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Press release  •  4 min

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Montréal, Québec, le 08 mai 2024 – Considéré par les Québécois-es comme une des sources d’énergie émettant le plus de gaz à effet de serre (GES), le gaz naturel est loin derrière l’électricité dans les préférences de la population.

Un nouveau sondage, réalisé à l’échelle de la province du 15 au 20 mars 2024, révèle que 91 % des sondé-es sont favorables à l’électricité comme mode de chauffage, que 51 % sont d’avis que les cuisinières au gaz présentent un risque pour leur santé et que 55 % veulent que le gouvernement du Québec adopte des règlements pour réduire les émissions de GES des bâtiments tout en soutenant les municipalités qui veulent agir en ce sens.

L’électricité et le solaire loin devant le gaz fossile comme modes de chauffage préférés des Québécois-es

Selon les préférences en matière de chauffage des Québécois-es, le gaz naturel fossile n’a clairement pas la cote. Effectivement, le sondage souligne que seulement 5 % des personnes sondées indiquent préférer le gaz naturel fossile comme mode de chauffage principal pour leur domicile. À l’inverse, 49 % se disent en faveur de l’électricité et 33 % expriment une préférence pour l’énergie solaire. Ces résultats démontrent clairement une tendance marquée pour les énergies propres, émettant peu de GES.

Le gouvernement et les municipalités doivent travailler de concert

Interrogé-es au sujet du palier de gouvernement qui devrait être responsable de la réglementation pour réduire les GES dans les bâtiments, 55 % des répondant-es sont d’avis que si le gouvernement provincial doit adopter les orientations générales, il doit également encourager les municipalités qui désirent aller encore plus loin pour restreindre les émissions de GES dans les bâtiments de leur territoire.

De plus, 60 % des personnes interrogées sont pour l’interdiction d’utiliser du gaz naturel pour le chauffage dans toutes les nouvelles résidences et constructions et environ 55 % sont favorables à l’interdiction de remplacer un équipement de chauffage au gaz naturel dans les commerces, institutions et les maisons, lorsqu’il arrive en fin de vie utile.

Cela indique bien la voie à suivre, dans la foulée de la récente décision de la Communauté métropolitaine de Montréal, avec son règlement concernant les GES et les bâtiments : « Le gouvernement a les coudées franches pour agir et réglementer une bonne fois pour toutes la sortie du gaz fossile dans les bâtiments du Québec. Les municipalités le réclament, la population le réclame », soulignent les membres de la coalition.

Les cuisinières au gaz dangereuses pour la santé

Dans la cuisine, les Québécois-es réclament plus de transparence. En effet, 84 % des répondant-es souhaiteraient être informé-es par les compagnies vendant des cuisinières à gaz sur les risques pour la santé. Cette demande presque unanime pour une information accrue souligne la nécessité de mieux informer le public sur les risques sanitaires liés à l’utilisation de ces appareils. Ce manque de sensibilisation se traduit par une perception contrastée des risques associés aux cuisinières à gaz : tandis que 51 % des personnes sondées ont conscience de ces risques, 29 % perçoivent ces risques comme étant faibles, mais 20 % admettent un manque de connaissances des risques.

Des entreprises gazières qui misent sur des changements « payants »… au niveau de leur marque

Enfin, le sondage révèle que le changement de nom d’une entreprise – qui se déploie aussi dans ses communications et son marketing – peut grandement influencer les perceptions des Québécois-es. Ça semble être le cas pour Énergir : en effet, 42 % des personnes interrogées pensent que c’est un distributeur d’énergie renouvelable, tandis que seulement 19 % pensent que Gaz Métro (l’ancien nom de l’entreprise) l’était. Or malgré des investissements dans l’éolien à travers ses filiales, Énergir reste le plus gros distributeur de gaz naturel fossile au Québec. Ce constat met en lumière que certaines stratégies peuvent altérer la perception de la véritable nature des activités des entreprises.

Citation de la coalition Sortons le gaz! :

« Les résultats du sondage sont sans équivoque : l’attachement des Québécois-es au gaz naturel fossile est faible. Il est manifeste qu’ils et elles aspirent à une transition vers des énergies plus propres, dans le sens de la récente décision de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Il incombe désormais au gouvernement d’agir rapidement pour accélérer la décarbonation de nos bâtiments et appuyer les villes qui agissent en ce sens, une démarche à laquelle les Québécois-es adhèrent. »

Méthodologie

Le sondage CROP a été commandé par la Coalition Sortons le gaz et a été réalisé en ligne du 15 au 20 mars 2024 auprès de 1000 répondant-es âgé-es de 18 ans et plus.

Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population à l’étude selon le sexe, l’âge, la langue maternelle et la scolarité des répondant-es.

Notons que le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas, compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon


Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Zoyanne Cote, chargée de communication de la coalition Sortons le gaz!

438-530-4162 | info@sortonslegaz.com

À propos de la coalition Sortons le gaz!

La coalition Sortons le gaz! réunit des organisations environnementales, citoyennes et syndicales qui se sont données pour but de promouvoir la sobriété et l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment tout en accélérant le passage de la totalité du parc immobilier du Québec à des sources d’énergie 100 % renouvelables. Elle s’emploie à faire connaître les vrais impacts du gaz naturel sur notre santé et notre environnement, à promouvoir les avantages de le remplacer et à faire connaître les façons d’y arriver en informant la population ainsi que les décideuses et décideurs publics de tous les paliers.

Les membres de la coalition sont : l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), la Coalition Sortons la caisse du carbone, Environnement Vert plus, Écohabitation, Équiterre, Imagine Lachine-Est, la Fondation Coule pas chez nous, la Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, Nature Québec, Pour nos enfants – For Our Kids Montréal, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC), le Regroupement des organismes environnementaux en Énergie (ROÉE), le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Travailleurs et travailleuses pour la justice climatique et le Syndicat canadien de la fonction publique (Québec).