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Équiterre propose des mesures concrètes au gouvernement du Québec pour son Plan d’électrification et de changements climatiques

Montréal, le 4 novembre 2019 – Dans son mémoire déposé la semaine dernière dans le cadre de la consultation publique sur le Plan d’électrification et de changements climatiques (PECC) du gouvernement du Québec, Équiterre propose une vingtaine de recommandations pour faire face à la crise climatique.

« Le Québec est une nation riche au sein d’un Canada qui, per capita, est l’un des plus grands émetteurs de GES à l’échelle globale », explique Colleen Thorpe, directrice générale d’Équiterre. « Nous avons donc une responsabilité historique ainsi que les moyens de nous attaquer à ce défi de taille, qui constitue en fait une opportunité de nous positionner comme leader international sur l’enjeu le plus important de l’humanité ».
 

Les recommandations d’Équiterre pour PECC

Comme participant au comité d’experts pour l’élaboration du PECC, Équiterre travaille avec le gouvernement pour assurer que ce plan, qui sera dévoilé au début de 2020, est à la hauteur du défi climatique auquel nous faisons face. Le mémoire déposé s’ajoute à cette implication et détaille la vision d’Équiterre pour la décarbonisation de l’économie du Québec.

En plus de recommandations sur des mesures transversales en lien avec des cibles ambitieuses de réduction de gaz à effet de serre (GES) et des processus et outils pour les réaliser, on trouve dans le mémoire d’Équiterre des suggestions pour l’aménagement du territoire, le transport, l’industrie, les bâtiments, l’agriculture et la gestion de matières résiduelles. En voici quelques-unes :

  • Réviser la cible de réduction des émissions de GES du Québec de manière à aligner cette cible avec la science, afin de réduire nos émissions au moins de moitié sous les niveaux de 2010 d’ici 2030 et prévoir l’atteinte de la zéro émission nette avant 2050;
  • Concevoir et mettre en oeuvre un plan de transition juste, pour assurer que l’ensemble de la société québécoise soit préparée aux coûts humains, sociaux et économiques des changements amenés par la transition économique;
  • Éliminer toutes les subventions aux énergies fossiles au Québec d’ici 2025;
  • Interdire sur le territoire québécois la construction ou l’agrandissement de toute infrastructure visant à augmenter l’exploration ou la production, le transport, la distribution ou la consommation d’une énergie fossile comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel dès maintenant;
  • Adopter un moratoire sur l’expansion du réseau routier;
  • Bonifier la Loi sur les véhicules zéro-émission pour qu’en 2030 100 % des véhicules passagers neufs vendus au Québec soient zéro émission;
  • Modifier le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises de manière à élargir la responsabilité élargie des producteurs aux appareils électroménagers;
  • Bonifier les aides publiques pour les entreprises agricoles qui mettent en œuvre un plan de réduction de l’empreinte carbone et de régénération et protection des sols;
  • Adopter une Politique nationale d’aménagement du territoire et de l’urbanisme durable.

Face à la crise climatique, l’ensemble du gouvernement doit agir

« Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) ne peut être seul porteur du dossier climatique » souligne Mme Thorpe. « Afin de s’attaquer concrètement à la crise climatique, il faudra que l’ensemble des décisions gouvernementales soient cohérentes avec l’impératif de réduire les émissions de GES. À l’heure actuelle, les silos entre les différents ministères font en sorte que certaines décisions vont à l’encontre de la cible de réduction du Québec. »

Afin de réellement confronter l’urgence climatique et de s’assurer que l’ensemble de l’appareil gouvernemental soit mis au service de cet objectif, Équiterre demande au gouvernement de se doter d’une structure et d’outils de mise en œuvre solides.

La voix de la population québécoise

En collaboration avec d’autres groupes environnementaux, Équiterre a encouragé les citoyens à participer à la consultation publique pour le PECC, en leur offrant d’envoyer un mémoire citoyen aux responsables de la consultation. Plus de 3 000 citoyens ont participé. Les demandes contenues dans chacun des mémoires soumis par la population seront compilées, analysées et ensuite prises en considération dans le processus d’élaboration du PECC.

Pour consulter le mémoire d’Équiterre

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Pour plus d’informations ou demande d’entrevue :
Camille Gagné-Raynauld
Relations Médias, Équiterre
cgraynauld@equiterre.org
514-605-2000