Les avantages de se déplacer à pied ou à vélo en ville sont indéniables.
Ce sont des modes de transports silencieux, non polluants, en harmonie avec l’environnement et qui permettent à ses usagers de garder la forme. Ils peuvent aussi être utilisés en complémentarité avec d’autres, comme les trains de banlieue, le taxi et le métro. La pratique du vélo utilitaire et de la marche se répand ailleurs dans le monde. Certains des mythes qui y sont associés sont tenaces, mais ces moyens de transport ont de plus en plus d'adeptes.
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• Avantages
• Trucs pratiques
• Le saviez-vous?
• Témoignages
* Plus d’énergie. Circuler à vélo ou marcher permet de faire le plein d'énergie et ainsi de bénéficier d’un meilleur niveau de concentration et une performance accrue au travail et aux études. Même Aristote et Rousseau avaient remarqué que le mouvement favorisait l’activité cérébrale, et enseignaient ou développaient leurs idées en marchant.
*Moins d’exposition aux polluants. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le cycliste urbain est moins exposé aux polluants (dioxyde de carbone) que les automobilistes. Sa fluidité lui permet de rester moins longtemps dans les zones polluées.
* Moins d’obésité. Chaque heure passée quotidiennement derrière le volant d’une voiture augmente de 6 % le risque d’obésité. Par contre, chaque kilomètre marché le diminue de 5 %.
* Meilleure forme physique. Le vélo développe l'endurance cardiaque et permet une meilleure oxygénation des muscles des jambes. En pédalant tranquillement, un adulte brûle 4 à 5 calories par minute, soit trois à quatre fois plus qu’au repos. De plus, une demi-heure de vélo ou de marche par jour permet de diminuer de moitié les risques de troubles cardiovasculaires.
* Moins de stress. L’exercice comme le vélo ou la marche et le plaisir lié à sa pratique permettent d’éviter stress et risques d’anxiété. Décompressez en revenant du travail!
* Moins cher pour le citoyen. Le budget consacré par un Canadien à son automobile est de 11 785 $ par an . Ce prix inclut notamment le financement, les assurances, le permis, les immatriculations, la dépréciation, l’essence, l’entretien et le stationnement du véhicule. Le vélo, quant à lui, ne coûte en moyenne que 200 $ par année pour l’entretien et l’usure de l’équipement.
* Moins cher pour la société. Chaque voyage en voiture remplacé par un déplacement en vélo permet à la société d’économiser 60¢/km (coûts de santé, accidents, pollution, etc.).
* Pas d’émission de CO2. Annuellement une voiture qui parcourt 20 000 km émet environ 4 tonnes de CO2, alors que le vélo et la marche ne produisent aucune émission polluante.
* Pas de bruit. Le transport terrestre, dont la voiture, produit 80 % du bruit en ville. Le vélo et la marche sont évidemment beaucoup moins bruyants, voire silencieux.
* Pas de pollution. Sur les trois premiers kilomètres, une voiture pollue 10 à 15 fois plus que lorsque le moteur est chaud. Ainsi, choisir la marche lorsque la distance à parcourir est inférieure à 3 km, et le vélo pour les distances de moins de 5 km, s’avère vraiment une option écologique.
* Moins de déchets. La fabrication du vélo exige peu de ressources non renouvelables telles que les métaux et plastiques. Sa durée de vie est très longue et les plus vieux peuvent être recyclés par certains organismes d’insertion social, comme SOS VELO.
* Plus rapide en vélo. Près de 40 % des déplacements motorisés en zone urbaine se font sur une distance égale ou inférieure à 5 km. Sur de telles distances, le vélo est plus rapide que la voiture ou le transport en commun en période de pointe. En effet, le vélo n’est pas tributaire des embouteillages ni de la disponibilité des espaces de stationnement.
* Un cerveau plus efficace. Prendre l’air favorise la concentration et l’efficacité au travail, et donc un meilleur rendement.
* Plus besoin de gym. L’exercice physique réalisé en pédalant vers son lieu de destination peut permettre d’éviter d’aller au centre de conditionnement physique. Une bonne façon d’épargner du temps pour ses loisirs et ses proches.
* Bon pour l’économie locale. Tout ce temps gagné peut être réinvesti pour découvrir son quartier, ses commerçants et ses points d’intérêt et ainsi encourager l’économie locale.
* Choisir judicieusement son vélo et ajouter des accessoires pratiques (panier ou sacoches, réflecteurs, cadenas, casque, etc.).
* Opter pour un itinéraire agréable (pistes cyclables, rues tranquilles, etc.). À la campagne, choisir une route moins passante ou qui a un accotement asphalté.
* Repérer les supports à vélo sécuritaires à proximité et encourager les commerçants de son quartier à en installer.
* Respecter la signalisation et le code de la route. Consulter le Guide de sécurité à vélo sur le site de la SAAQ.
* Établir des contacts visuels avec les autres usagers des voies publiques.
* Définir son itinéraire selon ses activités quotidiennes (courses, garderie, travail, etc.).
* Les jours de pluie, prévoir un imperméable et un sac plastique pour recouvrir la selle de son vélo, utiliser un taxi acceptant de transporter les vélos (environ 3 $ supplémentaires) ou laisser son vélo sur place jusqu’au lendemain et prendre un autre moyen de transport (taxi, autobus ou covoiturage) pour le retour.
* Créer un groupe avec ses voisins et mettre sur pied un bus pédestre pour emmener les enfants à l’école ou aux diverses activités. Il suffit de s’entendre sur les horaires et de désigner un parent différent pour chaque trajet selon les disponibilités.
Lorsque neuf familles participent régulièrement à un bus pédestre pendant un an, elles évitent d’émettre 1000 kg de CO2. Informez vous sur le programme Mon école à pied, à vélo !
Pour en savoir plus >>>
Selon son Plan de transport, la Ville de Montréal entend doubler son réseau cyclable, qui devrait passer de 400 km à 800 km d’ici 2014, confirmant ainsi le statut de Montréal comme capitale du vélo en Amérique.
Le nombre de cyclistes à Montréal explose : pas moins de 241 000 personnes enfourchent un vélo à des fins de loisirs ou utilitaires. Cela représente une hausse de 101 000 usagers en cinq ans, soit une augmentation de 72 % selon des données de Vélo Québec communiquées par le Conseil régional de l'environnement de Montréal.
À Rimouski, 864 personnes ont participé au « Défi transport actif » entre le 5 mai et le 27 juin dernier, s’engageant à faire au moins six fois le trajet aller-retour au travail à pied ou à vélo. Un total de 32 253 km, ont ainsi été parcourus, ce qui représente une économie totale de 5000 $ d’essence et de 10 tonnes de GES, sans compter les bénéfices pour la santé des participants.
Mon mari, nos deux enfants de 4 et 2 ans et moi n'avons pas de voiture par choix. Afin d'être conséquents, nous avons acheté un duplex près d'une station de métro. Hiver comme été, nous utilisons des moyens de transport écologiques pour toutes nos courses. Les exemples les plus extrêmes sont la poussette double et le traîneau, en hiver, pour effectuer le trajet à la garderie tous les jours, même dans la tempête. Cela fonctionne également en été, lorsque nous allons au supermarché en vélo avec les enfants dans la remorque. Nous répartissons alors nos 200 $ d'épicerie dans les sacoches de vélo et sur les genoux des enfants. Mon mari voyage à vélo presque toute l'année et j'utilise le métro pour me rendre à mon travail. Nos déplacements hors Montréal se font en Communauto, un système très pratique pour nous. Notre cocktail transport compte donc la marche, le vélo, la poussette et le traîneau, les transports en commun et Communauto! Certains voisins nous trouvent bien courageux... Mais c'est beaucoup plus simple, de façon générale, que de posséder une voiture.
Professeur et père de famille de 59 ans, je voyage à mon travail (environ 6 km) en vélo, beau temps et mauvais temps, à l'année. Je transporte un imperméable dans ma sacoche en permanence. L'hiver, j'utilise un vélo de montagne que j'ai payé 35 $. Les jours de tempête, j'arrive toujours au travail avant mes collègues motorisés coincés dans le trafic. Il faut bien sûr faire plus attention lorsque la neige recouvre la chaussée, mais les crampons des pneus sont vraiment efficaces. Les ailes sont indispensables; je trouve très pratique une boîte accrochés au porte-bagages dans laquelle je place mon sac et une chemise propre dans un sac de poubelle. Je laisse au travail une paire de chaussures et un pantalon propres, de même qu'une serviette pour me rafraîchir en arrivant le matin. Ma fourgonnette, achetée d'occasion, reste dans le garage pendant la semaine; je l'utilise pour l'épicerie hebdomadaire et j'essaye de centraliser les différents services dont j'ai besoin de façon à minimiser les déplacements.
Je suis un adepte du vélo. Comme modèle, j'utilise mon vélo été comme hiver, sous la pluie ou la neige. Malgré tout, j'ai toujours le sourire à vélo et cela me permet de faire facilement 30 minutes d'exercice par jour!
Pour consulter d’autres témoignages >>>
Sources :
British Medical Association
Vélo Québec
Association canadienne des automobilistes
Voyagez Futé
Office de l’efficacité énergétique : Guide de consommation de carburant 2008.
Société de l’assurance automobile Québec
À vélo citoyens
Active and safe routes to school
Latitudes