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Des aliments locaux et bio au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM)

Le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), inspiré en partie par la démarche du CHU Sainte-Justine, a approché Équiterre en 2019 pour entreprendre le virage de s’approvisionner en fruits et légumes bio et locaux.

En plus de valoriser les produits frais et « faits maison », le CHUM souhaite maintenant augmenter la part d’aliments biologiques et locaux offerts aux patients et aux employés des aires de restauration. Ce virage qualifié de « bio logique » par la chef de la production alimentaire, Annie Lavoie, fait partie d’un désir plus grand de valoriser l’alimentation locale et biologique et de réduire le gaspillage alimentaire.

Avec l’accompagnement d’Équiterre, les services alimentaires du CHUM sont une relation directe avec des fermes biologiques et locales et font affaire depuis l'été 2019 avec une ferme québécoise située à Frelighsburg, la coopérative Les Jardin de Tessa, membre de la coopérative CAPÉ ainsi que du Réseau des fermiers de famille. Une part complémentaire de l’approvisionnement provient du regroupement de producteurs Les Bio Locaux.

Le service alimentaire a commandé en 2019, une valeur de près de 25 000 $ d’une vingtaine de variétés de légumes locaux et biologiques, soit 20 % des fruits et légumes frais pour la période de livraison de juin à novembre. Pour une deuxième saison cette année, la ferme approvisionne le centre hospitalier. Le partenariat renouvelé, les quantités à produire ont été évaluées à l’hiver 2020. Le CHUM recevra maintenant deux livraisons hebdomadaires en provenance de la ferme et vise augmenter la part de légumes et fruits frais à 30 % (juin à novembre).

Afin de contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire systémique, pendant la saison froide, alors que l’offre de légumes et fruits de locaux est réduite, le service alimentaire a choisi de valoriser des légumes et fruits esthétiquement imparfaits.

Le travail se poursuit. Équiterre entame une nouvelle forme de collaboration avec le CHUM au sein de la Cohorte d’institutions montréalaises pour un approvisionnement local et écoresponsable.
 

DES RETOMBÉES POUR L’ENVIRONNEMENT ET POUR L’ÉCONOMIE LOCALE
 

L’agriculture biologique élimine non seulement la problématique des pesticides de synthèse sur les aliments, mais elle permet également de réduire de 45 % la consommation d’énergies fossiles sur la ferme par rapport à l’agriculture conventionnelle.

En outre, s’approvisionner en aliments locaux permet une réduction importante de gaz à effet de serre pour le transport des aliments. L’achat d’aliments biologiques produits localement contribue quant à lui à stimuler l’économie locale.

Cette initiative institutionnelle rejoint également la Politique bioalimentaire du Québec qui souhaite accroître et favoriser la présence d’aliments sains, locaux et écoresponsables dans les assiettes des Québécois et poursuivre la croissance du secteur biologique.
 

JAMAIS DEUX SANS TROIS: encourager d’autres institutions publiques à suivre l’exemple

 

Le CHUM est réputé pour sa capacité d’innovation. Étant l’une des plus grandes institutions de santé publique au Québec, par sa démarche d’approvisionnement local et biologique, le CHUM se joint à l’expérience du CHU Sainte-Justine (lien vers la page) pour envoyer un message clair : si des institutions de telle ampleur peuvent faire ce virage, plusieurs établissements de santé et autres institutions peuvent également le faire

D’autant plus qu’avec la crise de la Covid-19 qui a ouvert une porte de changement, le temps est venu plus que jamais de revoir le système alimentaire qui guide nos choix individuels et collectifs, et des institutions comme le CHUM répondent présentes pour montrer l’exemple!

Ces démarches vous intéressent? Contactez-nous!
approvisionnement@equiterre.org
 

 

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