Selon l’Association du transport urbain du Québec, le transport collectif urbain joue un rôle essentiel dans la société québécoise : il contribue entre autres à réduire la congestion routière, à préserver la qualité de l’environnement, à faciliter la mobilité de la main-d’œuvre, à accroître la productivité individuelle et à créer des emplois, tout en engendrant des bienfaits pour la santé publique et la sécurité. Un élément de choix dans son cocktail transport !
• Avantages
• Trucs pratiques
• Le saviez-vous?
• Témoignages
Moins de sédentarité. Utiliser la voiture favorise le risque d'obésité et de maladies cardio-vasculaires. Délaisser l’auto au profit d’autres moyens, même des transports en commun, constitue un excellent moyen pour se garder actif et de contrer les effets pervers de la sédentarité.
Relaxant. Conduire dans le trafic en pleine heure de pointe est une activité stressante. Les cas de rage au volant le prouvent. À l’inverse, se laisser conduire dans les transports en commun permet de lire, étudier, roupiller ou, même, rencontrer des personnes sympathiques!
Plus sécuritaire. Le transport en commun aide considérablement à assurer la sécurité routière au Canada, car son taux de collisions mortelles par km/passager correspond à 5 % de celui de l'automobile.
Moins cher. Selon l’Association canadienne des automobilistes, le budget moyen consacré par un Canadien à son automobile est de 11 785 $ par an1. Ce prix inclut les frais de financement, les assurances, le permis, les immatriculations, la dépréciation, l'essence, l'entretien et le stationnement du véhicule. Annuellement, les déplacements en transport en commun coûtent approximativement 795 $2. BINGO ! Vous venez de gagner plus de 10 000 $ par année à vie.
Crée de l’emploi. Le Conseil du Trésor de la Colombie-Britannique a constaté qu'un investissement d’un million de dollars dans le transport en commun crée 21,4 nouveaux emplois dans la province, soit près de trois fois plus que dans le secteur de l'automobile (7,5 emplois) et près de cinq fois plus que dans le secteur du pétrole (4,5 emplois).
Moins de voitures. Un autobus transporte de 40 à 50 personnes, et un métro, jusqu’à 1000. Petit calcul : combien de voitures pourrait-on sortir des routes si tous les Québécois s’y mettaient?
Moins de pollution atmosphérique. Près de 40 % des gaz à effet de serre sont attribuables au transport. L'automobile est grandement responsable de cette pollution. Le métro ne génère aucune pollution atmosphérique, alors qu’un autobus est, par personne déplacée, de 6 à 18 fois moins polluant que l’automobile.
Moins de polluants. Les moyens de transport collectifs sont entretenus par des professionnels dans des lieux possédants des dispositifs de récupération des matières polluantes, comme les huiles et déchets mécaniques. Les risques de pollution, comme la contamination des sols, sont donc amoindris.
Moins d’énergie. Le transport en commun consomme trois fois moins d'énergie par kilomètre-passager que le transport par automobile.
Plus de temps. Le transport en commun permet d’économiser du temps en évitant d’être pris dans le trafic, de déneiger la voiture ou encore de chercher une place de stationnement. À l’inverse, il permet de gagner du temps pour des activités plus enrichissantes comme la lecture, la révision de dossiers ou notes de cours et même le prolongement d’une nuit de sommeil. Votre temps est précieux.
Plus rapide. Le transport en commun est souvent plus rapide que la voiture pour se rendre du point A au point B. Vous n’y croyez pas ? Comparez avec un automobiliste, en ville, en pleine heure de pointe !
Michèle Prince - Québec
Depuis que je suis arrivée à Québec, j'ai renoncé à la voiture. J'effectue à pied ou en transport en commun presque tous mes déplacements (travail, loisirs, courses, etc.). Dans les cas où l'automobile s'impose (éloignement, desserte inexistante, intempéries), je fais appel à Communauto ou, en dernier recours, à un taxi. Après trois ans, je constate que j'ai fait des économies appréciables et que je me porte bien mieux, tant physiquement que moralement.
Maryse Roberge - région de Ste-Hyacinthe
À la suite de la fermeture de l’usine où je travaillais, à Ste-Hyacinthe, j’ai retrouvé un poste à Montréal. Depuis environ 14 mois, j’utilise le transport en commun pour me rendre et revenir de mon travail. À deux coins de rue de la maison, je monte dans une navette qui me conduit à la gare. Je prends ensuite le train de banlieue Montréal-St-Hilaire jusqu'à l’arrêt Bonaventure. Je marche quelques minutes jusqu'au métro que j’emprunte pour dix stations. Finalement, j’attrape l'autobus ou je marche un dernier sept minutes pour enfin arriver à mon travail et commencer ma journée. Mon trajet peut paraître effrayant, mais si je vous décrivais en détail le même parcours en voiture, ce ne serait pas plus agréable. Dans l’attente de trouver un emploi plus près de chez moi, les transports en commun représentent une véritable solution. Je serais en effet incapable de prendre la voiture tous les jours pour endurer la circulation congestionnée, la pollution, le stress, etc.
Ioana Potra - Lachine
En Roumanie, on dit : « Ne cours jamais après un bus, il y en a toujours un autre qui s’en vient... »
Pour consulter d'autres témoignages >>>
Sources :
Association canadienne des automobilistes
Association canadienne du transport urbain, « Les arguments économiques à l'appui du transport collectif au Canada »
Association du transport urbain du Québec
Ministère du Transport du Québec
Office efficacité énergétique - Guide du bon $ens au volant"
STM
Vélo Québec
Voyagez Futé
« Poussettes et astuces en autobus », édition 2008, Centre 1,2,3 Go!
1 Les calculs sont basés sur une distance annuelle de 18 000 km parcourus avec une berline Chevrolet Cobalt LT 2008, à quatre portes, dotée d’un moteur 4 cylindres de 2,2 litres, selon l’édition 2008 de l’Association canadienne des automobilistes. Le coût de l’essence réfère à l’indice de décembre 2007.
2 Les calculs sont basés sur l’utilisation d’un carte mensuelle 12 mois par an avec la Société des Transports de Montréal, selon le tarif en vigueur au 1er janvier 2008.