie (RPP) comme lieu de résidence ?
JFL: Bien que venant d’un autre quartier montréalais, j’ai effectué mes études secondaires à Rosemont-La Petite-Patrie. Déjà, à cette époque, j’aimais le quartier pour ses espaces verts, et j’y ai côtoyé beaucoup de bons amis. Lorsque est venu le temps d’acheter ma première propriété, en 1992, j’ai décidé de m’établir dans ce quartier, où la présence des arbres et des parcs donne une impression d’espace et procure une belle qualité de vie.

Équiterre : Avez-vous des lieux coups de cœur à RPP (commerces, lieux publics…) ?
JFL: Rosemont-La Petite-Patrie regorge de lieux et de commerces à découvrir. De mon côté, j’aime beaucoup la boulangerie De Froment et De Sève pour son pain comme pour ses délicieux croissants. J’ai aussi un lien très fort avec le cinéma Beaubien, d’abord parce que j’ai été au cœur du projet qui a mené à sa sauvegarde, mais aussi pour sa programmation et sa vocation unique de cinéma de quartier. Je fréquente aussi le Petit Medley, et j’ai découvert récemment l’espace Dell’Arte lors d’un événement corporatif de la CDEC, c’est vraiment une salle de spectacle magnifique. Je profite aussi du parc Maisonneuve, entre autres pour y faire du patin à roues alignées. À travers la CDEC comme à travers mes loisirs, j’ai appris à connaître les commerçants, et beaucoup d’entre eux sont devenus des amis. 

Équiterre : Quel rôle peut jouer la CDEC-RPP en matière de promotion des services et commerces de proximité ainsi que de modes de transports actifs et alternatifs?
JFL : Le soutien aux commerces, aux associations de marchands et aux sociétés de développement commercial fait partie de la mission de la CDEC. Le secteur commercial étant le deuxième secteur d’emploi dans Rosemont-La Petite-Patrie, après celui de la santé et des services sociaux, son essor est au cœur du développement économique et social et de la qualité de vie dans l’arrondissement. À ce titre, notre équipe offre des services conseil et gère divers fonds dédiés aux entrepreneurs issus de l’économie sociale ou traditionnelle, et soutient aussi le développement de projets favorables au développement économique harmonieux du milieu.  

Parmi ces projets, la CDEC mène entre autres, de concert avec Équiterre, le projet « Je m’active à Rosemont-La Petite-Patrie », qui vise à encourager les gens à se déplacer davantage en transports actifs et à fréquenter les commerces et services de leur quartier. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que la CDEC s’est associée à ce projet qui associe valorisation de l’économie locale et préservation de l’environnement, deux objectifs auxquels la CDEC et plusieurs intervenants de l’arrondissement s’associent fortement. À travers ce projet, qui implique plusieurs acteurs locaux, la CDEC et Équiterre espèrent sensibiliser les résidents comme les intervenants et commerçants de Rosemont-La Petite-Patrie à l’importance des transports actifs et de l’achat local pour le développement de l’économie locale, la santé de la population, l’environnement et la qualité de vie dans le quartier.  

Équiterre : Selon vous, quels messages et quelles actions seraient les plus efficaces pour sensibiliser les résidents de RPP aux bénéfices de l’achat local et des transports actifs ? 
JFL : Le comité « Je m’active à Rosemont-La Petite-Patrie » est composé de plusieurs intervenants locaux issus des milieux commerciaux, politiques, scolaires, municipaux, environnementaux et de la santé. Ensemble, nous réfléchissons aux actions qui sont les plus susceptibles d’entraîner un changement des habitudes de transport et de consommation des résidents pour les inciter à « s’activer ». Ces actions visent la sensibilisation de la population, mais aussi le développement d’infrastructures par la sensibilisation des commerçants et des institutions à l’importance du transport actif et de l’achat local.

Déjà, en septembre 2006, un événement public de lancement de la campagne a eu lieu au parc Molson et, malgré la pluie, beaucoup de résidents se sont déplacés pour participer aux différents kiosques et animations offerts sur le site. Pour 2007, nous prévoyons déjà plusieurs activités publiques, dont des concours et un deuxième événement, le 16 juin prochain, ainsi que des actions ciblées auprès des intervenants locaux pour les encourager à adopter des mesures favorisant le transport actif et l’achat local.

Équiterre : Quels engagements a pris la CDEC-RPP en faveur de  l’achat local et des transports actifs ?
JFL : La CDEC se fait un devoir d’acheter localement pour tous ses besoins, que ce soit pour des services d’impression ou de graphisme, des traiteurs... Nous développons beaucoup de partenariats avec des acteurs locaux, et nous incitons aussi tous nos membres et partenaires à favoriser l’achat local. Par exemple, la CDEC a récemment mis sur pied le Groupe d’achat gestion écologique (GAGE), où une entente avec la papeterie Le Plateau, sur Beaubien, permet de faire bénéficier à tous nos membres de fournitures de bureau écologiquement préférables à des prix avantageux. Nous nous impliquons aussi dans plusieurs projets qui contribuent à doter l’arrondissement d’une desserte commerciale intéressante et variée, comme ça a été le cas lors de la sauvegarde du cinéma Beaubien. Au plan du transport actif, la CDEC mettra à la disposition de tous les employés de l’édifice un vélo en libre-service dès ce printemps.

 
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