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Des groupes citoyens et environnementaux demandent la suspension du BAPE sur GNL pour favoriser la participation du public

Saguenay, Val d’Or, Tadoussac, Québec et Montréal, le 2 octobre 2020 - En réaction à l’annonce du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de tenir la deuxième partie des séances de consultation sur le projet de GNL Québec en mode numérique uniquement, des groupes citoyens et environnementaux demandent au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de suspendre le mandat du BAPE sur GNL Québec jusqu’à ce que les mesures sanitaires actuelles soient levées, tel qu’il l’a fait en mars dernier dans des circonstances similaires.

La suspension de l’audience est nécessaire afin de permettre à toutes les personnes intéressées de participer pleinement aux consultations publiques sur ce projet hautement controversé et qui aurait de forts impacts sur le climat planétaire et la biodiversité. La pleine participation du public est tributaire de la possibilité de participer en personne et toute limitation de cette participation aurait inévitablement un impact sur la qualité de l’évaluation par le BAPE.

Dans une lettre adressée au président du BAPE en juin dernier, les groupes demandaient que dans l’éventualité où la pandémie de COVID-19 connaîtrait une deuxième vague qui entraînerait un retour des mesures de confinement, les audiences publiques soient suspendues et ne reprennent que lorsque les conditions sanitaires permettront la tenue d’audiences publiques avec présence physique.

Pour les groupes, il est clair que des séances de consultation en mode numérique uniquement limitent la participation citoyenne. Les groupes considèrent que bien que les technologies de l’information telles que la vidéoconférence soient bienvenues pour permettre une certaine forme de consultation tout en respectant les règles de distanciation physique, celles-ci ne peuvent en aucun cas remplacer pleinement des audiences en personne. « Il est évident qu’une consultation publique uniquement virtuelle défavoriserait grandement les personnes les plus démunies et les plus âgées, ainsi que les personnes qui vivent dans des régions éloignées. Aussi, l’accès à des communications numériques n’est pas à la portée de tous et toutes, tant en termes d’équipements que de compétences nécessaires à l’utilisation de ces technologies. Ces personnes ont aussi le droit de poser des questions, d’émettre des commentaires et de parler de leurs préoccupations par rapport au projet, alors que des audiences virtuelles ne permettraient pas leur pleine participation », expliquent les groupes.

De plus, l’expérience de la première partie du BAPE a démontré que la participation à distance peut poser d’importants enjeux techniques et peut générer des inconforts majeurs pour certaines personnes et, par conséquent, limiter la participation du public.

« Alors que nous sommes frappés de plein fouet par la pandémie et que plusieurs vivent une intense période de stress et de confinement, nous considérons qu’il est totalement déplacé d’aller de l’avant avec des audiences publiques sur ce méga-projet de gaz fossile dont les répercussions se feraient sentir pendant des décennies. L’évaluation d’un projet de cette ampleur nécessite que les plus hauts standards d’évaluation environnementale soient respectés, chose qui est impossible en ce moment en raison de la pandémie. Nous demandons au ministre de l’Environnement de suspendre immédiatement le mandat d’évaluation du projet par le BAPE le temps que le Québec reprenne le dessus sur la COVID-19 et que la situation puisse garantir une pleine participation du public, participation qui est essentielle pour garantir la qualité de l’évaluation », concluent les groupes.

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POUR INFORMATION

Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole
Coalition Fjord
(418) 376-3371
comm.fjord@gmail.co

Adrien Guibert-Barthez, Coalition Fjord
Marc-André Viau, Équiterre
Alice-Anne Simard, Nature Québec
Rodrigue Turgeon, Gazoduq, parlons-en!
Dominic Champagne, Pacte pour la transition
Rébecca Pétrin, Eau Secours
Lilas Lamontagne, Mouvement citoyen littOralement inacceptable
John Nathaniel Gertler - Coalition étudiante pour un virage environnemental et social
Priscilla Gareau, Groupe Ambioterra
Marc-André Viau, Équiterre
Sophie Paradis, Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada)
Sylvie Berthiaume Solidarité environnement Sutton
Lucie Massé, porte-parole Action Environnement Basses-Laurentides
André Bélisle, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)
Carole Dupuis, Mouvement écocitoyen UNEplanète

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