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Geste du mois: 5 actions pour amplifier votre impact citoyen!

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Chaque mois, Équiterre vous suggère un geste individuel à poser pour rendre nos communautés et nos systèmes plus résilients. Toutefois, ces gestes individuels n’auront un impact significatif que dans la mesure où ils feront partie d’une réforme plus large. Les changements doivent être collectifs pour transformer positivement notre économie, notre système social et nos relations aux autres et à l’environnement!

Oui, il est et sera toujours important de «faire sa part», le tout «un geste à la fois», mais sortir de notre bulle et de notre zone de confort(ce qui, avouons-le, n’est pas particulièrement facile depuis le début de la présente crise sanitaire) peut aussi servir de vecteur de changement très puissant!

Nous avons donc décidé de vous préparer un petit guide pour vous aider à accélérer cette transformation par votre implication comme citoyen.ne et participant.e actif à la vie démocratique de notre société.

Idée #1: Regroupez-vous localement: c’est bien plus l’fun en gang!

« Ne doutez jamais qu’un petit nombre de personnes conscientes et engagées puissent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé ». Cette phrase inspirante de Margaret Mead est toujours (et plus que jamais) d’actualité!

Rappelez-vous les victoires récentes contre le pipeline Énergie Est de TransCanada, ou contre Gastem et sa poursuite en justice du petit village de Ristigouche-Est. Derrière ces victoires se cachent des dizaines de groupes citoyens locaux qui se sont mis ensemble pour affronter les géants. Et tout a commencé par une simple rencontre citoyenne pour discuter de l’enjeu et déterminer des moyens de passer à l’action collectivement!

Première étape? Identifiez un enjeu sur lequel vous voulez rassembler les gens et agir (enjeu local, projets que vous aimeriez voir aboutir, etc.).
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Un bon exemple? Charles Montpetit, membre d’Équiterre, et instigateur du mouvement pour revoir le mode de distribution des publisacs à Montréal: son geste citoyen, qui a rallié des milliers de personnes, aura un impact majeur et massif sur la gestion des matières résiduelles dans la métropole! Et ça risque de faire des petits ailleurs au Québec...

 

Idée #2: Appelez vos élu.e.s (oui, ça marche!) 

 

Le tout peut paraître absurde en 2020, mais appeler au bureau de circonscription de vos député.e.s ou élu.e.s municipaux constitue un moyen significatif d’entrer en contact avec lui ou elle et de faire connaître votre opinion et vos préoccupations, notamment concernant les enjeux environnementaux.

Vous pourriez être surpris de l’impact que le tout peut avoir!

C’est une action rapide, personnalisée et efficace. Votre élu.e ou celui/celle qui vous représente devrait être à l’écoute de ses électeurs et ouvert à vous écouter. Et s’il n’est pas naturellement et politiquement aligné avec vos idées, la perspective de perdre des votes pourrait le motiver à entendre ce que vous avez à dire et d’en tenir compte.

Les députés de l’Assemblée nationale
Les députés de la Chambre des communes

Idée #3: Participer activement à un conseil municipal ou à une séance de consultation publique

 

Le niveau politique provincial et municipal sont intimement liés. Ils essaient habituellement d’être en accord sur les décisions prises par chaque palier.

Ainsi, interpeller en amont ou en parallèle vos conseiller.ère.s municipaux, maire ou mairesse peut certainement accélérer vos démarches au niveau provincial pour mettre l’environnement et ses enjeux locaux au cœur des engagements politiques.

GROS BÉMOL: de nombreux conseils municipaux se tiennent à huis clos depuis le début de la pandémie! On parle ici d’une réelle entorse à la démocratie puisque les séances peuvent se tenir en mode virtuel! Que faire pour y remédier? Appelez votre municipalité, mettez de la pression ou contactez les médias locaux pour dénoncer une telle situation.

Que ce soit pour soulever des questions sur un règlement ou un projet de loi controversé, pour demander des comptes sur une action qui pourrait nuire à votre communauté et l’environnement ou en posant virtuellement des questions lors d’une audience du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), ce n’est jamais perdu de participer et de défendre ce genre de processus. Nous y sommes, en tant que citoyen.nne.s, à notre place et ce n’est pas aussi compliqué qu’on pourrait le croire.

Si on n’y change pas toujours directement les choses, participer à ce type d’événement nous permet de nous outiller, de nous informer à la source, de découvrir les tactiques de nos «adversaires», de peaufiner notre stratégie afin de poursuivre le combat et atteindre nos objectifs.

Si on n’est pas au courant de ce qui se passe et qu’on a pas le portrait réel des forces en présence, nos actions auront moins d’impact.

Idée #4: Agir sur les médias sociaux

 

Les réseaux sociaux sont l’un des outils les plus mobilisants et, ces derniers temps, pas mal les plus pratiques aussi. Ils permettent aussi de rejoindre un nombre record de gens rapidement.

Une façon d’y arriver est de raconter vos expériences, publier des photos, ou expliquer vos démarches pour mettre l’environnement au coeur de vos actions sur votre page personnelle.

Petit conseil: comme ils disent, «trop c’est comme pas assez». N’assaillez pas vos ami.e.s de manière trop agressive et choisissez plutôt quelques causes ou enjeux clés que vous aimeriez mettre de l’avant. Choisir ses combats est importants et des interventions plus sporadiques et mesurées auront plus d’impact qu’un flot incessant de récriminations.

Sinon, si vous avez identifié un enjeu environnemental sur lequel vous voulez vous mobiliser de manière plus concrète, il est utile de créer ou rejoindre une page ou un groupe Facebook spécifique sur cet enjeu pour rejoindre les gens qui partagent ce même intérêt.

Reste ensuite le gros du travail: c’est à dire conserver une communauté fidèle et engagée et à solliciter la participation du plus grand nombre.

Idée #5: Faites-vous donc élire!

 

Ah qu’il est souvent de bon ton de se plaindre des décisions de nos élu.e.s, et ce, à tous les paliers de gouvernement.

On entrevoit souvent la question politique dans une perspective d’affrontement entre «eux» (ceux qui ne changent pas assez vite ou qui s’oppose carrément au changement) et «nous».

Bref, on aborde souvent la question de changement dans une perspective militante ou citoyenne: on veut faire changer les choses de l’extérieur des officines du pouvoir politique ou économique. Les quelques trucs que nous venons de vous présenter le sont d’ailleurs dans cette perspective.

Or, ce n’est pas obligé d’en être ainsi. Oui, les prochaines «vraies» élections ont lieu dans un an au niveau municipal, mais vous pouvez aussi changer les choses de l’intérieur en vous faisant élire! Pourquoi pas?

Que ce soit comme conseiller municipal, sur le C.A. d’une entreprise, sur un comité consultatif, dans l’exécutif d’une organisation politique, d’une association étudiante, d’un groupe de parents, comme maire de votre village et éventuellement peut-être même député.e...les occasions ne manquent pas de nourrir votre appétit pour le changement en vous impliquant de manière très concrète et en se servant de ce pouvoir comme outil de changement.