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Des aliments bio-locaux au CHU Sainte-Justine

Le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine fait de grands pas depuis 2017 vers une offre alimentaire plus saine pour ses patients, ses visiteurs et les membres de son personnel. Le projet mené en collaboration avec Équiterre de 2018 à 2020 a permis d’augmenter la part d'aliments locaux et biologiques du service alimentaire Délipapilles, de sensibiliser les patients, les employés et les visiteurs à l'alimentation bio-locale et de faire rayonner cette initiative afin que d'autres établissements de santé à travers la province entreprennent de telles démarches.

Grâce à ce projet, Délipapilles fait directement affaire depuis l'été 2018 avec des fermes biologiques québécoises du regroupement Bio Locaux, membres de la coopérative CAPÉ et du Réseau des fermiers de famille

L’alimentation, la base de la vie

Plusieurs études démontrent que les enfants et les nourrissons sont particulièrement vulnérables aux produits chimiques, tels que les pesticides, largement utilisés par l'industrie alimentaire. Le choix d’aliments biologiques contribue donc à une clientèle en meilleure santé et à un environnement plus sain.

Avec l’accompagnement d’Équiterre, le service alimentaire du CHU Sainte-Justine, Délipapilles, a pu entrer en relation avec des fermes biologiques locales du Réseau des fermiers de famille, qui approvisionnent maintenant pour une troisième année le service alimentaire avec près de 30 variétés de légumes biologiques chaque semaine, principalement durant la saison des récoltes. De juin à novembre 2019, 32 % de l’approvisionnement du service alimentaire en légumes et fruits frais était biologique (7 % sur une base annuelle). Des paniers bio des mêmes fermes sont aussi offerts aux employés depuis 2019.

Le CHU Sainte-Justine a de plus le souci de favoriser les aliments du Québec à l’année. Depuis 2017, plusieurs aliments d’ici ont été intégrés au menu: miel, sirop d’érable, oeufs, confitures, compotes, viande hachée sans hormones, collations, jus, etc. L’établissement est reconnu Aliments du Québec au menu . En août 2019, 55 % des aliments qu’il utilisait étaient produits et préparés au Québec (versus 45 % en 2017). Le travail se poursuit. Équiterre entame une nouvelle forme de collaboration avec le CHU Sainte-Justine au sein de la Cohorte d’institutions montréalaises pour un approvisionnement local et écoresponsable.

Ferme La Bourrasque  Coop de solidarité Les Jardins du Pied du céleri  Ferme de la berceuse

 

Des retombées pour l’environnement et pour l’économie locale

L’agriculture biologique élimine non seulement la problématique des pesticides de synthèse sur les aliments, mais elle permet également de réduire de 45 % la consommation d’énergies fossiles sur la ferme par rapport à l’agriculture conventionnelle.

En outre, s’approvisionner en aliments locaux permet une réduction importante des gaz à effet de serre pour le transport des aliments. L’achat d’aliments biologiques produits localement contribue quant à lui à stimuler l’économie locale.

Cette initiative institutionnelle rejoint également la Politique bioalimentaire du Québec qui souhaite accroître et favoriser la présence d’aliments sains, locaux et écoresponsables dans les assiettes des Québécois et poursuivre la croissance du secteur biologique.

Encourager d’autres institutions publiques à suivre l’exemple

« Le service alimentaire du CHU Sainte-Justine est un chef de file dans l’approvisionnement d’aliments locaux et biologiques », constate Colleen Thorpe, directrice générale d’Équiterre. « La réputation de l’hôpital Sainte-Justine a le potentiel d’influencer d’autres institutions publiques – des hôpitaux, des écoles, des universités – à emboîter le pas pour changer leurs menus et montrer l’exemple à leurs clients, pour les encourager à faire des choix sains et responsables dans leur alimentation quotidienne. »

Avec la crise de la Covid-19, une immense porte de changement s’est ouverte pour revoir notre façon de voir l’alimentation, de choisir les aliments que l’on veut consommer et cuisiner et ce, tant individuellement que collectivement. Au niveau collectif, quoi de mieux que nos établissements de soins de santé pour montrer l’exemple que manger local et bio, c’est possible!

Ce projet a été rendu possible grâce au soutien du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Pêcheries du Québec (MAPAQ) et de la Fondation CHU Sainte-Justine.

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