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Communiqué de presse  •  3 min

Une nouvelle alliance canadienne voit le jour pour accélérer l’électrification des autobus scolaires

Publié le 

Montréal (Québec), Peterborough (Ontario), 21 Avril 2022 - À la veille du Jour de la Terre, Équiterre et Green Communities Canada sont heureux de lancer la nouvelle Alliance canadienne pour l’électrification des autobus scolaires (ACEAS) : une initiative qui vise à accélérer l'électrification de ce type de véhicule au Canada.

Financée par la Fondation Consecon, la Fondation Écho et la Fondation Familiale Trottier, l’ACEAS est appuyée par un comité directeur diversifié et bien au fait de la question des autobus scolaires électriques. Ces membres comprennent le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, Ecology Action Center, For Our Kids, l'Institut Pembina et Pollution Probe.

La charte de CESBA : une vision commune

L’ACEAS rassemble les intervenants provinciaux et fédéraux du transport scolaire, ainsi que plusieurs acteurs-clés incluant des groupes dédiés dans les domaines de l'éducation, la santé, l'économie et du développement technologique à travers le Canada. L’Alliance produira de nouvelles recherches et organisera des événements de transfert de connaissances qui favoriseront la mise en place de politiques pancanadiennes mesurables afin d'accélérer considérablement l'électrification des autobus scolaires d'ici 2040.

L’Alliance a donc pour mission de pousser les gouvernements à s’engager dans cette voie au niveau fédéral, provincial et municipal: ce qui devrait permettre la transition du diesel à l’électricité de tout le parc d’autobus scolaires canadien d’ici 2040. Dans le but d’atteindre cet objectif, notre stratégie et nos actions s’appuient sur les cinq principes expliqués dans notre Charte, que nos membres et nos partenaires appuient: (1) reconnaître le rôle important du secteur des transports dans la résolution urgente de la crise climatique; (2) placer la santé des enfants et des générations futures au centre des préoccupations; (3) créer des collectivités inclusives avec une faible empreinte carbone qui défendent la justice climatique; (4) souligner la nécessité d’une transition juste et équitable des secteurs de la fabrication d’autobus scolaires et de l’exploitation; et (5) promouvoir des pratiques durables dans l’approvisionnement et la fabrication de moyens de transport électriques.

L'écosystème actuel des bus scolaires au Canada

La mobilité durable et le transport routier sont devenus des enjeux centraux dans un monde où les impacts de la crise climatique sur notre santé et notre bien-être collectif sont plus visibles que jamais. On estime que 2,2 millions d'enfants par an prennent les autobus scolaires au Canada: ils sont donc exposés à la pollution atmosphérique des véhicules à moteur diesel, qui représentent 70 % de la flotte actuelle d'autobus scolaires.

Le célèbre autobus scolaire jaune nord-américain transporte nos enfants à l'école depuis les années 1930, carburant presque exclusivement aux combustibles fossiles. C'est encore le cas aujourd'hui, bien que le Canada se soit fixé comme objectif d'atteindre 100 % d'émissions nulles pour les véhicules de poids moyen et lourd (VPML) d'ici 2040 dans son récent plan de réduction des émissions. Le gouvernement fédéral s'est également engagé à soutenir les compagnies de transports et les commissions scolaires dans la transition de leurs parcs d'autobus vers une technologie à zéro émission à travers la planification, l'achat d'au moins 5 000 autobus à émissions nulles de même que la mise en place des infrastructures de soutien nécessaires.

Le Canada doit passer aux autobus scolaires électriques

La transition vers ce type de véhicules permettra de réduire la dépendance du secteur canadien des transports aux combustibles fossiles. Le secteur des transports est responsable de 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada. Et les autobus scolaires fonctionnant encore au diesel et au gaz ajoutent à la concentration de polluants atmosphériques. En fait, le transport est l'un des deux autres secteurs, avec la consommation d’énergie, dont les émissions de GES n'ont cessé d'augmenter au cours des 30 dernières années. Les scientifiques ont exhorté les gouvernements à réduire leurs émissions de GES et leur dépendance à l'égard des combustibles fossiles. La pollution atmosphérique amène non seulement des impacts environnementaux, mais aussi des problèmes respiratoires aigus à long terme. Le maintien d'un parc de bus scolaires fonctionnant principalement avec des combustibles fossiles exacerbe les problèmes de santé publique, notamment la qualité de l'air et la pollution sonore.

L’ACEAS ouvre ses portes aux nouveaux membres

L'ACEAS est fière de confirmer la participation de huit membres, dont Propulsion Québec, Positive Zero Transport Futures (Université de Toronto), l’Association des services de transport scolaire en Colombie-Britannique (ASTSBC), le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l'environnement (PCSEE), la Fondation David Suzuki, Mobilité électrique Canada, l’Association canadienne des médecins pour l'environnement (ACME), Projet sur la réalité climatique Canada et la Fédération des Transporteurs par Autobus.

Ce lancement de l’Alliance accueille du même souffle les organisations qui souhaitent contribuer à cette démarche que ce soit par vocation ou par intérêt pour l'électrification des autobus scolaires.

L'électrification des autobus scolaires peut réduire nos émissions en transport, contribuer à améliorer la qualité de l'air et dynamiser l'industrie nationale de l'automobile électrique avec des autobus «fabriqués au Canada». Il est grand temps que le Canada accélère l'électrification de son parc d'autobus scolaires, pour le bien de nos enfants, aujourd'hui et demain.

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Visitez le site web de l’ACEAS : https://eschoolbusalliance.ca/

Citations des portes-parole.

Notes aux rédacteurs :

  • 2,2 millions : selon les dernières données fournies par Transports Canada, dernière mise à jour en 2017, Task Force on School Bus Safety.

  • Scientifiques : selon le troisième rapport du GIEC.

  • Pollution atmosphérique: d'après un rapport réalisé au Québec pour Mon Autobus Branché : réduire la pollution atmosphérique et donc améliorer la qualité de l'air et la santé publique. Les autobus scolaires à moteur diesel sont responsables d'émissions de polluants atmosphériques (NOx, CO, particules fines (PM2,5)) qui affectent la santé des personnes, notamment des enfants, qui les empruntent. À l'inverse, les bus électriques ne produisent aucune émission de ce type pendant leur fonctionnement. L'ACEAS travaillera avec des experts pour rassembler des données à l'échelle du Canada.

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