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Québec, le vendredi 29 août 2025 - La coalition nationale Non au troisième lien réagit à la publication par le ministère de l’Environnement de la directive pour la réalisation d’une étude d'impacts sur l'environnement relative au projet de troisième lien.
« Quand tu rends public un avis de projet en catimini en plein scandale SAAQclic, à la veille d’une longue fin de semaine de trois jours, y a-t-il meilleur aveu de la part du gouvernement que ce projet-là est rendu un boulet? », s’exclame Angèle Pineau-Lemieux, porte-parole d’Accès transports viables et de la Coalition Non au troisième lien.
Un gaspillage d’argent public pour un projet brouillon
La Coalition dénonce un projet brouillon et rappelle que le tracé final n’est pas retenu pour le projet de troisième lien. De surcroît, la preuve des besoins en matière de déplacements n’a toujours pas été faite, le gouvernement n’ayant jamais fait réaliser d’étude d’opportunité, soit l’analyse préalable à un projet qui vise à évaluer sa pertinence et qui a généralement lieu dans tout grand projet d’infrastructure.
«Le gouvernement continue de bousculer les étapes et de faire tout à l’envers : comment évaluer un projet dont on n’a toujours pas prouvé la pertinence au regard des besoins en déplacements? C’est un gaspillage éhonté de fonds publics : pendant qu’on demande aux gens de se serrer la ceinture en santé et en éducation, on flambe 275 M$ dans des études pour un projet inutile qui va empirer la qualité de vie, nuire à l’environnement et empirer la congestion.»
-Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre et porte-parole de la Coalition Non au troisième lien.
La coalition souligne d’ailleurs que l’avis de projet lui-même est parlant quant au manque d’arguments en mobilité pour soutenir le projet et aux impacts disproportionnés qu'il aura. En effet, l’avis déposé montre, par exemple, que le gouvernement s’attend à une “diminution de la qualité de vie des résidents à proximité [...] par la détérioration du climat sonore et une diminution potentielle de la qualité de l’air”.
« L'avis de projet est remarquable! Il dit textuellement que “ce n'est pas qu’un projet de transport, mais un projet socio-économique”, alors que le gouvernement continue de clamer qu’il contribuera à réduire la congestion, ce qui est faux! Une étude coréalisée par l’Université Laval et l’Université McGill estime que l’ajout d’un 3e lien, avec un coût qui pourrait approcher les 10 milliards de dollars, réduirait seulement de 2 minutes 18 secondes les temps de déplacement », ajoute Philippe Jacques, co-directeur général de Trajectoire Québec et porte-parole de la Coalition Non au troisième lien.
La mobilisation nationale Non au troisième lien a été initiée en mai 2021 par Accès transports viables, le Conseil régional de l’environnement - région de la Capitale-Nationale, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Trajectoire Québec et Vivre en Ville.
Toutes les citoyennes et tous les citoyens, ainsi que les organisations désirant dénoncer ce projet autoroutier peuvent signer la pétition, désormais rendue à plus de 50 000 signataires, sur le site nonautroisiemelien.quebec.
Renseignements
Angèle Pineau-Lemieux
438 495-9892 | a.pineau-lemieux@transportsviables.org
