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Transport écologique

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Cocktail transport

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Cocktail transport
Montréal

Malijaï CAULET, Montréal
Depuis plus de cinq ans, lorsque les conditions météo le permettent (en général du mois d'avril au mois d'octobre), j'utilise le vélo pour aller jusqu'à la station de métro la plus proche de mon domicile. Cela me permet d'aller plus vite qu'en autobus et de faire un peu d'exercice physique (2,5 km), mais aussi de transporter plus de choses le soir (car j'en profite pour faire mon épicerie avant de rentrer) et, surtout, de prendre l'air après une journée de travail dans un bureau mal éclairé et mal ventilé.

Même si la durée totale du trajet vélo + métro est la même que si je faisais tout le trajet à bicyclette, j'arrive au travail moins fatiguée (10 km environ de trajet au total avec la traversée/contournement du Mont-Royal) et, surtout, je ne circule pas au centre-ville, où je considère que les conditions de qualité de l'air et de sécurité routière ne sont pas idéales pour les cyclistes.

En cinq ans, mon vélo, qui était neuf, n'a pas été volé ni vandalisé. Il est de bonne qualité mais j'ai pris soin d'enlever tous les logos et autres marques de fabrication. Je le stationne dans les dispositifs à mâchoires prévus à cet effet, avec un cadenas en U et un autre en forme de gros câble qui solidarise les roues au cadre.

Mehdi ZAHAF, Montréal
N'ayant pas de voiture (par choix), j'essaie toujours d'influencer ceux qui en ont une, voire deux. Je trouve que le réseau de transport en commun à Montréal est assez développé et, surtout, bien implanté. En effet, la combinaison bus-métro assure une excellente couverture géographique de toute l'île. Ajoutez à cela un horaire flexible, accessible et régulier, et vous trouverez que les avantages de vivre sans voiture sont certains pour nous et pour notre environnement.

En été comme au printemps et à l'automne, le vélo est le mot d'ordre. Je n'ai pas essayé de faire du vélo en hiver mais j'ai combiné ce moyen de transport au bus et au métro, et j'ai trouvé que c'était une excellente combinaison. Un tel système présente deux avantages : le premier se situe au niveau de la santé. Il est certain que faire du vélo me permet de faire de l'exercice, comparativement au mode plus statique qu'est celui des transports en commun. Le deuxième avantage - indirect - réside dans le fait qu'il y ait une voiture en moins qui circule en ville. Aussi, dans la majorité des stations de métro, la STM offre des stationnements pour vélo, rendant cette combinaison plus accessible si vous travaillez ou étudiez près d'un métro. Afin d'éviter tout problème de vol, j'utilise toujours deux cadenas pour un maximum de sécurité.

Avec les saisons « tempérées », c'est-à-dire quand il fait bon, j'essaie de marcher au lieu de prendre le bus ou le métro. Je pense que l'ambiance et l'état d'esprit dans lesquels nous sommes en été comme au printemps favorisent beaucoup la marche à pied.

Pour terminer, j'ai dû louer quelques fois une voiture pour deux ou trois jours, dépendamment de mes besoins. Lors de la location, j'ai toujours essayé d'avoir des petites cylindrées, pour deux raisons : économique et environnementale. L'avantage de la location de voiture, c'est que l'on peut jouir de ce moyen de transport sans pour autant continuer à augmenter la pollution, et que ça nous évite d'avoir à payer les frais reliés à l'entretien d'une voiture!

Geneviève Peeren, Montréal
J'ai 45 ans, et à ce jour je n'ai jamais possédé d'automobile. Issue d'une famille modeste et nombreuse du Nord de la France, j'ai toujours dû me débrouiller pour me déplacer. Le plus beau cadeau que mes parents aient fait à leurs enfants, c'est chacun une bicyclette. Donc, depuis presque toujours je me déplace beaucoup à bicyclette. Bien entendu, j'ai parfois eu des déboires : pluie, vent, crevaisons, chaîne brisée, mais heureusement une seule chute à mon actif lorsque j'étais enfant et que je croyais que je pouvais conduire mon vélo sans les mains !

Cela dit, je pense n'avoir eu que très rarement l'envie de posséder une auto. Je suis depuis toujours adepte du cocktail transport : bus, métro, parfois un taxi, parfois une voiture de location (je suis membre de l'excellent réseau Communauto), le train, la bicyclette... Et mes pieds ! Car je marche énormément, surtout l'hiver quand ma bicyclette est reléguée au garage, et je vous assure que j'ai rarement froid, car si je dois
attendre plus de cinq minutes un autobus, je marche jusqu'à l'arrêt suivant, jusqu'à ce que l'autobus me rattrape ; il arrive d'ailleurs assez souvent que j'arrive à destination avant lui ! Après cela, je n'ai aucun scrupule diététique à avaler un bon chocolat chaud.

Les avantages que je vois à cette façon de me déplacer sont multiples :

  • Plus d'argent : l'argent que je ne dépense pas pour une auto me sert
    pour des choses bien plus nécessaires et agréables : éducation de ma fille, cours du soir, activités sportives, vacances chez ma famille en France,
    cinéma, restaurants, etc.
  • Pas ou peu de pollution.
  • Pas de stress dans les embouteillages ni dans le flot de véhicules.
  • Plus de  temps : étant donné que je fais un long trajet en métro pour me rendre au travail, j'ai le temps de lire, de faire des mots-croisés, de méditer, de ne rien
    faire du tout (un vrai privilège à notre époque), ou tout simplement de
    regarder les autres usagers, ce qui peut être amusant, instructif.
  • En meilleure santé :  mes amis et collègues sont toujours surpris de me voir en forme, en bonne santé, avec un bon appétit pour les bonnes choses.
La réflexion qu'on me fait souvent : c'est bien de ne pas avoir d'auto,
mais comment fais-tu pour faire ton épicerie et pour les fins de semaine ?
Réponse :

  • je fais mon épicerie deux fois par semaine, si possible à
    bicyclette, ce qui me permet d'acheter des produits frais et de faire de
    l'exercice
  • environ une fois par mois, je loue une auto pour les articles
    volumineux ou lourds
  • pour les fins de semaine : nous louons un chalet avec des amis et nous nous retrouvons pour une fin de semaine joyeuse et décontractée, et je loue une auto pour deux ou trois jours pour m'y rendre.
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Cocktail transport
Banlieue

Julie Drouin, St-Lazare
Comme je suis tombée enceinte de mon troisième enfant en trois ans, mon conjoint et moi avons dû nous résigner à acheter une fourgonnette. Nous avions toujours voulu éviter la chose, mais ayant trois enfants dans des sièges d'auto, après plusieurs recherches, nous avons réalisé que l'industrie automobile n'est vraiment pas à l'écoute des familles qui ont plus de deux enfants.

Pour supporter les coûts de cet achat (ayant seulement un salaire puisque je reste à la maison avec mes enfants; sans compter l'augmentation du budget relié à l'essence), nous avons décidé de vendre nos deux voitures pour les remplacer par la fourgonnette (choisie surtout en fonction de la consommation d'essence). Nous avons réalisé qu'il arrivait très rarement (tout au plus deux ou trois fois dans l'année) que les deux voitures étaient utilisées en même temps. Nous avons donc décidé de faire l'essai d'avoir une seule voiture. Un an plus tard, nous réalisons à quel point il était ridicule de payer pour l'entretien de deux autos, puisqu'il est seulement survenu une occasion où nous avons dû faire des pieds et des mains pour s'organiser. Sinon, il reste toujours le vélo, le covoiturage ou des amis pour nous dépanner. Nos dépenses de transport ont grandement diminué et le réflexe de prendre la voiture pour une course au village (à 15 minutes à pied de notre maison) a presque disparu. Aussi, je combine mes courses principales en un seul voyage par semaine, ce qui me permet en plus d'économiser beaucoup de temps. Mon conjoint arrête en revenant du travail pour les petites choses manquantes pendant la semaine. Et si quelques fois par année nous sommes vraiment mal pris et que nous devons prendre un taxi pour nous déplacer, nous économisons quand même une somme énorme. Sans parler des avantages environnementaux!

Je dis alors aux familles qui ont plusieurs voitures : faites donc une petite étude maison pour voir à quelle fréquence les deux voitures sont utilisées en même temps. Vous serez peut-être surpris de réaliser que la commodité pour quelques journées par année n'en vaut pas le coût au portefeuille et à l'environnement!

Nicolas Boisclair, Longueuil
Je travaille à Montréal loin d'un métro et j'habite le quartier Vieux-Longueuil sur la Rive-Sud. Durant la saison chaude, je prends plaisir à traverser le pont Jacques-Cartier en vélo, y voir les reflets du soleil et de la ville sur l'eau ou encore les magnifiques effets lumineux de la lune, des collines montérégiennes et des nuages. Lorsque je ne m'arrête pas complètement sur le pont pour admirer, le voyage me prend en tout, selon les vents, de 25 à 35 minutes, de quoi éviter d'aller à un centre de conditionnement physique.

Cependant, durant 4 mois, en saison froide, on ne me permet plus mon voyage sur le pont, soit du 1er décembre au 31 mars. Tristesse, le pont ferme aux vélos! Et l'automobile? Il n'en est pas question pour moi! La position est trop statique et j'ai besoin de mon exercice quotidien. De plus, être pris dans les fréquents embouteillages d'hiver, déneiger l'auto en respirant les gaz d'échappement, quelle horreur!

J'enfile donc un manteau d'hiver, une cagoule et un casque, en plus d'un pantalon étanche par-dessus mon pantalon de travail, et je me rends tout doucement avec mon vélo sur-graissé (pour l'hiver) jusqu'à la station de métro Longueuil. Je verrouille mon fidèle compagnon métallique puis je saute dans le métro pour une ballade de 20 minutes qui me mène à la station de métro Laurier où m'attend fidèlement un autre vieux vélo sur-graissé verrouillé avec un super cadenas, pour effectuer le restant du trajet jusqu'au boulot. À l'arrivée, je retire les pantalons étanches et j'enfile les chaussettes et souliers secs qui m'attendent, bien au chaud sous mon bureau. Durée du déplacement : 40 à 50 minutes.

Le cocktail vélo-métro-vélo présente un avantage sur le bus-métro-bus au sens où il y a une réduction de l'attente à chaque transfert de moyen de transport. Il ne s'agit que de déverrouiller le vélo et on est en route. De plus, le deuxième vélo n'est pas un stress puisqu'il vaut souvent moins cher que le cadenas.

Pour faire du vélo l'hiver, il faut choisir les routes résidentielles tranquilles, lubrifier souvent son vieux vélo et éviter comme la peste les arrêts brusques, les fortes pentes et les virages serrés. Le pantalon étanche peut être un simple pantalon de pluie ou un vêtement haute technologie disponible dans une boutique de plein air.

Pierre Chénier, Saint-Jean-sur-Richelieu
J'habite à Saint-Jean-sur-Richelieu et voici les stratégies que j'ai développé pour optimiser l'aspect écologique du transport.

Le vélo est mon moyen de transport de base pour toute distance de moins de 10 km. Cela signifie que je peux pratiquement aller n'importe où à Saint-Jean-sur-Richelieu sans prendre mon auto. En vélo, c'est une demi-heure ou moins; en auto, c'est 15 minutes ou moins. La différence de temps (disons une demi-heure aller-retour), c'est du bon temps d'exercice au grand air me permettant de mieux apprécier la région, notamment la nature de la rivière Richelieu le long de laquelle il y a une piste cyclable (Route verte).  Pour aller à Montréal et sur la Rive-Sud, j'utilise parfois mon vélo (environ deux heures et demie) et je m'organise pour revenir le lendemain (je couche à Montréal), question de préserver mes énergies pour ce que j'ai à y faire. Il y a une belle piste cyclable le long du Saint-Laurent, de La Prairie à Longueuil, ce qui me permet de profiter de la nature au grand air. Il arrive aussi que j'utilise mon auto, dans laquelle je transporte mon vélo (dans un coffre hatchback prévu pour cela). Je stationne alors à Saint-Lambert (gratuitement) et je me rends à destination en vélo. Pour Montréal, c'est le pont Jacques-Cartier ou Victoria, ou encore le métro de Longueuil. En vélo, de Saint-Lambert à Montréal, cela prend de 20 à 60 minutes dépendant de la destination. Je suis sûr de ne jamais être coincé dans un embouteillage de pont et de toujours pouvoir stationner gratuitement n'importe où. En moyenne, cela peut prendre 15 minutes de plus qu'en auto mais mon temps de déplacement est plus prévisible, sans oublier l'argent économisé en essence et en frais de stationnement. Enfin, toujours pour aller à Montréal et sur la Rive-Sud, j'utilise parfois l'autobus, qui m'amène directement soit au terminus de Brossard près du mail Champlain, soit à la Place Bonaventure, dépendant de ma destination. C'est plus long et moins flexible qu'en auto mais je n'ai pas à conduire ni à me stationner.

Pour aller à mon travail, j'utilise le covoiturage dans la mesure du possible. La plupart du temps, dans notre milieu de travail, il y a des gens qui habitent à un endroit propice au covoiturage, soit par la proximité du domicile, soit par les particularités du trajet. On établit des ententes concernant les endroits et les horaires d'embarquement et de débarquement, ainsi que le partage des frais. Cela demande un bon esprit de collaboration et de la discipline pour respecter la logistique du covoiturage, mais cela apporte de bonnes économies et surtout l'occasion de communiquer avec d'autres personnes qui, habituellement, ont des valeurs similaires.

En hiver, j'utilise davantage mon auto. Par contre, j'optimise mes déplacements en combinant plusieurs destinations dans le même trajet.

J'ai une auto de modèle économique, achetée usagée, économe d'essence et d'entretien, sans gadgets inutiles, et utilisée comme moyen de transport et non comme marque de prestige.

Sophie PELLAND, Saint-Bruno
J'habite à Saint-Bruno. Avant l'automne dernier, il me semblait naturel de prendre l'auto pour aller à Montréal : le trajet en transport en commun est long, et les autobus passent à l'heure en dehors des heures de pointe. Je prenais même l'auto pour aller à des conférences et des activités environnementales ! C'est en lisant David Suzuki que tout a changé : j'ai réalisé que je ne pouvais me dire écolo et faire tous mes déplacements en auto ! Depuis, j'ai goûté au Cocktail transport, à toutes les sauces, et son goût s'améliore et se raffine constamment ! L'auto fait encore partie de mon Cocktail transport. Je fais du covoiturage pour me rendre à un stationnement incitatif, m'évitant ainsi près d'une demi-heure de sillonage des rues de Saint-Bruno en autobus. Puis, l'autobus me mène directement au métro Longueuil, et le métro jusqu'à la station Berri-UQAM. À la station Berri-UQAM, ma bicyclette m'attend, et je pédale pour me rendre à mon lieu de travail sur le plateau Mont-Royal.   La bicyclette me permet de gagner du temps, de faire un peu d'exercice, et surtout d'éviter la frustration de courir après le prochain autobus ou le prochain transfert. J'ai aussi un éventail de planibus impressionnant pour avoir un choix d'autobus qui convient à mon horaire. J'expérimente encore avec les variations, et je m'amuse à trouver les parcours les plus rapides. Je me permets encore de prendre l'auto à l'occasion, mais l'occasion se fait de plus en plus rare, et je me sens à la fois libre et fière chaque fois que je la délaisse.

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Cocktail transport
Région

Jean-François Bastien, Gatineau
Depuis maintenant plus de sept ans, je voyage six mois par année (de mai à octobre inclusivement) à bicyclette pour aller travailler. Le fait de parcourir ce trajet de 7,5 km (donc, 15 km par jour, aller-retour) me permet de garder la forme durant tout l'été et de faire des économies. C'est aussi plus rapide que le transport en voiture puisque je ne suis pas pris dans les bouchons de circulation. Aussi, ce moyen de transport est excellent pour l'environnement puisque aucune pollution n'est engendrée lors de mes déplacements. De plus, le voyagement à bicyclette donne l'entière liberté au cycliste de se déplacer à toute heure de la journée sans se soucier d'éviter les heures de pointe, par exemple. En cas de pluie, il suffit de se munir d'un bon imperméable et le tour est joué. Un parcours à vélo, ça commence tellement bien la journée : on se sent réveillé et prêt à attaquer notre travail! De la même façon, pour le retour à la maison, que demander de mieux qu'une bonne balade à vélo pour décompresser de sa journée de travail? Ce qui est vraiment fantastique, c'est que lorsque vous serez de retour à la maison, votre exercice de la journée aura déjà été fait!

Durant les six autres mois de l'année (de novembre à avril), je voyage en autobus, en raison du temps plus froid et de la neige, qui rendent les conditions de route plus périlleuses. Ça me permet de me reposer, de lire ou d'écouter de la musique durant le trajet, et aussi d'éviter les frustrations vécues par les automobilistes sur la route. En plus, c'est avantageux sur le plan financier (diminution des frais d'essence). C'est aussi un bon moyen de diminuer l'émission de gaz à effet de serre dans l'air. Enfin, le déplacement en autobus permet de discuter avec d'autres personnes durant le trajet et de faire de nouvelles rencontres.

Marc-André Bourassa, Le Bic (Bas-Saint-Laurent)
Nous covoiturons !  Après quelques mois de vie en région (le Bas-Saint-Laurent dans notre cas), après quelques mois de travail dans des organismes de développement et d'engagement social, on intègre naturellement un réseau de connaissances et d'ami(e)s qui covoiturent avec nous. De plus, nous embarquons les autostopeurs... quand nous avons de la place.  Mon amoureuse et moi voyageons ensemble pour aller travailler dans la même ville. Par les temps qui courent, nous avons aussi à bord un ou deux stagiaires sur la banquette arrière et , au centre, notre bébé de 16 mois.  Le matin, en chemin vers le boulot, nous embarquons également Paul, presque chaque jour, à Luceville (village qui se trouve sur notre chemin entre Le Bic et Mont-Joli), question de remplir la pauvre voiture aux amortisseurs très sollicités avant de filer vers Mont-Joli, où nous travaillons et où Noémie se fait garder. Le soir, on reprend Paul toujours au même endroit précis du Centre-ville de Mont-Joli (au chaud chez un ami) pour le ramener chez lui sans frais car ses revenus personnels sont minimes.  Noémie jubile (quand elle ne dort pas) avec autant d'ami(e)s pour jouer en arrière!

Nous prenons à l'occasion l'autobus longue distance.  Il m'arrive de partir à midi de Mont-Joli (où se trouve mon bureau) en autobus longue distance (seul départ de la journée...) pour me rendre à une réunion d'affaires à Rimouski en début d'après-midi! Je profite de cette heure de transport sans avoir à conduire pour somnoler ou lire les documents préparatifs à ma rencontre de travail. L'auto reste ainsi ancrée à Mont-Joli et mon amoureuse me « ramasse » en passant par Rimouski en fin d'après-midi, pour filer vers le souper du Bic quelques kilomètres plus loin. Pour ne jamais se chercher, nous avons déterminé un seul point de rencontre infaillible et chaleureux (la brûlerie) où nous savons que c'est toujours là que l'autre nous attend! Il faut dire que les types d'emplois (contrats) que nous occupons permettent une grande souplesse d'horaire, ce qui n'est pas négligeable.

Je pédale ! Même si l'été est moins long et moins chaud au Bas-Saint-Laurent, je pédale à l'occasion, de mai à octobre (surtout par beau temps), pour effectuer le petit 15 kilomètres qui sépare l'appartement du Bic de la ville de Rimouski, que ce soit pour le travail ou pour d'autres raisons.  Dans ma remorque de vélo, je trimbale dans une grande poche imperméable du linge de rechange, mon sac de travail, un lunch, un kit de crevaison, des livres... La journée de travail est toujours plus productive quand on a fait le trajet en vélo plutôt qu'en voiture! C'est le meilleur entraînement possible pour se maintenir en santé et découvrir véritablement sa région.

...Et dans ans les cas extrêmes où toutes les possibilités sont épuisées, nous faisons du pouce. Il s'agit d'une méthode encore très fréquente et nécessaire en milieu rural.

Véronique Duval et David Bourdages, Rawdon
Nous sommes un jeune couple dans la vingtaine qui a choisi de vivre en région, à Rawdon, et de ne posséder qu'une seule voiture. Nous avons choisi une maison située près de l'atelier de David. De cette façon, il peut faire le parcours en bicyclette. Bien sûr, il faut y croire pour faire de la bicyclette même en hiver, dans la neige, à -30° C, ou sous la pluie battante! Mais cela comporte plusieurs avantages. David n'a pas besoin de s'entraîner ou de se réserver du temps pour faire de l'activité physique. Cela lui permet de se vivifier le matin et de décompresser le soir.  De plus, faire de la bicyclette l'hiver pour les petits parcours est beaucoup plus agréable qu'utiliser sa voiture. En effet, en voiture, on gèle carrément. Cela prend plus que 10 minutes pour réchauffer l'espace. En bicyclette, habillés comme nous sommes, et avec l'effort physique que ça demande, on se réchauffe très rapidement... à part le nez et les doigts!  Normalement, Véronique utilise sa bicyclette à l'année pour faire les courses et les petits déplacements. Cependant, comme elle sera dans les derniers mois de sa grossesse cet hiver, elle ne prendra pas le risque d'utiliser sa bicyclette sur la glace et dans la neige, pour limiter les risques de chute.

Jusqu'à aujourd'hui, il est arrivé très rarement que nous ayons eu des conflits d'agenda pour l'utilisation de la voiture. Véronique est travailleuse autonome et doit se déplacer environ une fois par semaine. Quand nous avions besoin de la voiture en même temps pour des raisons professionnelles, nous avons toujours réussi à emprunter la voiture d'un parent ou d'un ami, ou à trouver une solution de rechange. Ça force à se creuser les méninges plutôt que de choisir la solution facile.

Nous limitons au maximum l'utilisation de notre unique voiture. Lorsque Véronique doit aller à Montréal, elle conduit jusqu'à Terrebonne où il y a un service d'autobus ou elle se stationne à une station de métro, pour utiliser les transports en commun. Pour les petits trajets, nous utilisons notre vélo ou nos pieds. Lorsque nous devons faire des courses plus loin, nous attendons d'avoir plusieurs courses pour faire le voyage en voiture. Enfin, avec nos parents et amis, nous avons pris l'habitude de se téléphoner lorsque nous allons à Joliette ou à Montréal, pour demander si quelqu'un a besoin de quelque chose. Cela limite de beaucoup les déplacements et les dépenses en temps, en essence et en entretien. On vit davantage selon nos valeurs sociales et environnementales. On se sent plus responsables. On se sent plus en santé.

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Cocktail transport
En famille    

Robert Gauthier, Gatineau
Nous sommes une famille de cinq personnes et il y a cinq ans, nous nous sommes débarrassés d'une première voiture (rendue trop vieille). L'année suivante, nous avons changé la seconde voiture pour un modèle neuf de catégorie compact. Cette décision était basée sur le fait que nous demeurons en ville près des services, que les enfants peuvent se véhiculer en autobus ou en vélo, que les enfants grandissants ne nous accompagnent plus beaucoup lors de visites à l'extérieur et que si c'est nécessaire, nous louons un véhicule de type mini-van.

Pour ma part, d'avril à novembre, je voyage en vélo jusqu'au travail. Le reste de l'année, je prends le transport en commun. La région de Gatineau-Ottawa est quand même bien pourvue de pistes cyclables et de bandes réservées, mais le problème de cohabitation avec les automobilistes est toujours présent. Au travail, nous avons l'installation vestiaire-douches et suffisamment de supports à vélos, qui sont de plus en plus utilisés.

 Dans l'ensemble, pour ma part, me rendre au travail de façon écologique ne pose pas vraiment de problème, je le fais avec conviction et plaisir, et j'ai une grande satisfaction à voir mes enfants adhérer à ces principes.

François Privé,  Alma
J'ai 2 garçons de 5 et 7 ans, et je pratique le vélo avec eux, même en hiver .  Tous nous disaient que c'était dangereux.  Et je crois que ce serait vrai si je laissais mes enfants partir n'importe comment. Mais je les accompagne et nous prenons systématiquement les trottoirs. Ici, à Alma, ils sont le plus souvent vides.  On est très courtois tous les trois lorsqu'on croise un piéton, et on est protégés contre les voitures par le banc de neige.  Quand les enfants tombent, ils se font moins mal qu'en été, saison où l'asphalte leur ouvre la peau des genoux, des mains et des coudes.  Aucune blessure à date en hiver comparativement à une ou deux par jour en été.  Je leur ai recommandé de tenir leur pieds prêts pour les chutes éventuelles en les plaçant en canard et en appuyant sur les talons pour pouvoir faire un coup vite et poser un pied si l'adhérence des pneus nous joue un tour. On exerce ainsi les muscles et les réflexes utiles pour les pertes de contrôle.  On roule toujours à basse vitesse et on se tient en forme.  Je me suis muni d'un grand sac à dos pour faire ainsi mon épicerie ou pour trimbaler le matériel de sport des enfants lorsqu'on va au patin ou à la piscine.  C'est excellent pour leur estime de soi de constater qu'ils réussissent à faire très bien ce que plusieurs croient impossible. L'un des amis des garçons nous accompagne désormais dans plusieurs de nos sorties cyclistes hivernales.  De temps en temps, je rentre les vélos pour les faire dégeler et sécher.  J'en profite pour les laver et les huiler un peu. En évitant l'achat d'une voiture, cette saine habitude me fait sauver 7000$ par année, ce qui représente le prix d'un très gros voyage avec les enfants à chaque année, plus quelques voyages dans le sud pour moi.

Brigitte Blais, Montréal
Dans ma vie de tous les jours, j'utilise surtout le vélo, tant pour aller reconduire mes enfants à l'école que pour faire l'épicerie, aller à mes rendez-vous ou à mes loisirs. Le vélo est un transport très rapide sur de courtes distances (- de 10 km), ça réveille les sens le matin, ça nous réconcilie avec la météo parce qu'on apprend à s'adapter et à apprécier les aléas du temps. On économise aussi beaucoup d'argent et on se garde en forme. En pédalant à un rythme normal, on ne transpire pas. Et il est extrêmement rare qu'il pleuve aux heures de pointe. Sans oublier qu'on dépasse souvent les voitures, ce qui entraîne une certaine satisfaction !

J'utilise Communauto lorsque j'ai une série de commissions à faire ou lorsque la destination est éloignée et que je manque de temps pour m'y rendre en transport en commun. J'utilise Communauto également pour aller chercher ma mère, pour visiter ma parenté à l'extérieur de l'île de Montréal et parfois, pour aller faire du vélo à l'extérieur de la ville. Louer une voiture avec Communauto est très facile. Bien qu'à l'occasion nos plans changent à la dernière minute, en général, ce système nous force à mieux planifier nos déplacements. Et on n'a pas à payer les assurances, les réparations et l'entretien, ni à déneiger les stationnements, etc. C'est agréable de se décharger de ces responsabilités.

Mon innovation cette année : question de limiter le nombre de voitures dans les rues et dans le but de s'alléger la tâche, j'ai organisé du covoiturage d'enfants avec les parents d'un petit ami du même club de gym que notre fils. Plutôt que d'accompagner notre fils trois fois par semaine, j'y vais une seule fois, ce qui diminue mes coûts de déplacements et diminue mon stress lié à cet horaire chargé. Nous sommes maintenant trois parents à se partager trois entraînements, et ça fait l'affaire de tout le monde. Pendant que nos enfants s'entraînent, on en profite pour aller faire l'épicerie avec la voiture, ce qui rend l'utilisation de la voiture encore plus profitable.

En hiver, nous marchons ou prenons l'autobus de ville pour aller à l'école. Le reste se fait en autobus ou parfois avec Communauto ou notre camionette familiale. L'hiver est beaucoup plus agréable quand on n'a pas de voiture à déneiger, pas de stress à conduire dans la neige, quand on a le plaisir de sentir la fraîcheur et le soleil sur nos joues et qu'on peut lire dans l'autobus ou le métro. Les enfants adorent aller à la garderie ou à l'école en se faisant tirer dans un traîneau. Et que dire des bains de soleil que nous pouvons prendre en attendant l'autobus à l'abri du vent en plein mois de janvier!

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Vélo
Vélo 3 saisons

Jean-François Bastien, Gatineau
Depuis maintenant plus de sept ans, je voyage six mois par année (de mai à octobre inclusivement) à bicyclette pour aller travailler. Le fait de parcourir ce trajet de 7,5 km (donc, 15 km par jour, aller-retour) me permet de garder la forme durant tout l'été et de faire des économies. C'est aussi plus rapide que le transport en voiture puisque je ne suis pas pris dans les bouchons de circulation. Aussi, ce moyen de transport est excellent pour l'environnement puisque aucune pollution n'est engendrée lors de mes déplacements. De plus, le voyagement à bicyclette donne l'entière liberté au cycliste de se déplacer à toute heure de la journée sans se soucier d'éviter les heures de pointe, par exemple. En cas de pluie, il suffit de se munir d'un bon imperméable et le tour est joué. Un parcours à vélo, ça commence tellement bien la journée : on se sent réveillé et prêt à attaquer notre travail! De la même façon, pour le retour à la maison, que demander de mieux qu'une bonne balade à vélo pour décompresser de sa journée de travail? Ce qui est vraiment fantastique, c'est que lorsque vous serez de retour à la maison, votre exercice de la journée aura déjà été fait!

Jean Roy, Gatineau
En 1997, j'ai opté pour le vélo-boulot pour la période de mars à décembre. Craignant la pratique du vélo sur la glace et la neige, l'hiver, j'utilise le transport en commun.  La pratique du vélo pour se rendre au travail demande tout de même un minimum d'organisation et d'équipement.

Les avantages du vélo-boulot sont très nombreux. Je suis maintenant un champion de l'autonomie, de la rapidité, de l'économie, et en prime, je maintiens une bonne forme physique. Peu importe la situation et la journée, je parcours ma distance de 9 km entre 19 et 22 minutes - mon seul ennemi (et parfois mon ami), monsieur le vent. Sur mon trajet, il n'y a jamais d'embouteillage, jamais de stress, jamais de recherche pour une place de stationnement, je n'ai jamais besoin de faire le plein, et il n'y a pas de hausse de prime d'assurance-auto. Après une bonne douche, j'arrive au travail frais et dispos, prêt à affronter une autre journée.

Pour mettre en place votre moyen de transport écologique, voici quelques conseils. Je vous recommande un vélo de montagne bas de gamme. J'ai payé le mien 329 $, ce qui est suffisant. Les voleurs recherchent généralement les vélos haut de gamme, donc pas de danger de ce côté-là. Vous aurez besoin d'un sac et de son support pour transporter vos vêtements, portable, cellulaire et, parfois, des documents. Je recommande fortement d'acheter un sac complètement imperméable pour garder le contenu au sec (environ 100 $). Choisissez un sac qui s'accrochera fermement au support de vélo. Dans votre sac, il vous faudra une chambre à air de rechange, une pompe, ainsi que les outils de base pour réparer les bris mécaniques, principalement les crevaisons. En général, durant le printemps et l'automne, vos vêtements de ski de fond feront l'affaire. Pour garder vos pieds bien au chaud et au sec, les couvre-chaussures de vélo sont indispensables. Un balaclava  sous votre casque de vélo préservera des engelures vos oreilles et les parties sensibles de votre tête. En été, un cuissard et un T-shirt seront généralement suffisants. Prévoyez un coupe-vent et un imperméable légers en cas de pluie. Pour assurer votre sécurité et être bien vu, un phare à l'avant et un clignotant rouge à l'arrière sont essentiels.

Lydie Servanin, Montréal
Nous sommes un couple dans la fin vingtaine qui pratique le vélo urbain depuis huit ans environ. Avec les années, notre emploi du vélo s'est appliqué à de plus en plus d'aspects de notre vie, jusqu'à devenir un compagnon indispensable jour après jour. Plus encore, le vélo est pour nous une passion et une source constante de liberté et de bien-être.

Au fur et à mesure que le vélo est entré dans notre vie, il l'a modelé. Il nous a ouvert les yeux sur les concepts d'urbanité, de communauté, de proximité et de simplicité, bref sur la vie. Il nous a aussi libéré de beaucoup de contraintes qui aliènent notre quotidien
(auto, coûts du transport, trafic, travail pour payer les dépenses supplémentaires, etc.).
Il nous a fait gagner du temps, épargner beaucoup d'argent, garder la forme, découvrir pleins de coins inconnus de notre ville (ruelles, petits parcs et jardins, quartiers industriels,...).

début, je n'utilisais le vélo que durant les mois d'été, pour des déplacements utilitaires surtout pour faire mes courses ou visiter des amis. J'avais plusieurs peurs par rapport au vélo : je trouvais ça épuisant au début et l'idée d'avoir à monter la côte Sherbrooke ou d'être prise par la pluie me faisait parfois enrager. Avec la pratique, j'ai réalisé que les distances sont beaucoup moins grandes que je pensais. Chaque jour je réalise à quel point des distances et obstacles que je croyais impossible à franchir se surmontent facilement. Nos pires ennemis sont notre attitude, nos préjugés et nos peurs face au vélo.

Il est vrai que les débuts sont un peu plus difficiles : eh oui, il faut faire travailler ces muscles engourdis. Mais il ne faut pas se décourager, parce que tout n'est PAS à recommencer chaque année : notre corps (et surtout notre mental) s'habitue petit à petit, sans trop d'effort. Je crois qu'il faut y aller graduellement, il ne faut pas se forcer et en faire une obligation. Cependant, l'apprentissage du vélo en ville implique toujours un petit effort de volonté au moment du départ, il faut parfois passer par-dessus la tentation du laisser-faire. Je ne crois pas l'avoir jamais regretté.

J'ai aussi compris avec le temps que le vélo de ville est un sport de paresseux. Personnellement, je suis une personne qui déteste la compétition et les sports éreintants. En fait, le vélo est une machine extraordinaire qui nous sauve des efforts. C'est beaucoup moins forçant que la marche, d'une part, et ça va beaucoup plus vite que le transport en commun. Moi qui suis toujours dernière minute je suis toujours ravie de savoir que je peux me rendre en quinze minutes à mon travail (ce qui prend 40 minutes en autobus) et en trois minutes à mon épicerie.

Finalement, il faut aussi un vélo agréable à conduire (ergonomique et à
notre taille) et confortable (une bonne selle est importante). Surtout, il n'est pas nécessaire d'avoir tout l'équipement vestimentaire à vélo. Je me promène toujours avec les vêtements que j'aime, même en talons hauts et en jupe. Vélo et coquetterie peuvent se conjuguer. Si les conditions climatiques ne s'y prêtent pas, je fais le trajet avec des vêtements bien confortables puis je me change en arrivant à destination.

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Vélo
Vélo l'hiver

Nicolas Boisclair, Longueuil
Durant 4 mois, en saison froide, on ne me permet plus mon quotidien voyage sur le pont, soit du 1er décembre au 31 mars. Tristesse, le pont ferme aux vélos! Et l'automobile? Il n'en est pas question pour moi! La position est trop statique et j'ai besoin de mon exercice quotidien. De plus, être pris dans les fréquents embouteillages d'hiver, déneiger l'auto en respirant les gaz d'échappement, quelle horreur!

J'enfile donc un manteau d'hiver, une cagoule et un casque, en plus d'un pantalon étanche par-dessus mon pantalon de travail, et je me rends tout doucement avec mon vélo sur-graissé (pour l'hiver) jusqu'au métro Longueuil. Je verrouille mon fidèle compagnon métallique puis je saute dans le métro pour une ballade de 20 minutes qui me mène à la station de métro Laurier où m'attend fidèlement un autre vieux vélo sur-graissé verrouillé avec un super cadenas, pour effectuer le restant du trajet jusqu'au boulot. À l'arrivée, je retire les pantalons étanches et j'enfile les chaussettes et souliers secs qui m'attendent, bien au chaud sous mon bureau.

Séléna Hinse, Montréal
Pour tous mes déplacements à l'intérieur de l'île et quelle que soit la saison, c'est à vélo que je roule. D'abord, rouler, c'est un bon moyen de bouger et de prendre l'air sans couper dans l'horaire. Je voyage de quatre à cinq fois par semaine entre l'université et chez moi, les deux étant séparés par près de 10 kilomètres. En bout de semaine, ça représente bien quelques heures d'activité physique et de plein air que je n'aurais pas nécessairement pu placer ailleurs dans le temps. Autre aspect très agréable : les routes et les pistes cyclables sont de moins en moins occupées dès septembre et deviennent de plus en plus tranquilles à mesure qu'on va vers la neige.

Pour rouler l'hiver, il faut être bien avisé. Pour ma part, j'ai demandé conseil à des amis qui en avaient fait l'expérience ainsi qu'à quelques spécialistes d'ateliers de réparation de vélos. D'abord, il faut se munir de pneus d'hiver, à caoutchouc plus mou. Il faut aussi prévoir de bons freins à gomme molle, et de l'huile à chaîne filante. Le calcium et l'eau étant particulièrement dommageables pour le vélo, on suggère de lui donner une bonne douche quelques fois durant l'hiver. On peut aussi faire doucher son vélo dans une boutique de réparation pour peu de frais, et ça permet du coup d'avoir un compte-rendu fiable de l'état de son véhicule. En fait, pour faire du vélo l'hiver, il faut simplement en avoir envie et bien s'informer, puis être un minimum discipliné.

Philippe Terrier, Montréal
Cet hiver sera mon sixième hiver à vélo. J'utilise des sous-vêtements (un collant) et un tricot en polypropylène directement en contact avec le corps. Cela permet d'évacuer la sueur. Évitez les vêtements en coton, qui restent humides. Ajoutez une couche de type veste polaire ou duvet, puis la couche extérieure de type coupe-vent imperméable. Un cache-cou et un bonnet léger entrant sous le casque viennent limiter les pertes de chaleur par la tête. Pour les pieds, le choix des chaussettes est important. Évitez une fois de plus le coton. Optez pour les fibres synthétiques ou naturelles, comme la laine par exemple. De bonnes chaussures de randonnée font l'affaire. Selon moi, l'utilisation de guêtres pour limiter les entrées de neige dans les souliers et éviter le refroidissement du pied et de la cheville constitue un point important. Le choix des gants reste un point critique. Avec le vent, les pertes de chaleur par le bout des doigts sont importantes. Selon moi, les mitaines (ou moufles) sont plus chaudes que les gants car les doigts peuvent se réchauffer les uns contre les autres. Là encore, pour avoir une solution bon marché, on peut opter pour le multi-couches. De petits gants bien ajustés puis, par-dessus, des gants de type « gant de chantier ou de travail » achetés dans des boutiques de bricolage ou des boutiques pour les travailleurs de la construction.

Soyez visible, surtout si vous roulez la nuit.  Bien sûr, il existe beaucoup de lampes de vélo, mais les magasins de plongée sous-marine proposent des lampes à éclat (flash) qui émettent une forte énergie lumineuse. Un casque est indispensable. Si vous en achetez un nouveau, assurez-vous de prévoir l'épaisseur du bonnet dans le choix de la taille.  Sachez observer le sol. Dans la mesure du possible, roulez dans les zones dégagées. Lorsque la neige recouvre le sol, il est parfois difficile de voir les plaques de glace ou encore les obstacles qui pourraient vous déstabiliser. Aux intersections, ne ralentissez pas au dernier moment, vérifiez toujours si les autos qui vous suivent ne sont pas trop proches. Modérez l'usage du frein avant et ne freinez jamais dans une courbe. Le regard et la vision sont d'autant plus importants que le bonnet ou le bandeau de tête réduisent l'utilisation de l'oreille

En hiver, les problèmes de gel des câbles dans leurs gaines sont les plus fréquents. Le cheminement du câble et l'état de la gaine y sont pour quelque chose.  Si vous avez un espace chauffé pour entrer votre vélo le soir, ou entre les trajets, c'est bien. Cependant, quand le temps passé au chaud est trop court, le dégel produit de l'eau qui pénètre partout et qui gèle dès que vous sortez., il est moins problématique de laisser votre monture au froid.

Pour ceux qui traversent le Plateau Mont-Royal, les pistes cyclables de la rue Cherrier, entre le parc Lafontaine et la rue Berri, et la descente de la rue Berri entre Cherrier et Viger sont déneigées de temps en temps. Je pense qu'il est plus prudent d'éviter les trop grandes avenues  comme St-Joseph, St-Denis ou Mont-Royal. Si vous choisissez de petites rues, assurez-vous que les voitures puissent vous dépasser facilement. Les rues moyennes comme la rue Gilford (parallèle à St-Joseph) présentent un bon compromis. Bien dégagées, larges, éclairées, sans trop de circulation, ces rues sont agréables et plus sécuritaires.

En roulant à vélo, vous contribuez à lutter contre la pollution atmosphérique et les changements climatiques, tout en contribuant à améliorer votre santé par un exercice régulier.

 

Marche

Richard Landry, Montréal
Il y a 10 ans, j'ai emménagé dans mon quartier à cause notamment de la proximité des transports en commun : j'habite à 30 mètres de l'arrêt d'autobus qui mène au métro. Soucieux de ma santé, j'ai toujours pratiqué des sports comme la nage, la bicyclette ou le ski de fond. Mais, avec les années, c'est devenu de plus en plus difficile de concilier la pratique régulière d'un sport avec le travail, les études et une famille de plus en plus nombreuse.

Quand mon médecin m'a signalé des problèmes de tension artérielle, j'ai réalisé que j'avais l'illusion d'être un sportif et qu'il pouvait en fait se passer 5 ou 10 jours sans que je puisse trouver le temps nécessaire ou propice pour une heure de vélo, de ski de fond ou de piscine (deux heures si je compte le transport et le temps de vestiaire).

J'ai alors décidé d'intégrer l'exercice physique dans mon temps de transport au travail. J'habite à exactement à 3 km de la station de métro. Avec l'autobus, compte tenu des temps d'attente, je prends environ 15 minutes pour m'y rendre. D'un pas rapide, j'y suis en 30 minutes. Soir et matin, cinq fois la semaine, c'est 30 km de marche qui suffisent à contrôler ma tension artérielle, à m'aérer les idées et à mieux connaître les gens de mon quartier. Un de mes voisins m'a même emboîté le pas récemment et son épouse trouve l'idée si formidable qu'elle se rend souvent une station de métro plus loin que nous, ajoutant ainsi un bon kilomètre à ce qui devient sa nouvelle routine quotidienne. Certes, je pars un peu plus tôt, j'arrive à la maison un peu plus tard, mais c'est plus facile de gérer un écart de 15 minutes que de trouver des plages horaires de deux heures.

Évidemment, j'ai modifié un peu mon habillement pour pouvoir enlever facilement des pelures et ne pas avoir trop chaud. Dans le sac à dos où je range ces pelures, je garde lunettes fumées ou casquette fluo pour être visible des automobilistes. En effet, même si je prends les rues moins passantes ou les allées d'un parc, j'ai l'impression que, à 7 h du matin, plusieurs fonctionnent au pilote automatique.  Par ailleurs, à l'arrivée ou au départ du bureau, je change de bas et de chaussures et je m'hydrate comme il faut. Voilà maintenant trois ans que je garde cette habitude et je m'en trouve fort aise.

Viviane Blais, Montréal
J'habite le Plateau Mont-Royal et depuis cinq mois, je fais tous mes déplacements à pied pour le travail, mes rendez-vous médicaux, l'épicerie - sauf à quelques rares occasions, où je sors mon livret de billets de la STM.

Même les jours de pluie, je mets mon imperméable avec capuchon et je prends une bonne marche. Les avantages :

 1) Je n'attends jamais dans le trafic;

 2) J'économise beaucoup puisque ça ne me coûte jamais plus de 20 $ par mois en transport;

 3) Je garde la forme puisque je fais chaque jour entre 60 et 75 minutes d'exercice à intensité modérée (marche rapide), juste pour mes déplacements liés au travail;

 4) Je profite de ces moments d'exercice réguliers pour planifier ma journée, faire le point, ou simplement mettre mon esprit au repos.

Je conseille aux gens qui ont la possibilité de faire la majorité de leurs déplacements à pied de se procurer, bien sûr, de bons souliers de marche, et aussi un bon sac à dos pour transporter leurs choses (peut-être aussi un sac sur roulettes pour les provisions).  Le soir, il vaut mieux privilégier les rues bien éclairées et passantes mais le jour, pourquoi ne pas varier ses trajets et profiter de la verdure dans les parcs s'il y en a sur son chemin?

 

Covoiturage

Debby Ann PHILIE, Shebrooke
De 2000 à 2003, j'étais aux études à l'Université de Sherbrooke, sur le campus de Sherbrooke Ouest, et je passais mes fins de semaine ici, en campagne de Montréal. Pendant deux ans, j'ai fait du covoiturage comme passagère avec des connaissances et des colocs. J'y trouvais l'avantage de ne pas avoir à me soucier des conditions de route pas évidentes en hiver (ce n'est pas moi qui conduisais) ni de l'entretien de la voiture. Partir une journée plus tôt que nécessaire (ou un autre changement d'horaire) me donnait soit une bonne raison d'avancer mes travaux dans le calme de mon environnement étudiant, soit une bonne raison de me reposer de ces travaux. Pour ce qui est du lieu de rencontre pour les départs de Montréal, un point de jonction sur la 10 était toujours privilégié : ça évitait un détour au conducteur et ce lieu était situé près de chez moi. Puis, pour les départs de Sherbrooke, ceux avec qui je faisais du covoiturage habitaient tout près de chez moi ou avec moi, tout simplement! Enfin, le covoiturage était beaucoup moins coûteux (15 $ aller-retour) que  de voyager seule avec sa voiture (30 $ aller-retour juste en essence). Bref, c'était un choix facile, considérant tous ces avantages!

Sophie Hardy, Chicoutimi
Avec le covoiturage, les avantages financiers sont très importants, surtout lorsque nous habitons à 60 km de notre lieu de travail. C'est le principal incitatif, mais il y a d'autres avantages : cela nous oblige à être ponctuel et le trajet paraît moins long. C'est aussi moins stressant que d'être seul, particulièrement l'hiver. De plus, chacun de nous n'a qu'une voiture pour la famille et nous sommes deux dont la voiture appartient au conjoint... Cela évite donc l'achat d'une deuxième voiture.

Il y a plusieurs services de covoiturage à Montréal, mais pas nécessairement ailleurs. Cependant, le ministère des Transports du Québec offre un service de jumelage pour le covoiturage domicile-travail sur son site Internet. Nous avons utilisé ce service pour monter notre « équipe ». Il est bon de laisser nos offres car en raison des changements d'emploi, on peut parfois perdre des équipiers. Nous avons un point de rendez-vous où nous laissons les autres voitures s'il y en a, ou bien la personne qui conduit modifie un peu son parcours pour aller chercher les autres.  La plupart des gens travaillent selon un horaire de bureau, donc il est relativement facile de s'adapter. Il faut cependant accepter, à l'occasion, de modifier les heures d'arrivée et de départ du travail et ce n'est pas toujours facile de négocier avec les patrons ! Dans notre cas, chaque semaine réserve ses surprises (réunion, absence à l'extérieur, visite au garage...), donc nous devons changer de voiture et parfois d'heures de départ, ou encore utiliser les autobus pour un des parcours. Il doit donc être facile de communiquer avec les membres en tout temps ou de pouvoir laisser des messages (ce qui est parfois fastidieux lorsqu'il y a trois téléphones à faire). Nous avons fait une feuille de route qui nous permet de tenir un registre de la voiture utilisée et des personnes présentes à chaque parcours. Nous pouvons donc, chaque semaine, faire le compte des dettes de chacun. Dans notre cas, un prix est fixé pour chaque transport puisqu'il arrive que quelqu'un covoiture seulement pour un aller, par exemple.

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Location et partage de voiture

Stéphanie et François Régnier, Montréal
En fait, dans notre cas, il n'y a pas de système de partage d'auto à proprement parler. Nous avons plusieurs amis qui ont des voitures et qui sont disposés à nous la prêter si eux-mêmes n'en ont pas besoin. Il s'agit d'un climat de confiance et le prêt ne repose jamais sur un échange. Nous refaisons toujours le plein avant de rendre la voiture, à titre de remerciement. Mais s'il n'y a pas d'engagement particulier, nos amis savent très bien qu'ils peuvent compter sur nous en toutes circonstances et c'est dans l'unique objectif de nous rendre service qu'ils proposent leur véhicule. Et lorsque la situation se présente pour eux, ils n'hésitent pas à nous demander quelque chose. Cela ne se circonscrit pas à des situations précises mais, à titre d'exemples, ça peut être participer au montage d'une mezzanine, accorder du temps pour expliquer le fonctionnement d'un logiciel, donner un coup de main pour repeindre un appartement avant aménagement, ou encore participer au déménagement. Ça peut être aussi prêter ses outils de bricolage (ce que je fais depuis toujours), ses livres, partager ses disques, donner des conseils en photographie parce que c'est dans mes cordes.

Donc, lorsque le besoin se présente, nous n'hésitons pas à demander, et si aucun de nos amis n'est en mesure de nous prêter sa voiture, nous en louons une. C'est ce qui arrive lorsque nous partons pour plusieurs jours de suite quand nous prenons des vacances à la campagne l'été. Et il arrive, plusieurs fois par an, que l'on nous propose une voiture lors de départs en vacances au loin, donc par avion. Dans ces cas, nos amis savent qu'on prendra soin de leur voiture, du chat parfois, des plantes et du courrier. En plus, si nous sommes disponibles, nous les accompagnons à l'aéroport et allons les y chercher. Ils n'auront pas le souci du stationnement alterné dans la rue à résoudre par exemple, ou du passage de la déneigeuse.

Nous ne sommes pas de gros utilisateurs de voiture. Tout au long de l'année, lorsque le temps le permet et que les distances sont raisonnables, nous circulons à vélo tous les deux. La neige venue, la circulation devient plus dangereuse et la température de l'hiver plus agressive, aussi nous nous rabattons sur le transport en commun.

Un autre aspect lié à l'usage d'une voiture : le plus souvent, c'est pour déplacer quelque chose d'encombrant, par exemple lors de l'achat d'un meuble. Et lorsque nous avons une telle course à faire, nous ne manquons pas de prévenir nos amis proches qui ne possèdent pas de voiture, et nos voisins, qui peuvent par la même occasion bénéficier de l'opportunité du moment.

Un des véritable enjeu dans notre société : promouvoir davantage la notion de partage en tant que valeur, au lieu d'embellir sans cesse le contrôle à tout prix et l'évitement des contraintes.

Enfin, si j'avais un slogan, ce serait « Vive la circulation... des idées! »

François Langevin, Montréal
« Si j'avais un char, ça changerait ma vie », chantait Stephen Faulkner la voix pleine de désir et de regret. Eh bien moi, j'en ai eu une voiture. Oh, pas un bolide ni un modèle de l'année, loin de là! Plutôt du genre Hyundai Excel criblée par la rouille. Elle et moi, ce n'était pas une affaire de coeur, mais un mariage de raison. Elle avait quatre roues, démarrait au quart de tour et me permettait de faire mes courses et de sortir de la ville quand j'en avais envie. Autrement, elle lézardait dans la ruelle derrière chez moi, ce qui ne me coûtait rien d'autre qu'un peu de temps et d'huile de bras pour la déneiger en hiver.  Hélas, toute bonne chose a une fin. L'usure et la rouille ont fait leur sale besogne sur ma protégée (avec un « p » minuscule, bien entendu!), et les circonstances de ma vie ont changé. Nouvelle blonde déjà motorisée, nouveau logement sans stationnement en ruelle, télétravail sans pérégrinations. Un jour, distrait comme je suis, j'ai laissé traîner ma « minoune » du mauvais côté de la rue à l'heure fatidique du passage de la balayeuse. Naturellement, elle s'est fait glisser une contravention de 42 $ sous l'essuie-glace. C'était un signe : mon char n'était plus synonyme de liberté, mais d'esclavage. Le moment était venu de m'en défaire, et c'est ce que j'ai fait.

Le sevrage n'a pas été trop pénible, les solutions de rechange étant nombreuses. En ville, les deux tiers de l'année, je fais une bonne partie de mes déplacements en vélo, ce qui me plaît beaucoup de toute façon. Autrement, je me débrouille avec le transport en commun - le métro passe tout près de chez moi - et d'occasionnelles courses en taxi. Pour les voyages qui nécessitent un véhicule personnel et que je ne peux pas faire en compagnie ou avec l'aide d'un parent ou d'un ami motorisé (en assumant ma part des coûts bien entendu!), la solution est évidente : le service d'auto-partage Communauto.

Évidente parce que :

  • les cotisations et les tarifs de location sont raisonnables;
  • l'entreprise a un stationnement juste au coin de ma rue;
  • l'adhésion est simple et les droits sont remboursables;
  • les réservations sont faciles à faire, et le personnel est efficace et sympathique;
  • le système fonctionne très bien et s'améliore constamment.

L'auto-partage comporte bien sûr certains inconvénients. Il faut réserver son auto à l'avance et bien planifier ses déplacements pour revenir au point de départ à l'heure prévue - pas de flânerie ou de vagabondage! On oublie aussi les voitures haut de gamme; il n'y a que des modèles compacts et économiques. Par contre, on peut faire installer des accessoires comme un porte-vélo ou une boîte de transport à un coût raisonnable.  Bref, pas besoin d'avoir sa propre auto pour mettre « le nez dehors » ou « se promener au bord de la Gaspésie »... Si c'est un char qu'il te faut, mon Stephen, renseigne-toi, y'a peut-être moyen de t'organiser sans te faire organiser!

Antoine Thomasset-Laperrière, Montréal
En plus de recourir aux services de Communauto, j'utilise ceux des locateurs d'automobiles conventionnels. Pour se déplacer à l'extérieur de la ville ou vers des lieux qui sont mal desservis par les transports collectifs conventionnels, c'est une formule intéressante, plus particulièrement les fins de semaine où les entreprises proposent des tarifs avantageux de location.

En ce qui concerne les coûts de location que j'ai défrayés au cours des quatre dernières années, ils ont représenté en moyenne entre 30 et 35 $ par jour de location (assurances, immatriculation, dépréciation, coût du financement, entretien, pneus et taxes incluses), auxquels il fallait ajouter les coûts de l'essence, soit près de 7 ¢ du km. Le coût global a représenté environ 25 ¢ du km, tout inclus. C'est bien inférieur au coût de propriété et de fonctionnement d'un véhicule compact.

Avantages
  • Véhicules neufs, propres et en bon état mécanique (moins de 50 000 km à l'odomètre, nettoyés entre chaque location, plusieurs avec climatisation).
  • Coûts inférieurs à ceux d'une automobile personnelle, car on paie selon le nombre de jours où l'on a besoin du véhicule.
  • Remplacement du véhicule en cas d'accident, de panne majeure ou de vol.
  • Possibilité de prendre le véhicule à une agence et de le remettre ailleurs (entre le centre-ville et l'aéroport, par exemple).
  • Sur-classement lorsqu'un véhicule de la catégorie réservée n'est pas disponible. Ce véhicule est généralement plus confortable.
  • Accumulation de points dans certains programmes de fidélisation (Aéroplan, Air Miles, cartes de crédit...).
Inconvénients
  • La plupart des entreprises de location exigent l'âge minimum de 21 ans et la possession d'une carte de crédit (garantie de dépôt et de paiement).
  • Des frais additionnels sont généralement exigés pour les conducteurs-trices supplémentaires (10 à 15 $ par jour). Les personnes qui n'ont pas une assurance avec leur carte de crédit peuvent se procurer l'assurance de l'entreprise de location (15 à 25 $ par jour, franchise jusqu'à 1 000 $), ou encore utiliser l'assurance automobile de leur véhicule personnel (si le contrat d'assurance le permet).
  • La prise en charge du véhicule doit se faire pendant les heures d'ouverture (quelquefois, le retour du véhicule aussi). Cela nécessite un certain temps, allant de cinq minutes à quelques heures, selon l'affluence et la disponibilité réelle des véhicules (remplir le contrat, préciser les options, faire l'inspection du véhicule, etc.).
  • La grande majorité des agences proposent des locations par tranche de 24 heures. Si on a besoin du véhicule pour moins de 24 heures, il faut payer pour la journée complète.
  • Un véhicule offert en sur-classement consomme généralement davantage d'essence. Même si on ne l'utilise pas, le système de climatisation représente un poids additionnel à déplacer et entraîne une consommation accrue de carburant.
  • Les agences de location participant à un programme de fidélisation ont généralement des tarifs plus élevés que les autres (rien n'est gratuit)!
  • Coûts sociétaux plus importants par rapport à l'usage des transports collectifs terrestres, car risque d'accident plus élevé et pollution atmosphérique accrue.

Quelques trucs...

  • Il est utile de comparer les prix d'une entreprise à l'autre, car ils peuvent varier du simple au double pour des véhicules comparables. Téléphoner aux agences ou visiter leur site Internet.
  • Au sein de la même entreprise, les tarifs peuvent varier pour la même catégorie de véhicules. C'est généralement moins coûteux du vendredi au lundi. De plus, il en coûte autant pour louer durant une semaine que pour six jours consécutifs.
  • Il est préférable de réserver quelques jours à l'avance, principalement à l'approche des congés, quitte à modifier ou annuler la réservation plus tard. Il n'en coûte rien pour réserver, ni pour annuler.
  • En utilisant une carte de crédit qui offre des assurances pour la location de véhicules, on épargne des montants substantiels par rapport aux assurances proposées par les locateurs d'automobiles, tout en bénéficiant d'une meilleure couverture. Attention aux clauses de responsabilité civile et à celles qui sont relatives au nombre de passagers couverts.
  • Les assurances complémentaires proposées par les locateurs (pneus, pare-brise, vol du contenu du véhicule, assistance routière) ne m'auraient jamais été utiles si je les avais souscrites. Je loue régulièrement des véhicules depuis douze ans et n'ai jamais eu de crevaison, ni de vol. Une portière cabossée et trois dommages au pare-brise sont survenus au cours de cette période et ils ont été couverts par l'assurance de ma carte de crédit, sans franchise. La grande majorité des véhicules loués sont sous garantie et bénéficient de l'assistance routière du constructeur. Tout dépend de votre degré de tolérance au risque.
 

Taxi

Lise Mareschal, Montréal
Je suis une professionnelle dans la trentaine et je pourrais aisément me permettre l'achat d'une voiture. Toutefois, mon conjoint et moi ne possédons pas d'automobile, par choix écologique mais aussi pratique.

Ma situation de piétonne m'amène donc à prendre régulièrement le taxi pour mes déplacements personnels : une à deux fois par semaine. Raisons pour lesquelles je préfère prendre un taxi plutôt que ma propre voiture :

  • Je n'ai pas à chercher ni à payer du stationnement au centre-ville;
  • Le service est de porte à porte (pratique avec les rigueurs du climat québécois);
  • L'hiver, je n'ai pas à déblayer de voiture, et en plus, elle est déjà toute réchauffée;
  • Lorsque je sors le samedi soir, je n'ai pas à me soucier de ma consommation d'alcool puisque
  • Je ne conduis pas;
  • Je n'ai pas à subir le stress de la route ou de conditions climatiques difficiles;
  • La bonne humeur juste à penser aux problèmes que j'évite : pas de panne, pas d'accident, pas de chauffards stressés;
  • Et ça permet de faire un brin de jasette avec le chauffeur...
  • Le taxi me permet d'épargner beaucoup de sous, à preuve :
  • Stationnement en ville : 8 à 15 $ / soir (la course en taxi m'en coûte 12 $);
  • Essence : min. 0,8 $/litre, à un plein de 25 litres par semaine = 20 $;
  • Garage ou stationnement résidentiel (ou frais de déneigement) : 70 $/mois pour au moins 3-4 mois;
  • Assurances voiture :...;
  • Paiements mensuels : min. 230 $/mois;
  • Entretien (changement d'huile, de pneus, etc.) :...
  • Tous ces frais s'élèvent à environ 5000 $ à 6000 $/an, alors que le taxi me revient à moins de 1500 $/an.   Mais ce qui est surtout merveilleux, c'est que les économies générées me permettent de m'adonner 3 à 4 fois par an à mon activité préférée : voyager !  Tout compte fait, être écolo, ça rapporte!!
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