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Sommet Action Climat 2019 : presser l’action politique

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a convié les dirigeants du monde à se joindre à lui lors du Sommet Action Climat, qui a lieu à New York ce 23 septembre 2019, pour leur demander une action plus musclée pour lutter contre la crise climatique.

Devant le constat que les objectifs actuels de réduction des émissions ne sont pas assez ambitieux pour maintenir le réchauffement planétaire sous les 1,5 °C, M. Guterres souhaite renforcer avec ce sommet les engagements pris sous l’Accord de Paris et mettre la table en vue de la prochaine Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25), qui aura lieu en décembre à Santiago, au Chili. Le sommet ralliera des représentants de gouvernements, du secteur privé, de la société civile, des autorités locales et d’autres organisations internationales.

Pas de place pour les paroles en l’air

Seuls les dirigeants qui ont un plan concret et réaliste pour renforcer leurs ambitions en matière climatique auront droit de parole au sommet, un geste important qui presse l’action. Pour s’adresser à l’Assemblée générale de l’ONU, les dirigeants devront s’engager à l’une des trois actions suivantes pour leur territoire :

  • atteindre l’objectif de neutralité carbonique d’ici 2050;
  • accroître de manière considérable leurs objectifs de réduction des émissions;
  • prendre un engagement significatif dans leur contribution au Fonds vert pour le climat, un fonds auquel participent les pays riches pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions et à s’adapter aux bouleversements climatiques.

À l’heure actuelle, 63 pays répondent aux critères et devraient prendre la parole.

Le Canada, le Québec et Montréal au Sommet Action Climat

Compte tenu de la période électorale fédérale au Canada pendant le sommet, le gouvernement du Canada ne peut prendre aucun engagement. Il ne sera donc pas en mesure de jouer un rôle actif parmi les pays ambitieux qui répondront à l’appel du Secrétaire général. Cependant, une délégation canadienne dirigée par l’ambassadrice du Canada pour les changements climatiques, Patricia Fuller, sera présente.

Pour ce qui est du Québec, le ministre de l’Environnement Benoit Charette et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien seront aussi de la partie. Puisque le Québec est en train de préparer son plan d’action environnemental (le Plan d’électrification et de changements climatiques, PECC), les ministres ne feront aucune annonce, mais seront sans nul doute inspirés par le courage politique et la détermination des gouvernements qui démontreront leur leadership en matière climatique lors du sommet. Ces dernières années, le Québec s’est établi comme leader dans les négociations et les finances en matière de climat à l’échelle internationale, un exploit peu commun parmi les acteurs non étatiques.

Grâce à une volonté dans presque tous les secteurs de la société pour faire face à la crise climatique, à ses citoyens engagés et à son électricité issue à 99,8 % de l’énergie renouvelable, le Québec est l’un des territoires les mieux placés dans le monde pour devenir un leader dans la lutte contre la crise climatique. S’engager dans l’une ou plusieurs des actions avancées par monsieur Guterres pourrait ainsi être plus facile pour le Québec que pour d’autres régions du monde. Cela pourrait également renforcer notre avantage concurrentiel dans le domaine de l’innovation et des technologies propres.

La mairesse de Montréal Valérie Plante sera également parmi les seules dirigeantes municipales à s’adresser à l’Assemblée générale. Montréal prépare actuellement son plan climatique et a annoncé son intention de décarboniser son parc immobilier d’ici 2050.

Le Québec et le Canada doivent maintenant agir et répondre à l’appel de M. Guterres afin d’assurer que toutes les actions soient teintées du courage politique nécessaire pour faire face à l’urgence climatique.

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