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5. Changements climatiques

Quand la Terre surchauffe
Inondations, sécheresses, ouragans, verglas, vagues de chaleur, vagues de froid… intenses et à répétition. Adieu la modération. Bonjour les extrêmes. S’il y a quelque chose que l’on retient des changements climatiques, c’est bien les phénomènes météorologiques extrêmes qui reviennent plus souvent et à une intensité jamais vue. Prenons les inondations: dans les années 1950, il y a eu six inondations majeures. Dans les années 1990, on en a dénombré 26! Si nous ne faisons rien pour modérer nos transports, ce ne sera malheureusement qu’un début.

Les changements climatiques, c’est quoi?
Les transports ont en effet une grande part de responsabilité dans les changements climatiques. Ils représentent 37% du total des émissions de gaz à effet de serre, et si on ajoute à cela les émissions attribuables à l’industrie pétrolière, le pourcentage est encore plus important. Saviez-vous qu’une automobile produit 3,5 fois son poids en dioxyde de carbone chaque année? Changer ses habitudes de vie deviendra très important si l’on souhaite atténuer les effets du réchauffement. Mais on doit d’abord comprendre ce que sont les changements climatiques.

La Terre, une immense serre
Tout comme les panneaux vitrés qui retiennent la chaleur dans les serres, l’atmosphère capte la chaleur du Soleil et la retient près de la surface de la Terre. Les gaz de l’atmosphère qui permettent à la Terre de maintenir un climat tempéré sont appelés «gaz à effet de serre» (GES). Ces principaux gaz sont la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (émis lors de la combustion des carburants fossiles), le méthane (émis par le bétail, les rizières, les dépotoirs et les combustibles fossiles), les oxydes d’azote (NOX, émis lors de l’épandage d’engrais chimique et lors de la combustion de carburants fossiles) et les HFC (produit au pouvoir de réchauffement 1 300 fois plus élevé que le dioxyde de carbone et présent dans tous les climatiseurs et les climatiseurs de voiture). Les trois premiers gaz sont essentiels à la vie sur Terre. Sans eux, la chaleur du Soleil s’échapperait dans l’espace, et la température moyenne de la Terre passerait de 15°C à -18°C. Le problème aujourd’hui est leur concentration trop élevée.

Durant des milliers d'années, la température et la proportion de GES dans l’atmosphère sont restées aux niveaux nécessaires pour permettre la survie des humains, des animaux et des plantes. Aujourd'hui, nous avons de la difficulté à maintenir l'équilibre de l'atmosphère. Les combustibles fossiles que nous brûlons pour chauffer nos maisons, faire fonctionner nos voitures, produire de l'électricité et fabriquer toutes sortes de produits augmentent rapidement la concentration de GES dans l'atmosphère. Jamais les humains n'ont observé des changements aussi rapides.

L’urgence de réduire les gaz à effet de serre
Dans les années 1980, les scientifiques ont démontré que les CFC menaçaient de détruire la couche d’ozone. Heureusement, les gouvernements ont signé dès 1987 le Protocole de Montréal afin d'éliminer progressivement ces produits. Dix ans plus tard, en 1997, un accord est aussi intervenu pour réduire les émissions humaines de GES qui menacent de réchauffer la température de la Terre de 1,4 à 5,8°C d’ici 2100. Il s’agit du Protocole de Kyoto.

Le Protocole de Kyoto
Les négociations en vue de la signature d’un accord sur la réduction des GES ont débuté officiellement en 1990. Un premier accord est intervenu en mai 1992. Appelé la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, il engage les pays industrialisés signataires à réduire leurs émissions de GES aux niveaux de 1990 à l’an 2000. Bien que la Convention ait été ratifiée par le Canada, très peu de choses ont été faites pour en atteindre les objectifs. Au contraire, les émissions de GES ont même augmenté de 19,6% de 1990 à 2000. Ce fut aussi le cas pour plusieurs autres pays signataires de la Convention.

En avril 1995, les pays signataires de la Convention décident d’entreprendre une nouvelle ronde de négociations qui aboutira en décembre 1997 à l’adoption du Protocole de Kyoto. Le Protocole engage – juridiquement – tous les pays industrialisés à limiter leurs émissions de GES. La réduction globale moyenne est fixée à 5,2% par rapport aux niveaux de 1990 au cours de la période de cinq ans allant de 2008 à 2012. Les réductions varient selon les pays ou les régions: pour le Canada, la réduction est fixée à 6%. Elle est de 8% pour l’Europe.

L’étape cruciale de la ratification
Une fois le Protocole adopté, l’étape suivante est la ratification. Pour entrer en vigueur, le Protocole doit être ratifié par 55 pays produisant un total de 55% des émissions globales de GES selon les niveaux de 1990. Alors que les États-Unis (qui émettent environ 20% du CO2 mondial) s’apprêtaient à le ratifier, l’arrivée d’un nouveau gouvernement a complètement changé la donne. En 2001, le gouvernement Bush annonce que son pays ne ratifiera pas le Protocole. Le Canada, bien qu’il ait constamment demandé des assouplissements dans l’application du Protocole, l’a finalement ratifié en décembre 2002. En date du 10 juillet 2003, 111 pays l’ont aussi fait. Cependant, pour que le Protocole entre en vigueur, il manque la ratification de la Russie. En effet, avec ce pays, on atteindrait le chiffre de 55% des émissions. Mais la Russie tergiverse, hésite… .

L’insuffisance du Protocole
Plusieurs scientifiques et écologistes se croisent les doigts. Pour eux, il est essentiel que le Protocole entre en vigueur. Dans le cas contraire, les négociations devraient être reprises à zéro et il n’y aurait aucune réduction des GES dans l’intervalle. Le Protocole doit aussi entrer en vigueur parce qu’il amorcera le début d’un effort planétaire pour réduire les GES et qu’il devra y avoir d’autres accords semblables si on veut éviter la catastrophe. Car les émissions des pays ne faisant pas partie de l'annexe 1 (les pays tenus de réduire leurs émissions) continueront à croître malgré le Protocole. Ainsi, en 2012, pour stabiliser la croissance des GES dans l'atmosphère, il faudrait empêcher 29 milliards de tonnes de CO2 par année d'atteindre l'atmosphère. Le Protocole ne permettra qu’une réduction de 2,71 milliards de tonnes de GES. De plus, même si les États-Unis décidaient de mettre en œuvre le Protocole, leur réduction de GES ne correspondrait qu’à deux mois d'émissions planétaires!

En fait, neuf autres Kyoto seront nécessaires d’ici 30 ans seulement pour freiner le doublement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Cela fait ressortir à quel point le Protocole de Kyoto est insuffisant.

Les océans déclarent forfait
Certains scientifiques sérieux croient même que le réchauffement planétaire pourrait être 30% plus élevé que les dernières prévisions avancées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’autorité en la matière. Au lieu d’une hausse de température de 1,4 à 5,8°C d’ici 2100, on aurait plutôt droit à une hausse de 1,4 à 7,5°C. Pourquoi? À un certain stade du réchauffement, les océans pourraient cesser d’absorber le carbone atmosphérique et même commencer à rejeter celui qu’ils accumulent depuis des millions d’années. Ce serait certes une catastrophe, car les océans sont les principaux réservoirs de carbone. Pour l’instant, il s’agit de conclusions préliminaires d’un modèle expérimental, mais plusieurs scientifiques les considèrent comme des pistes sérieuses .

Impacts du réchauffement
Que le réchauffement soit de 3, 4, 5 ou 7 degrés d’ici 2100, on sait déjà qu’il aura d’énormes impacts dans tous les domaines: agriculture, foresterie, pêcherie, santé humaine, infrastructures, tourisme, loisirs et faune. D’ailleurs, la recrudescence des extrêmes climatiques occasionne déjà des coûts énormes pour la santé, l’économie et l’environnement: mortalités accrues, pertes agricoles, baisse des revenus touristiques, etc. Voici un aperçu non exhaustif des impacts du réchauffement pour le Canada.

Agriculture

Les sécheresses répétées dans certaines régions du Canada (dont les Prairies) diminueront la productivité agricole.

Ressources hydrographiques

  • La hausse du niveau de la mer, causée par la fonte des glaciers, accroîtra l’érosion des berges et causera des dommages importants aux infrastructures côtières.
  • La baisse du niveau de l’eau du fleuve et des Grands Lacs (ainsi que des eaux souterraines et des eaux de surface) réduira la capacité du transport maritime et la qualité de l’eau.
  • La production hydroélectrique augmentera au Labrador et au nord du Québec, mais diminuera en Ontario, dans les Prairies et dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Pêcheries

  • Il y aura diminution des populations de poissons d’eau douce (truites, corégones, etc.) en raison de la baisse des niveaux d’eau dans les lacs et les cours d’eau.
  • L’aire de distribution d’espèces de poissons vivant à l’extrême nord de leur habitat idéal s’étendra.
  • Des variations dans la température de l’eau entraîneront des changements dans les habitudes de vie des poissons.

Foresterie

  • Augmentation de l’étendue de la forêt boréale, jusqu’à 500 km vers le nord (seules les espèces capables de s’adapter à la pauvreté du sol survivront) et diminution de sa superficie au sud (envahie par les espèces de feuillus).
  • Augmentation, en fréquence et en intensité, des feux de forêts et des infestations de ravageurs entraînant une perte d’habitat pour certaines espèces végétales.
  • Bouleversement de l’habitat de la forêt humide de la Colombie-Britannique (qui se déplacera en hauteur) à cause, entre autres, des sécheresses et des hivers plus doux.

Santé

  • Hausse des cas de stress thermique (attribuables à la chaleur) et des troubles respiratoires causés par le réchauffement et la détérioration de la qualité de l’air.
  • Augmentation des décès causés par la pollution atmosphérique et les canicules.
  • Accroissement des maladies transmises par les moustiques (ex.:virus du Nil).
  • Hausse des cas d’asthme et d’allergies causées par la prolifération d’espèces végétales nuisibles dont l’herbe à poux.
  • Selon une étude publiée en 1997 dans la revue médicale Lancet, plus de 700 000 décès par année, à l’échelle mondiale, sont causés par une exposition à des particules de pollution atmosphérique résultant de la combustion de carburants fossiles.
  • Selon le gouvernement du Canada, 16 000 personnes, surtout des personnes âgées ayant des problèmes respiratoires, décèdent prématurément chaque année à cause de la mauvaise qualité de l'air dans les villes.
  • Le codécouvreur du sida, le docteur Montagnier, affirmait récemment que la pollution atmosphérique affaiblit le système immunitaire de l'être humain, ce qui a pour effet de lui donner de plus en plus de mal à combattre les parasites et virus qui s'y attaquent.

Tourisme et loisirs de plein air

  • Perturbation des activités de chasse et de pêche en raison des pertes d’habitat.
  • Raccourcissement de la période propice à la pratique des activités de plein air hivernales (ski alpin, ski de fond, etc.).

Faune

  • Diminution des populations d’oiseaux aquatiques causée par la perte d’habitats.
  • Perturbation des tourbières nordiques qui risquent de devenir des sources d’émission de carbone atmosphérique (plutôt que des réceptacles comme c’est le cas actuellement).
  • Perturbation de la faune sauvage arctique (caribous, oiseaux, loups, etc.) causée par la perte de lieux de reproduction et de zones fourragères.

Devant tous ces impacts, tous (gouvernements, municipalités, entreprises et citoyens) doivent se mobiliser pour réduire les émissions de GES. La survie de la planète en dépend. Voyons donc ce que nos gouvernements font et ce que nous pouvons faire.



Ce que nos
gouvernements font

Le gouvernement canadien
Le 13 août dernier, le gouvernement canadien adoptait une première série de mesures pour réduire les GES, conformément à son objectif de réduction de 6% dans le cadre du Protocole. Qualifié de premier pas timide par beaucoup de spécialistes, ce plan de un milliard de dollars prévoit réduire les GES de 20 mégatonnes, soit un peu moins du dixième de l’objectif fixé par le Traité de Kyoto (qui est de 240 mégatonnes). Parmi les sommes consenties, 130 millions $ iront au développement de l'hydrogène comme combustible, 100 millions $ à l'accroissement de la production d'éthanol, 115 millions $ seront octroyés à des multinationales du pétrole pour les aider à développer des technologies à base de combustibles fossiles plus propres et 300 millions $ iront aux entreprises pour les aider à réduire leurs émissions grâce à des technologies existantes ou avec de nouvelles technologies. Ottawa offrira aussi des subventions de 800 à 1 000$ aux propriétaires de maison pour les inciter à rendre leur résidence plus efficace sur le plan énergétique. Cet argent servira à encourager l'achat de véhicules et d'appareils ménagers moins énergivores. Des écologistes, restés sur leur faim, souhaitent que le gouvernement passe rapidement à l’étape suivante et cruciale, soit l’adoption d’un plan de réduction des GES axé sur les transports qui contribuent au tiers des émissions.

Le gouvernement du Québec
Au Québec, 42% de l’énergie consommée est d’origine hydroélectrique (laquelle ne produit pas de GES). Grâce à cet atout, les Québécois n’émettent que 12 tonnes d’équivalents CO2 par personne par année (contre 74 tonnes en Alberta). Dans le domaine des transports, cependant, les Québécois rejettent en proportion autant de CO2 que tous les autres Canadiens. De plus, l’habitat banlieusard, non soutenable, y est aussi plus développé qu’ailleurs au pays. Le gouvernement du Québec a donc adopté, en 2000, un «plan d’action» étalé sur deux ans sur les changements climatiques (qui a eu peu d’impacts sur la réduction des GES) et un programme d’enregistrement des mesures volontaires sur le changement climatique, mieux connu sous le nom d’Écogeste. Ce programme s’adresse aux industries, aux institutions (cégeps, hôpitaux) et aux commerces. Puisqu’il s’agit d’un programme volontaire, il n’a eu qu’un impact limité sur la réduction des GES. Les partenaires sont toutefois invités – gentiment – à réduire de 3%, d'ici l'année 2005, leurs émissions sous les niveaux de 1990.

Ce que vous pouvez faire dans la vie quotidienne

Pour vos déplacements :

  • Utilisez le plus souvent possible les transports en commun ou le vélo, ou marchez.
  • Rapprochez-vous de votre lieu de travail afin de limiter vos déplacements.
  • Faites du covoiturage. Informez-vous sur les Programmes employeurs auprès de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) – Programme allégo – à http://www.amt.qc.ca ou auprès des centres de gestion des déplacements (dont Voyagez Fûté [Centre-Ville]).
  • Consultez la trousse Cocktail transport d'Équiterre pour découvrir comment se transporter autrement en économisant (http://www.equiterre.qc.ca).
  • Faites inspecter régulièrement le système antipollution de votre véhicule.
  • Ne laissez pas tourner le moteur de votre véhicule inutilement.
  • Procurez-vous un véhicule hybride ou économe en essence.
  • Informez-vous sur le rendement des véhicules et sur les façons de diminuer les émissions de polluants par votre conduite (http://www.oee.nrcan.gc.ca).

À la maison :

  • Rénovez votre maison ou votre appartement (ex : changez vos vieilles fenêtres).
  • Achetez une maison R-2000 (ou Novoclimat) qui consomme 25-30% moins d’énergie qu’une nouvelle maison classique.
  • Évitez d’utiliser des appareils à essence ou au diesel (ex.: tondeuses).
  • Durant la saison estivale, utilisez des ventilateurs au lieu des climatiseurs.
  • Plantez des arbres ou des arbustes: ils absorbent le CO2 et contribuent à stabiliser le climat.
  • Recherchez des appareils électriques ou manuels ou encore dotés de moteurs à faible taux d’émission (ex.: bateau à moteur électrique).
  • Remplacer vos appareils électroménagers par des modèles plus écoénergétiques.
  • Évitez de surchauffer votre résidence : baissez de 2 à 5°C la température la nuit ou lorsque vous quittez la maison pour le travail. Le reste du temps, 21°C devrait être confortable.
  • Aérez votre maison quelques minutes par jour, même l'hiver (en prenant soin de baisser le chauffage temporairement). Cela diminuera l'humidité et améliorera le rendement du chauffage et votre confort.
  • Entretenez régulièrement votre système de chauffage afin qu'il fonctionne adéquatement.
  • Isolez les murs et les toitures.
  • Calfeutrez vos fenêtres, posez des coupe-froid adéquats autour des portes.
  • Fermez vos rideaux à la tombée du jour l'hiver afin de couper le transfert de chaleur vers l'extérieur. Ouvrez-les le jour afin de profiter des rayons de soleil comme source de chaleur.
  • Choisissez une pomme de douche à débit réduit et évitez le gaspillage d'eau.
  • Éteingnez l’ordinateur, la chaîne stéréo, le magnétoscope après utilisation. Même en veille, ils sont consommateurs d’énergie.
  • Utilisez des ampoules fluocompactes à basse consommation(économes en énergie).
  • Réduisez l’usage de la climatisation.
  • Triez les déchets avec soin pour favoriser le recyclage des matières, afin de réduire les rejets dans l’atmosphère liés à la mise en décharge.
  • Fabriquez du compost avec les déchets verts. Ça vous fera de l'engrais naturel pour vos plantes ou votre potager, en plus de réduire la quantité de déchets.
  • Consommez des produits locaux, les moins transformés et emballés possible.
  • Les divers travaux et conseils à mettre en application pour améliorer l'efficacité énergétique pourraient entraîner des économies allant de 5 à 25% sur la facture d'énergie. Ça peut être payant de protéger l'environnement… Informez-vous!
  • Pour en savoir plus sur l'efficacité énergétique, consultez le site Internet de l'Agence de l'efficacité énergétique (www.aee.gouv.qc.ca), ou celui de l'Office de l'efficacité énergétique (www.oee.nrcan.gc.ca).
  • Si vous souhaitez entreprendre des travaux de rénovation pour améliorer l'efficacité énergétique de votre maison, demandez une visite d'inspection énergétique (ÉnerGuide pour les maisons). Il vous en coûtera 150$ et vous obtiendrez un rapport détaillé des travaux à entreprendre. L'Agence de l'efficacité énergétique pourra vous indiquer les agents livreurs dans votre région. Fait à noter: le gouvernement fédéral vient d'annoncer qu'il remboursera jusqu'à 1 000$ par famille si vous démontrez, à la suite de cette visite, une amélioration du rendement de votre maison.
  • Des visites d'efficacité énergétique sont aussi destinées aux ménages à revenu modeste afin de les aider à réduire leur consommation d'énergie. Cette visite est gratuite. Pour en savoir plus, contactez l'Agence de l'efficacité énergétique.

Au travail

  • Utilisez le matériel informatique de manière avisée (ordinateurs, moniteurs et imprimantes consomment 7% de l’électricité dans un bureau type).
  • Privilégiez l’achat d’imprimantes, d’ordinateurs et de photocopieurs plus écoénergétiques et portant l’étiquette Energy Star.

Passez à l'action
En adoptant ces gestes, vous contribuez à préserver notre planète et votre santé. Dans certains cas, vous pouvez même faire des économies. Informez-vous! Agissez maintenant pour demain… Parce que vous pouvez faire la différence!

Pour en savoir plus :

Qu'est-ce que le smog?
Smog et changements climatiques sont des phénomènes différents mais reliés. Le premier est une déréglementation locale du climat, alors que le second est une perturbation générale. Mais l'un et l'autre sont causés par la combustion des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Le smog est un mélange de particules en suspension et de polluants qui, sous l'effet du soleil, crée de l'ozone de basse altitude (qui n'a rien à voir avec l'ozone bénéfique de très haute altitude). Il se crée au-dessus des centres urbains, mais se déplace avec le vent. Une cloche de smog peut donc se déplacer vers la banlieue ou la campagne la nuit ou les jours suivants. Qui plus est, les polluants primaires qui déclenchent les crises de smog se déplacent sur de longues distances. Ainsi, 60% des gaz qui précipitent les crises de smog à Montréal proviennent de l’Ontario et du Midwest américain. Les gens âgés, ceux ayant des problèmes cardiaques ou pulmonaires et les enfants sont particulièrement vulnérables à cette «soupe chimique». Même des adultes en santé peuvent être incommodés par un smog très dense.

Les constituants du smog:
Ozone: polluant secondaire formé à partir de deux polluants primaires (oxydes d’azote et composés organiques volatiles). Les oxydes d’azote (NOX) et les composés organiques volatils (COV) proviennent de source naturelle, mais aussi de la combustion de carburants fossiles.

Particules en suspension dans l’air: elles sont responsables de la couleur jaunâtre du smog. Elles sont constituées de polluants primaires (ex.: pollen, saletés) et de polluants secondaires rejetés par les industries et les voitures. Elles se forment lors de la réaction de différents polluants provenant d’activités humaines.

Avec le réchauffement de la planète, les épisodes de smog risquent d’être plus fréquents, car les conditions seront plus propices à sa formation. Les pires moments surviennent lors de canicules prolongées (ex.: la canicule européenne de l’été 2003).

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