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Le Sommet des 3 amigos : Équiterre souligne les engagements en électricité propre et changements climatiques, mais l’Amérique du Nord doit mettre fin aux investissements en énergies fossiles

Ottawa le 29 juin, 2016 – Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, était l’hôte aujourd’hui du président des États-Unis, Barack Obama, et du président du Mexique, Enrique Peña Nieto, lors du Sommet des leaders nord-américains 2016  et les changements climatiques figuraient à leur agenda.

Les trois pays se sont entendus sur trois sphères de collaboration : développer une énergie propre et sécuritaire, réduire les polluants climatiques de courte durée de vie et promouvoir les moyens de transport propres et efficients.

De manière plus spécifique, les trois pays s’engagent à atteindre une cible de génération d’électricité provenant à 50 % des énergies propres d’ici 2025. « Cette cible d’électricité propre pour 2025 est ambitieuse pour le Mexique et les États-Unis, où une faible partie de l’électricité provient de sources renouvelables. Il y aura donc des opportunités d’exporter l’électricité propre du Canada vers les États-Unis, comme l’éolien et l’hydroélectricité, suite à cette entente » affirme Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. « Par contre, étant donné que le Canada génère déjà plus de 60 % de son électricité de sources renouvelables, il ne s'agit pas d'un nouvel engagement pour le Canada. On peut et on doit faire plus » a ajouté M. Guilbeault.

Les cibles conjointes pour réduire les émissions de méthane et de polluants atmosphériques de courte durée, tels que le noir de carbone ou les hydrofluorocarbones, une substance utilisée principalement pour la réfrigération, contribueront de façon significative à réduire les émissions de GES dans les trois pays. Le Mexique s’est joint aujourd’hui à l’entente conclue en mars dernier entre le Canada et les États-Unis pour réduire les émissions de méthane de 40 à 45 % en-dessous des niveaux de 2012 d’ici 2025 dans le secteur du gaz et du pétrole.

« Comme nous sommes l'une des économies les plus énergivore au monde, il est impératif que le Canada soit cohérent dans ses approches au plan international et domestique, si nous voulons agir en leader et rencontrer nos engagements internationaux » a commenté Annie Bérubé, directrice des relations gouvernementales pour Équiterre. « Le Canada doit se doter d’un plan climat ambitieux pour réduire les émissions de GES ici au Canada, à la mesure de nos efforts en coopération internationale » a ajouté Mme Bérubé.

« Nous ne pouvons espérer combattre les changements climatiques en continuant d’investir dans de nouvelles infrastructures d’énergie fossiles. Il s'agit de l'engagement manquant de ce Sommet », a conclu M. Guilbeault.

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Pour plus d’informations :
Dale Robertson
Relations médias, Équiterre
514 605-2000 / drobertson@equiterre.org