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Rapport et étude

Comprendre la hausse des camions légers au Canada afin de renverser la tendance

Publié le 


Alors que le Canada est engagé dans l’Accord de Paris et s’affiche comme un leader climatique à l’international, le pays demeure l’un des plus grands pollueurs par habitant.e dans le monde et n’est pas en voie d’atteindre ses différentes cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

En 2020, le quart des émissions du Canada était imputable au secteur des transports, ce qui en fait un secteur clé dans l’effort collectif pour atteindre les objectifs de 2030 et de 2050. Quand on observe les choix de consommation des Canadien.ne.s en matière de véhicules, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 1990 et 2018, le nombre de véhicules utilitaires sport (VUS), camionnettes et fourgonnettes a augmenté de 280% dans le parc automobile canadien. Ce segment des camions légers a atteint un sommet historique de 79,9% des ventes de véhicules neufs en 2020.

Constats

La popularité croissante des camions légers est incompatible avec les cibles gouvernementales de réduction de GES. Le phénomène entraîne les problématiques suivantes :

  • Entre 1990 et 2018, les émissions de GES des camions légers ont augmenté de 156%, participant ainsi à l’augmentation globale des émissions nationales (+20,9%).
  • En 2018, ils ont émis en moyenne 31% plus de GES par kilomètre que les voitures standards, et c’est le seul secteur dont les émissions n’ont pas baissé en 2020 malgré la pandémie de COVID-19.
  • Les camions légers exacerbent la congestion routière.
  • Les accidents causés par les camions légers sont plus dangereux que ceux causés par des voitures standards : le risque de mortalité de cet individu est 158% plus élevé si le véhicule happant l’autre est une camionnette (pick-up) et 28% plus élevé s’il est un VUS.
  • En raison de leur hauteur, les VUS causent des blessures plus graves aux piéton.ne.s adultes lors d’une collision et sont près de deux fois plus susceptibles de blesser un.e piéton.ne adulte à la hanche ou aux jambes par rapport aux voitures classiques.
  • Les VUS sont en moyenne beaucoup plus dispendieux et contribuent à alourdir la dette des ménages canadiens; ils peuvent coûter jusqu’à 40% plus cher à l’achat et 15% plus cher en frais de carburant.

Une série d'études pour expliquer le phénomène

C’est dans ce contexte qu’Équiterre, en collaboration avec Polytechnique Montréal, CIRANO et HEC Montréal a lancé une vaste étude déclinée en plusieurs rapports s’intéressant à la hausse des camions légers au Canada. L’objectif de cette recherche est de comprendre la préférence croissante de la population canadienne pour les camions légers, qui sont aussi énergivores et surdimensionnés, et de proposer des pistes de solutions afin d’inverser cette tendance.

Informations complémentaires

Pour aller plus loin

Un système de redevance-remise pour faciliter l’adoption de véhicules propres au Canada
Le monde utopique des VUS par BESIDE
Les VUS vs les voitures électriques, ou le combat pour un avenir plus propre

Soutien financier

Pour réaliser cette recherche, Équiterre bénéficie du financement en vertu du Programme de contributions pour les organisations sans but lucratif de consommateurs et de bénévoles d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Les opinions exprimées dans ce document ne sont pas nécessairement celles d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada ou du gouvernement du Canada.