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Doha, un modeste pas en avant!

La catastrophe Bopha qui a frappé les Philippines a fait plus de 500 victimes, 400 disparus, et a mis 250 000 personnes dans la rue.

L’ouragan Sandy a aussi fait plusieurs victimes, près de 300, dont plus de 110 aux États-Unis. Et l’on évalue les dommages à plus de 20 milliards de dollars. Les sécheresses de l’été dernier vont faire grimper le prix des aliments de 3,5 %.

Et pendant ce temps, à Doha, au Qatar, se déroulait une autre rencontre de l’ONU sur les changements climatiques…

L’organisation Germanwatch a présenté un rapport qui montre que les pays les plus efficaces en matière de lutte aux changements climatiques sont la Suède, l’Allemagne et le Brésil et que, hélas, nous sommes au fond de la classe, comme des cancres, avec l’Arabie Saoudite.

Certains des plus grands investisseurs de la planète ont demandé des actions décisives de la part de nos gouvernements en affirmant que, « si les bonnes politiques sont mises de l’avant, nous pouvons créer des emplois, développer des économies robustes et avoir des sociétés prospères ».

Et finalement, jeudi, le délégué des Philippines a fondu en larmes pendant son discours en implorant les pays « d’agir ici et maintenant. Sinon, quand et où le ferons-nous ? »
Qu’avons-nous accompli à Doha ?

Il y a bien eu des progrès sur la deuxième période du Protocole de Kyoto, des pas timides vers la réalisation d’une entente qui permettrait d’englober tous les grands émetteurs de GES d’ici 2015, ainsi que l’engagement financier de quelques pays européens envers les pays en voie de développement.

Nous n’avons toutefois pas franchi le fossé qui sépare encore nos paroles de nos actions; le Japon, le Canada, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande refusent toujours de réduire leurs GES de façon à éviter la catastrophe. On ne peut pas blâmer l’ONU pour ce manque de volonté politique de plusieurs ou pour l’opposition idéologique de certains. Comme je le mentionnais jeudi sur le blogue du journal Métro, ce n’est pas la faute de la Chine ou encore de l’Inde.

Plusieurs pays et états, comme le Québec, démontrent que la réduction de la pollution et la prospérité peuvent aller main dans la main.

Chronique du journal Métro