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Communiqué de presse  •  2 min

Réduire la place de l’auto de 30 % permettrait d’éviter un gaspillage « colossal » d’énergie

Publié le 

Montréal, le 2 septembre 2025 – Moins de voitures. Des modèles plus petits. Plus d’électrification. Avec ces choix, le Québec pourrait réduire ses émissions de GES, désengorger les routes et économiser des milliards. Cela libérerait même assez d’énergie pour aider d’autres secteurs à réussir leur propre virage écologique. C’est ce que démontre une nouvelle modélisation commandée par Équiterre et réalisée par Coop Carbone.

Le rapport propose trois scénarios plus ou moins ambitieux d’ici 2040 combinant trois actions phares :

  • Une réduction du nombre de véhicules

  • Une réduction de leur taille

  • L’électrification du parc automobile

« Les trois scénarios analysés sont clairs : peu importe la trajectoire, pour réussir la transition énergétique au Québec, électrifier nos véhicules ne suffit pas. Il faut à la fois électrifier et réduire en nombre et en taille. C’est cette triple stratégie qui nous permettra de s’attaquer à des vrais problèmes qui plombent non seulement notre action climatique, mais aussi la société de manière plus large. »

- Blandine Sebileau, analyste en mobilité durable chez Équiterre

« Le gaspillage actuel d’énergie, que nos véhicules soient à essence ou à l’électricité, est colossal. »

Des bénéfices bien au-delà du climat

Ces choix ne seraient donc pas seulement bénéfiques pour le climat. Ils seraient aussi bons pour la qualité de vie de la population québécoise.

Moins de voitures signifie moins de congestion, de perte de productivité, de routes endommagées trop rapidement, d’accidents, de maladies respiratoires, de dépenses pour les ménages et plus d’espace pour les humains dans nos villes.

Réduire le nombre de véhicules de 30 %, combiné à une réduction de la taille des véhicules, libérerait aussi jusqu’à 10,5 TWh/an en capacité électrique d’ici 2040 par rapport au scénario de croissance du parc, ce qui permettrait d'éviter aux contribuables de débourser des milliards de dollars pour la construction d’un complexe hydroélectrique d’envergure équivalente à 1,3 fois le barrage de La Romaine.

Libérer l’énergie

« On pense souvent que l’électrification des transports demandera trop d’électricité. Mais ce qu’on oublie, c’est qu’en réduisant la place de l’auto, on peut libérer une quantité considérable d’électricité. Cette énergie pourrait ensuite être utilisée pour décarboner d’autres secteurs clés comme le chauffage de nos bâtiments ou notre agriculture », souligne Blandine Sebileau.

Parmi les constats les plus marquants  :

  • Réduire le nombre de véhicules de 30 % et remplacer les camions légers par des plus petits véhicules permettrait de réduire de 82% les émissions de GES du parc automobile par rapport à 2024.

  • Cette même stratégie permettrait aussi de réduire de 55% la consommation d’électricité nécessaire pour électrifier un parc automobile en croissance.

  • L’énergie économisée pourrait alors permettre de chauffer toutes les résidences québécoises en électricité propre, ou encore de décarboner une partie du secteur agricole.


Les bureaux d’Équiterre sont situés sur les territoires autochtones non cédés par voie de traité que nous appelons de nos jours Montréal et Québec. Nous reconnaissons que les Premiers Peuples protègent leurs territoires depuis des temps immémoriaux et utilisent leurs savoirs traditionnels pour garder les terres et les eaux. Nous sommes reconnaissant(e)s de vivre sur ce territoire et tenons à poursuivre nos efforts pour le protéger. Pour en savoir plus

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