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Transport écologique
Témoignages
Malijaï CAULET, Montréal Même si la durée totale du trajet vélo + métro est la même que si je faisais tout le trajet à bicyclette, j'arrive au travail moins fatiguée (10 km environ de trajet au total avec la traversée/contournement du Mont-Royal) et, surtout, je ne circule pas au centre-ville, où je considère que les conditions de qualité de l'air et de sécurité routière ne sont pas idéales pour les cyclistes. En cinq ans, mon vélo, qui était neuf, n'a pas été volé ni vandalisé. Il est de bonne qualité mais j'ai pris soin d'enlever tous les logos et autres marques de fabrication. Je le stationne dans les dispositifs à mâchoires prévus à cet effet, avec un cadenas en U et un autre en forme de gros câble qui solidarise les roues au cadre. Mehdi ZAHAF, Montréal En été comme au printemps et à l'automne, le vélo est le mot d'ordre. Je n'ai pas essayé de faire du vélo en hiver mais j'ai combiné ce moyen de transport au bus et au métro, et j'ai trouvé que c'était une excellente combinaison. Un tel système présente deux avantages : le premier se situe au niveau de la santé. Il est certain que faire du vélo me permet de faire de l'exercice, comparativement au mode plus statique qu'est celui des transports en commun. Le deuxième avantage - indirect - réside dans le fait qu'il y ait une voiture en moins qui circule en ville. Aussi, dans la majorité des stations de métro, la STM offre des stationnements pour vélo, rendant cette combinaison plus accessible si vous travaillez ou étudiez près d'un métro. Afin d'éviter tout problème de vol, j'utilise toujours deux cadenas pour un maximum de sécurité. Avec les saisons « tempérées », c'est-à-dire quand il fait bon, j'essaie de marcher au lieu de prendre le bus ou le métro. Je pense que l'ambiance et l'état d'esprit dans lesquels nous sommes en été comme au printemps favorisent beaucoup la marche à pied. Pour terminer, j'ai dû louer quelques fois une voiture pour deux ou trois jours, dépendamment de mes besoins. Lors de la location, j'ai toujours essayé d'avoir des petites cylindrées, pour deux raisons : économique et environnementale. L'avantage de la location de voiture, c'est que l'on peut jouir de ce moyen de transport sans pour autant continuer à augmenter la pollution, et que ça nous évite d'avoir à payer les frais reliés à l'entretien d'une voiture! Geneviève Peeren, Montréal Cela dit, je pense n'avoir eu que très rarement l'envie de posséder
une auto. Je suis depuis toujours adepte du cocktail transport : bus, métro,
parfois un taxi, parfois une voiture de location (je suis membre de l'excellent
réseau Communauto), le train, la bicyclette... Et mes pieds ! Car je
marche énormément, surtout l'hiver quand ma bicyclette est reléguée
au garage, et je vous assure que j'ai rarement froid, car si je dois
mais comment fais-tu pour faire ton épicerie et pour les fins de semaine ? Réponse :
Cocktail transport Julie Drouin, St-Lazare Pour supporter les coûts de cet achat (ayant seulement un salaire puisque je reste à la maison avec mes enfants; sans compter l'augmentation du budget relié à l'essence), nous avons décidé de vendre nos deux voitures pour les remplacer par la fourgonnette (choisie surtout en fonction de la consommation d'essence). Nous avons réalisé qu'il arrivait très rarement (tout au plus deux ou trois fois dans l'année) que les deux voitures étaient utilisées en même temps. Nous avons donc décidé de faire l'essai d'avoir une seule voiture. Un an plus tard, nous réalisons à quel point il était ridicule de payer pour l'entretien de deux autos, puisqu'il est seulement survenu une occasion où nous avons dû faire des pieds et des mains pour s'organiser. Sinon, il reste toujours le vélo, le covoiturage ou des amis pour nous dépanner. Nos dépenses de transport ont grandement diminué et le réflexe de prendre la voiture pour une course au village (à 15 minutes à pied de notre maison) a presque disparu. Aussi, je combine mes courses principales en un seul voyage par semaine, ce qui me permet en plus d'économiser beaucoup de temps. Mon conjoint arrête en revenant du travail pour les petites choses manquantes pendant la semaine. Et si quelques fois par année nous sommes vraiment mal pris et que nous devons prendre un taxi pour nous déplacer, nous économisons quand même une somme énorme. Sans parler des avantages environnementaux! Je dis alors aux familles qui ont plusieurs voitures : faites donc une petite étude maison pour voir à quelle fréquence les deux voitures sont utilisées en même temps. Vous serez peut-être surpris de réaliser que la commodité pour quelques journées par année n'en vaut pas le coût au portefeuille et à l'environnement! Nicolas Boisclair, Longueuil Cependant, durant 4 mois, en saison froide, on ne me permet plus mon voyage sur le pont, soit du 1er décembre au 31 mars. Tristesse, le pont ferme aux vélos! Et l'automobile? Il n'en est pas question pour moi! La position est trop statique et j'ai besoin de mon exercice quotidien. De plus, être pris dans les fréquents embouteillages d'hiver, déneiger l'auto en respirant les gaz d'échappement, quelle horreur! J'enfile donc un manteau d'hiver, une cagoule et un casque, en plus d'un pantalon étanche par-dessus mon pantalon de travail, et je me rends tout doucement avec mon vélo sur-graissé (pour l'hiver) jusqu'à la station de métro Longueuil. Je verrouille mon fidèle compagnon métallique puis je saute dans le métro pour une ballade de 20 minutes qui me mène à la station de métro Laurier où m'attend fidèlement un autre vieux vélo sur-graissé verrouillé avec un super cadenas, pour effectuer le restant du trajet jusqu'au boulot. À l'arrivée, je retire les pantalons étanches et j'enfile les chaussettes et souliers secs qui m'attendent, bien au chaud sous mon bureau. Durée du déplacement : 40 à 50 minutes. Le cocktail vélo-métro-vélo présente un avantage sur le bus-métro-bus au sens où il y a une réduction de l'attente à chaque transfert de moyen de transport. Il ne s'agit que de déverrouiller le vélo et on est en route. De plus, le deuxième vélo n'est pas un stress puisqu'il vaut souvent moins cher que le cadenas. Pour faire du vélo l'hiver, il faut choisir les routes résidentielles tranquilles, lubrifier souvent son vieux vélo et éviter comme la peste les arrêts brusques, les fortes pentes et les virages serrés. Le pantalon étanche peut être un simple pantalon de pluie ou un vêtement haute technologie disponible dans une boutique de plein air. Pierre Chénier, Saint-Jean-sur-Richelieu Le vélo est mon moyen de transport de base pour toute distance de moins de 10 km. Cela signifie que je peux pratiquement aller n'importe où à Saint-Jean-sur-Richelieu sans prendre mon auto. En vélo, c'est une demi-heure ou moins; en auto, c'est 15 minutes ou moins. La différence de temps (disons une demi-heure aller-retour), c'est du bon temps d'exercice au grand air me permettant de mieux apprécier la région, notamment la nature de la rivière Richelieu le long de laquelle il y a une piste cyclable (Route verte). Pour aller à Montréal et sur la Rive-Sud, j'utilise parfois mon vélo (environ deux heures et demie) et je m'organise pour revenir le lendemain (je couche à Montréal), question de préserver mes énergies pour ce que j'ai à y faire. Il y a une belle piste cyclable le long du Saint-Laurent, de La Prairie à Longueuil, ce qui me permet de profiter de la nature au grand air. Il arrive aussi que j'utilise mon auto, dans laquelle je transporte mon vélo (dans un coffre hatchback prévu pour cela). Je stationne alors à Saint-Lambert (gratuitement) et je me rends à destination en vélo. Pour Montréal, c'est le pont Jacques-Cartier ou Victoria, ou encore le métro de Longueuil. En vélo, de Saint-Lambert à Montréal, cela prend de 20 à 60 minutes dépendant de la destination. Je suis sûr de ne jamais être coincé dans un embouteillage de pont et de toujours pouvoir stationner gratuitement n'importe où. En moyenne, cela peut prendre 15 minutes de plus qu'en auto mais mon temps de déplacement est plus prévisible, sans oublier l'argent économisé en essence et en frais de stationnement. Enfin, toujours pour aller à Montréal et sur la Rive-Sud, j'utilise parfois l'autobus, qui m'amène directement soit au terminus de Brossard près du mail Champlain, soit à la Place Bonaventure, dépendant de ma destination. C'est plus long et moins flexible qu'en auto mais je n'ai pas à conduire ni à me stationner. Pour aller à mon travail, j'utilise le covoiturage dans la mesure du possible. La plupart du temps, dans notre milieu de travail, il y a des gens qui habitent à un endroit propice au covoiturage, soit par la proximité du domicile, soit par les particularités du trajet. On établit des ententes concernant les endroits et les horaires d'embarquement et de débarquement, ainsi que le partage des frais. Cela demande un bon esprit de collaboration et de la discipline pour respecter la logistique du covoiturage, mais cela apporte de bonnes économies et surtout l'occasion de communiquer avec d'autres personnes qui, habituellement, ont des valeurs similaires. En hiver, j'utilise davantage mon auto. Par contre, j'optimise mes déplacements en combinant plusieurs destinations dans le même trajet. J'ai une auto de modèle économique, achetée usagée, économe d'essence et d'entretien, sans gadgets inutiles, et utilisée comme moyen de transport et non comme marque de prestige. Sophie PELLAND, Saint-Bruno
Cocktail transport Jean-François Bastien, Gatineau Durant les six autres mois de l'année (de novembre à avril), je voyage en autobus, en raison du temps plus froid et de la neige, qui rendent les conditions de route plus périlleuses. Ça me permet de me reposer, de lire ou d'écouter de la musique durant le trajet, et aussi d'éviter les frustrations vécues par les automobilistes sur la route. En plus, c'est avantageux sur le plan financier (diminution des frais d'essence). C'est aussi un bon moyen de diminuer l'émission de gaz à effet de serre dans l'air. Enfin, le déplacement en autobus permet de discuter avec d'autres personnes durant le trajet et de faire de nouvelles rencontres. Marc-André Bourassa, Le Bic (Bas-Saint-Laurent) Nous prenons à l'occasion l'autobus longue distance. Il m'arrive de partir à midi de Mont-Joli (où se trouve mon bureau) en autobus longue distance (seul départ de la journée...) pour me rendre à une réunion d'affaires à Rimouski en début d'après-midi! Je profite de cette heure de transport sans avoir à conduire pour somnoler ou lire les documents préparatifs à ma rencontre de travail. L'auto reste ainsi ancrée à Mont-Joli et mon amoureuse me « ramasse » en passant par Rimouski en fin d'après-midi, pour filer vers le souper du Bic quelques kilomètres plus loin. Pour ne jamais se chercher, nous avons déterminé un seul point de rencontre infaillible et chaleureux (la brûlerie) où nous savons que c'est toujours là que l'autre nous attend! Il faut dire que les types d'emplois (contrats) que nous occupons permettent une grande souplesse d'horaire, ce qui n'est pas négligeable. Je pédale ! Même si l'été est moins long et moins chaud au Bas-Saint-Laurent, je pédale à l'occasion, de mai à octobre (surtout par beau temps), pour effectuer le petit 15 kilomètres qui sépare l'appartement du Bic de la ville de Rimouski, que ce soit pour le travail ou pour d'autres raisons. Dans ma remorque de vélo, je trimbale dans une grande poche imperméable du linge de rechange, mon sac de travail, un lunch, un kit de crevaison, des livres... La journée de travail est toujours plus productive quand on a fait le trajet en vélo plutôt qu'en voiture! C'est le meilleur entraînement possible pour se maintenir en santé et découvrir véritablement sa région. ...Et dans ans les cas extrêmes où toutes les possibilités sont épuisées, nous faisons du pouce. Il s'agit d'une méthode encore très fréquente et nécessaire en milieu rural. Véronique Duval et David Bourdages, Rawdon Jusqu'à aujourd'hui, il est arrivé très rarement que nous ayons eu des conflits d'agenda pour l'utilisation de la voiture. Véronique est travailleuse autonome et doit se déplacer environ une fois par semaine. Quand nous avions besoin de la voiture en même temps pour des raisons professionnelles, nous avons toujours réussi à emprunter la voiture d'un parent ou d'un ami, ou à trouver une solution de rechange. Ça force à se creuser les méninges plutôt que de choisir la solution facile. Nous limitons au maximum l'utilisation de notre unique voiture. Lorsque Véronique doit aller à Montréal, elle conduit jusqu'à Terrebonne où il y a un service d'autobus ou elle se stationne à une station de métro, pour utiliser les transports en commun. Pour les petits trajets, nous utilisons notre vélo ou nos pieds. Lorsque nous devons faire des courses plus loin, nous attendons d'avoir plusieurs courses pour faire le voyage en voiture. Enfin, avec nos parents et amis, nous avons pris l'habitude de se téléphoner lorsque nous allons à Joliette ou à Montréal, pour demander si quelqu'un a besoin de quelque chose. Cela limite de beaucoup les déplacements et les dépenses en temps, en essence et en entretien. On vit davantage selon nos valeurs sociales et environnementales. On se sent plus responsables. On se sent plus en santé.
Cocktail transport Robert Gauthier, Gatineau Pour ma part, d'avril à novembre, je voyage en vélo jusqu'au travail. Le reste de l'année, je prends le transport en commun. La région de Gatineau-Ottawa est quand même bien pourvue de pistes cyclables et de bandes réservées, mais le problème de cohabitation avec les automobilistes est toujours présent. Au travail, nous avons l'installation vestiaire-douches et suffisamment de supports à vélos, qui sont de plus en plus utilisés. Dans l'ensemble, pour ma part, me rendre au travail de façon écologique ne pose pas vraiment de problème, je le fais avec conviction et plaisir, et j'ai une grande satisfaction à voir mes enfants adhérer à ces principes. François Privé, Alma Brigitte Blais, Montréal J'utilise Communauto lorsque j'ai une série de commissions à faire ou lorsque la destination est éloignée et que je manque de temps pour m'y rendre en transport en commun. J'utilise Communauto également pour aller chercher ma mère, pour visiter ma parenté à l'extérieur de l'île de Montréal et parfois, pour aller faire du vélo à l'extérieur de la ville. Louer une voiture avec Communauto est très facile. Bien qu'à l'occasion nos plans changent à la dernière minute, en général, ce système nous force à mieux planifier nos déplacements. Et on n'a pas à payer les assurances, les réparations et l'entretien, ni à déneiger les stationnements, etc. C'est agréable de se décharger de ces responsabilités. Mon innovation cette année : question de limiter le nombre de voitures dans les rues et dans le but de s'alléger la tâche, j'ai organisé du covoiturage d'enfants avec les parents d'un petit ami du même club de gym que notre fils. Plutôt que d'accompagner notre fils trois fois par semaine, j'y vais une seule fois, ce qui diminue mes coûts de déplacements et diminue mon stress lié à cet horaire chargé. Nous sommes maintenant trois parents à se partager trois entraînements, et ça fait l'affaire de tout le monde. Pendant que nos enfants s'entraînent, on en profite pour aller faire l'épicerie avec la voiture, ce qui rend l'utilisation de la voiture encore plus profitable. En hiver, nous marchons ou prenons l'autobus de ville pour aller à l'école. Le reste se fait en autobus ou parfois avec Communauto ou notre camionette familiale. L'hiver est beaucoup plus agréable quand on n'a pas de voiture à déneiger, pas de stress à conduire dans la neige, quand on a le plaisir de sentir la fraîcheur et le soleil sur nos joues et qu'on peut lire dans l'autobus ou le métro. Les enfants adorent aller à la garderie ou à l'école en se faisant tirer dans un traîneau. Et que dire des bains de soleil que nous pouvons prendre en attendant l'autobus à l'abri du vent en plein mois de janvier!
Jean-François Bastien, Gatineau Jean Roy, Gatineau Les avantages du vélo-boulot sont très nombreux. Je suis maintenant un champion de l'autonomie, de la rapidité, de l'économie, et en prime, je maintiens une bonne forme physique. Peu importe la situation et la journée, je parcours ma distance de 9 km entre 19 et 22 minutes - mon seul ennemi (et parfois mon ami), monsieur le vent. Sur mon trajet, il n'y a jamais d'embouteillage, jamais de stress, jamais de recherche pour une place de stationnement, je n'ai jamais besoin de faire le plein, et il n'y a pas de hausse de prime d'assurance-auto. Après une bonne douche, j'arrive au travail frais et dispos, prêt à affronter une autre journée. Pour mettre en place votre moyen de transport écologique, voici quelques conseils. Je vous recommande un vélo de montagne bas de gamme. J'ai payé le mien 329 $, ce qui est suffisant. Les voleurs recherchent généralement les vélos haut de gamme, donc pas de danger de ce côté-là. Vous aurez besoin d'un sac et de son support pour transporter vos vêtements, portable, cellulaire et, parfois, des documents. Je recommande fortement d'acheter un sac complètement imperméable pour garder le contenu au sec (environ 100 $). Choisissez un sac qui s'accrochera fermement au support de vélo. Dans votre sac, il vous faudra une chambre à air de rechange, une pompe, ainsi que les outils de base pour réparer les bris mécaniques, principalement les crevaisons. En général, durant le printemps et l'automne, vos vêtements de ski de fond feront l'affaire. Pour garder vos pieds bien au chaud et au sec, les couvre-chaussures de vélo sont indispensables. Un balaclava sous votre casque de vélo préservera des engelures vos oreilles et les parties sensibles de votre tête. En été, un cuissard et un T-shirt seront généralement suffisants. Prévoyez un coupe-vent et un imperméable légers en cas de pluie. Pour assurer votre sécurité et être bien vu, un phare à l'avant et un clignotant rouge à l'arrière sont essentiels. Lydie Servanin, Montréal début, je n'utilisais le vélo que durant les mois d'été, pour des déplacements utilitaires surtout pour faire mes courses ou visiter des amis. J'avais plusieurs peurs par rapport au vélo : je trouvais ça épuisant au début et l'idée d'avoir à monter la côte Sherbrooke ou d'être prise par la pluie me faisait parfois enrager. Avec la pratique, j'ai réalisé que les distances sont beaucoup moins grandes que je pensais. Chaque jour je réalise à quel point des distances et obstacles que je croyais impossible à franchir se surmontent facilement. Nos pires ennemis sont notre attitude, nos préjugés et nos peurs face au vélo. Il est vrai que les débuts sont un peu plus difficiles : eh oui, il faut faire travailler ces muscles engourdis. Mais il ne faut pas se décourager, parce que tout n'est PAS à recommencer chaque année : notre corps (et surtout notre mental) s'habitue petit à petit, sans trop d'effort. Je crois qu'il faut y aller graduellement, il ne faut pas se forcer et en faire une obligation. Cependant, l'apprentissage du vélo en ville implique toujours un petit effort de volonté au moment du départ, il faut parfois passer par-dessus la tentation du laisser-faire. Je ne crois pas l'avoir jamais regretté. J'ai aussi compris avec le temps que le vélo de ville est un sport de paresseux. Personnellement, je suis une personne qui déteste la compétition et les sports éreintants. En fait, le vélo est une machine extraordinaire qui nous sauve des efforts. C'est beaucoup moins forçant que la marche, d'une part, et ça va beaucoup plus vite que le transport en commun. Moi qui suis toujours dernière minute je suis toujours ravie de savoir que je peux me rendre en quinze minutes à mon travail (ce qui prend 40 minutes en autobus) et en trois minutes à mon épicerie. Finalement, il faut aussi un vélo agréable à conduire
(ergonomique et à
Vélo Nicolas Boisclair, Longueuil J'enfile donc un manteau d'hiver, une cagoule et un casque, en plus d'un pantalon étanche par-dessus mon pantalon de travail, et je me rends tout doucement avec mon vélo sur-graissé (pour l'hiver) jusqu'au métro Longueuil. Je verrouille mon fidèle compagnon métallique puis je saute dans le métro pour une ballade de 20 minutes qui me mène à la station de métro Laurier où m'attend fidèlement un autre vieux vélo sur-graissé verrouillé avec un super cadenas, pour effectuer le restant du trajet jusqu'au boulot. À l'arrivée, je retire les pantalons étanches et j'enfile les chaussettes et souliers secs qui m'attendent, bien au chaud sous mon bureau. Séléna Hinse, Montréal Pour rouler l'hiver, il faut être bien avisé. Pour ma part, j'ai demandé conseil à des amis qui en avaient fait l'expérience ainsi qu'à quelques spécialistes d'ateliers de réparation de vélos. D'abord, il faut se munir de pneus d'hiver, à caoutchouc plus mou. Il faut aussi prévoir de bons freins à gomme molle, et de l'huile à chaîne filante. Le calcium et l'eau étant particulièrement dommageables pour le vélo, on suggère de lui donner une bonne douche quelques fois durant l'hiver. On peut aussi faire doucher son vélo dans une boutique de réparation pour peu de frais, et ça permet du coup d'avoir un compte-rendu fiable de l'état de son véhicule. En fait, pour faire du vélo l'hiver, il faut simplement en avoir envie et bien s'informer, puis être un minimum discipliné. Philippe Terrier, Montréal Soyez visible, surtout si vous roulez la nuit. Bien sûr, il existe beaucoup de lampes de vélo, mais les magasins de plongée sous-marine proposent des lampes à éclat (flash) qui émettent une forte énergie lumineuse. Un casque est indispensable. Si vous en achetez un nouveau, assurez-vous de prévoir l'épaisseur du bonnet dans le choix de la taille. Sachez observer le sol. Dans la mesure du possible, roulez dans les zones dégagées. Lorsque la neige recouvre le sol, il est parfois difficile de voir les plaques de glace ou encore les obstacles qui pourraient vous déstabiliser. Aux intersections, ne ralentissez pas au dernier moment, vérifiez toujours si les autos qui vous suivent ne sont pas trop proches. Modérez l'usage du frein avant et ne freinez jamais dans une courbe. Le regard et la vision sont d'autant plus importants que le bonnet ou le bandeau de tête réduisent l'utilisation de l'oreille En hiver, les problèmes de gel des câbles dans leurs gaines sont les plus fréquents. Le cheminement du câble et l'état de la gaine y sont pour quelque chose. Si vous avez un espace chauffé pour entrer votre vélo le soir, ou entre les trajets, c'est bien. Cependant, quand le temps passé au chaud est trop court, le dégel produit de l'eau qui pénètre partout et qui gèle dès que vous sortez., il est moins problématique de laisser votre monture au froid. Pour ceux qui traversent le Plateau Mont-Royal, les pistes cyclables de la rue Cherrier, entre le parc Lafontaine et la rue Berri, et la descente de la rue Berri entre Cherrier et Viger sont déneigées de temps en temps. Je pense qu'il est plus prudent d'éviter les trop grandes avenues comme St-Joseph, St-Denis ou Mont-Royal. Si vous choisissez de petites rues, assurez-vous que les voitures puissent vous dépasser facilement. Les rues moyennes comme la rue Gilford (parallèle à St-Joseph) présentent un bon compromis. Bien dégagées, larges, éclairées, sans trop de circulation, ces rues sont agréables et plus sécuritaires. En roulant à vélo, vous contribuez à lutter contre la pollution atmosphérique et les changements climatiques, tout en contribuant à améliorer votre santé par un exercice régulier. Marche Richard Landry, Montréal Quand mon médecin m'a signalé des problèmes de tension artérielle, j'ai réalisé que j'avais l'illusion d'être un sportif et qu'il pouvait en fait se passer 5 ou 10 jours sans que je puisse trouver le temps nécessaire ou propice pour une heure de vélo, de ski de fond ou de piscine (deux heures si je compte le transport et le temps de vestiaire). J'ai alors décidé d'intégrer l'exercice physique dans mon temps de transport au travail. J'habite à exactement à 3 km de la station de métro. Avec l'autobus, compte tenu des temps d'attente, je prends environ 15 minutes pour m'y rendre. D'un pas rapide, j'y suis en 30 minutes. Soir et matin, cinq fois la semaine, c'est 30 km de marche qui suffisent à contrôler ma tension artérielle, à m'aérer les idées et à mieux connaître les gens de mon quartier. Un de mes voisins m'a même emboîté le pas récemment et son épouse trouve l'idée si formidable qu'elle se rend souvent une station de métro plus loin que nous, ajoutant ainsi un bon kilomètre à ce qui devient sa nouvelle routine quotidienne. Certes, je pars un peu plus tôt, j'arrive à la maison un peu plus tard, mais c'est plus facile de gérer un écart de 15 minutes que de trouver des plages horaires de deux heures. Évidemment, j'ai modifié un peu mon habillement pour pouvoir enlever facilement des pelures et ne pas avoir trop chaud. Dans le sac à dos où je range ces pelures, je garde lunettes fumées ou casquette fluo pour être visible des automobilistes. En effet, même si je prends les rues moins passantes ou les allées d'un parc, j'ai l'impression que, à 7 h du matin, plusieurs fonctionnent au pilote automatique. Par ailleurs, à l'arrivée ou au départ du bureau, je change de bas et de chaussures et je m'hydrate comme il faut. Voilà maintenant trois ans que je garde cette habitude et je m'en trouve fort aise. Viviane Blais, Montréal Même les jours de pluie, je mets mon imperméable avec capuchon et je prends une bonne marche. Les avantages : 1) Je n'attends jamais dans le trafic; 2) J'économise beaucoup puisque ça ne me coûte jamais plus de 20 $ par mois en transport; 3) Je garde la forme puisque je fais chaque jour entre 60 et 75 minutes d'exercice à intensité modérée (marche rapide), juste pour mes déplacements liés au travail; 4) Je profite de ces moments d'exercice réguliers pour planifier ma journée, faire le point, ou simplement mettre mon esprit au repos. Je conseille aux gens qui ont la possibilité de faire la majorité de leurs déplacements à pied de se procurer, bien sûr, de bons souliers de marche, et aussi un bon sac à dos pour transporter leurs choses (peut-être aussi un sac sur roulettes pour les provisions). Le soir, il vaut mieux privilégier les rues bien éclairées et passantes mais le jour, pourquoi ne pas varier ses trajets et profiter de la verdure dans les parcs s'il y en a sur son chemin? Covoiturage Debby Ann PHILIE, Shebrooke Sophie Hardy, Chicoutimi Il y a plusieurs services de covoiturage à Montréal, mais pas nécessairement ailleurs. Cependant, le ministère des Transports du Québec offre un service de jumelage pour le covoiturage domicile-travail sur son site Internet. Nous avons utilisé ce service pour monter notre « équipe ». Il est bon de laisser nos offres car en raison des changements d'emploi, on peut parfois perdre des équipiers. Nous avons un point de rendez-vous où nous laissons les autres voitures s'il y en a, ou bien la personne qui conduit modifie un peu son parcours pour aller chercher les autres. La plupart des gens travaillent selon un horaire de bureau, donc il est relativement facile de s'adapter. Il faut cependant accepter, à l'occasion, de modifier les heures d'arrivée et de départ du travail et ce n'est pas toujours facile de négocier avec les patrons ! Dans notre cas, chaque semaine réserve ses surprises (réunion, absence à l'extérieur, visite au garage...), donc nous devons changer de voiture et parfois d'heures de départ, ou encore utiliser les autobus pour un des parcours. Il doit donc être facile de communiquer avec les membres en tout temps ou de pouvoir laisser des messages (ce qui est parfois fastidieux lorsqu'il y a trois téléphones à faire). Nous avons fait une feuille de route qui nous permet de tenir un registre de la voiture utilisée et des personnes présentes à chaque parcours. Nous pouvons donc, chaque semaine, faire le compte des dettes de chacun. Dans notre cas, un prix est fixé pour chaque transport puisqu'il arrive que quelqu'un covoiture seulement pour un aller, par exemple.
Location et partage de voiture Stéphanie et François Régnier, Montréal Donc, lorsque le besoin se présente, nous n'hésitons pas à demander, et si aucun de nos amis n'est en mesure de nous prêter sa voiture, nous en louons une. C'est ce qui arrive lorsque nous partons pour plusieurs jours de suite quand nous prenons des vacances à la campagne l'été. Et il arrive, plusieurs fois par an, que l'on nous propose une voiture lors de départs en vacances au loin, donc par avion. Dans ces cas, nos amis savent qu'on prendra soin de leur voiture, du chat parfois, des plantes et du courrier. En plus, si nous sommes disponibles, nous les accompagnons à l'aéroport et allons les y chercher. Ils n'auront pas le souci du stationnement alterné dans la rue à résoudre par exemple, ou du passage de la déneigeuse. Nous ne sommes pas de gros utilisateurs de voiture. Tout au long de l'année, lorsque le temps le permet et que les distances sont raisonnables, nous circulons à vélo tous les deux. La neige venue, la circulation devient plus dangereuse et la température de l'hiver plus agressive, aussi nous nous rabattons sur le transport en commun. Un autre aspect lié à l'usage d'une voiture : le plus souvent, c'est pour déplacer quelque chose d'encombrant, par exemple lors de l'achat d'un meuble. Et lorsque nous avons une telle course à faire, nous ne manquons pas de prévenir nos amis proches qui ne possèdent pas de voiture, et nos voisins, qui peuvent par la même occasion bénéficier de l'opportunité du moment. Un des véritable enjeu dans notre société : promouvoir davantage la notion de partage en tant que valeur, au lieu d'embellir sans cesse le contrôle à tout prix et l'évitement des contraintes. Enfin, si j'avais un slogan, ce serait « Vive la circulation... des idées! » François Langevin, Montréal Le sevrage n'a pas été trop pénible, les solutions de rechange étant nombreuses. En ville, les deux tiers de l'année, je fais une bonne partie de mes déplacements en vélo, ce qui me plaît beaucoup de toute façon. Autrement, je me débrouille avec le transport en commun - le métro passe tout près de chez moi - et d'occasionnelles courses en taxi. Pour les voyages qui nécessitent un véhicule personnel et que je ne peux pas faire en compagnie ou avec l'aide d'un parent ou d'un ami motorisé (en assumant ma part des coûts bien entendu!), la solution est évidente : le service d'auto-partage Communauto. Évidente parce que :
L'auto-partage comporte bien sûr certains inconvénients. Il faut réserver son auto à l'avance et bien planifier ses déplacements pour revenir au point de départ à l'heure prévue - pas de flânerie ou de vagabondage! On oublie aussi les voitures haut de gamme; il n'y a que des modèles compacts et économiques. Par contre, on peut faire installer des accessoires comme un porte-vélo ou une boîte de transport à un coût raisonnable. Bref, pas besoin d'avoir sa propre auto pour mettre « le nez dehors » ou « se promener au bord de la Gaspésie »... Si c'est un char qu'il te faut, mon Stephen, renseigne-toi, y'a peut-être moyen de t'organiser sans te faire organiser! Antoine Thomasset-Laperrière, Montréal En ce qui concerne les coûts de location que j'ai défrayés au cours des quatre dernières années, ils ont représenté en moyenne entre 30 et 35 $ par jour de location (assurances, immatriculation, dépréciation, coût du financement, entretien, pneus et taxes incluses), auxquels il fallait ajouter les coûts de l'essence, soit près de 7 ¢ du km. Le coût global a représenté environ 25 ¢ du km, tout inclus. C'est bien inférieur au coût de propriété et de fonctionnement d'un véhicule compact. Avantages
Quelques trucs...
Taxi Lise Mareschal, Montréal Ma situation de piétonne m'amène donc à prendre régulièrement le taxi pour mes déplacements personnels : une à deux fois par semaine. Raisons pour lesquelles je préfère prendre un taxi plutôt que ma propre voiture :
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