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Groupes climat : 1, Lobby du pétrole : 48

Mon titre vous intrigue?

C’est qu’au cours de la dernière année, le lobby du pétrole a rencontré le ministre Peter Kent 48 fois, le Réseau Action Climat Canada (RAC) 0, du moins jusqu’à jeudi. En fait, depuis 2008, le lobby du pétrole a rencontré les responsables et élus fédéraux 468 fois plus souvent que les ONG ne l’ont rencontré…

Cela dit, j’ai rencontré jeudi, avec mes collègues du RAC, le ministre de l’Environnement Peter Kent pour la première fois depuis qu’il a été nommé à ce poste le 4 janvier 2011.
Comme il s’agissait d’une première rencontre, nous avons décidé de présenter au ministre les déclarations de différentes constituantes de la société civile: jeunes, Premières Nations, syndicats, communautés scientifique et académique, populations vulnérables au Canada et d’ailleurs dans le monde.

J’aimerais vous présenter des extraits de ces déclarations:

«La communauté scientifique implore les ministres de se rendre à l’évidence: le problème est bien défini, il faut maintenant mettre en œuvre les solutions. Il serait irresponsable de continuer à tergiverser.»
– Dr John Stone, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

«La justice climatique nécessite du Canada qu’il assume sa part de responsabilités envers le fardeau économique en raison de son plus grand accès aux ressources financières. Agir est pour nous un impératif moral. Soyez assuré que nos prières pour la sagesse et le courage sont avec vous tous à Doha.»
– Joy Kennedy, L’Église Unie du Canada

«Nous sommes profondément blessés et choqués du manque d’attention envers nos communautés, ces mêmes communautés qui sont les moins responsables des changements climatiques, mais qui y font face et qui devront affronter les conséquences les plus tragiques.»
– Yaaseen Ahmed, Réseau des jeunes sur le climat des îles Maldives.

La rencontre s’est déroulée de façon respectueuse et nous souhaitons évidemment avoir d’autres occasions de discuter – et peut-être aussi de débattre – de ces questions avec le ministre.
Cela étant, les rencontres, c’est bien beau, mais, comme dirait mon fils: «Where’s the beef»? Il faudra que ces rencontres, pour être significatives, débouchent sur de véritables actions de la part du gouvernement Harper.

Chronique du Journal Métro