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Gestion des déchets: Équiterre demande au gouvernement Legault de transformer «un système brisé»

 
Crédit photo : Mélissa de La Fontaine

Montréal, 25 mai 2021 - Équiterre présentera ce soir un mémoire lors des audiences du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) portant sur les résidus ultimes et demandera au gouvernement Legault une refonte en profondeur du plan d’action de gestion des matières résiduelles au Québec.

« Les déchets n’ont pas diminué au fil des années malgré le fait que l’on soit en au troisième plan d’action pour la gestion des matières résiduelles dans la province. On a besoin d’un véritable électrochoc collectif sur cet enjeu. Le système est brisé et il faut le réparer », affirme Amélie Côté, analyste en consommation responsable et réduction à la source chez Équiterre.

La quantité totale de matières éliminées a diminué de seulement 1% depuis 2008. Une situation inacceptable, selon l’experte.

« Il n’y a pas d’incitatif pour encourager les alternatives et pour les rendre plus attrayantes. Pourquoi? Parce que les coûts d’élimination ne sont pas assez élevés », ajoute Amélie Côté

« La gestion de l’élargissement de la consigne des contenants de boissons est un cas qui illustre bien le problème. Les systèmes de contenants à remplissages multiples (CRM), comme les bouteilles de bières brunes, sont reconnus comme étant plus performants sur le plan environnemental. Le problème? Leur utilisation est maintenant en chute libre et la clause garantissant une quantité minimale de bouteilles réutilisables par brasseur de bière n’existe plus. Le gouvernement devrait saisir l’occasion pour appuyer le développement et la consolidation de systèmes de CRM plutôt que de permettre ce recul », conclut l’analyste.

Cesser de nourrir la bête

Lors de la première partie du BAPE, on apprenait d’ailleurs que le ministère de l’Environnement ne connaît pas le portrait des coûts engendrés par les sites d’enfouissement et les incinérateurs. Il est toutefois reconnu que ces méga sites proposent des coûts plus faibles car ils ont besoin de toujours plus de déchets pour «nourrir la bête».

Le gouvernement peut légiférer pour accroître les coûts et a notamment la possibilité de le faire en augmentant significativement les redevances à l’élimination.

Voici les autre solutions proposées par Équiterre dans le cadre du dépôt de son mémoire au BAPE:

  • Réduire les déchets à la source en agissant sur le suremballage, la lutte au gaspillage alimentaire et en favorisant le développement de systèmes de contenants à remplissages multiples dans le secteur alimentaire.
     
  • Réemployer et réparer l’existant plutôt que de continuer à œuvrer dans un système voué à l’échec
     
  • Les changements doivent être pris à bras le corps par l’ensemble des parties prenantes: en particulier l’État, les entreprises et les institutions. Arrêtons de mettre le poids du changement sur les épaules des individus et attaquons-nous au problème systémique.
     
  • Révision du mandat de RECYC-QUÉBEC pour y intégrer l’importance de soutenir en priorité et de manière systémique la réduction à la source et le réemploi au Québec.

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Pour plus d’information:

Anthony Côté Leduc, relations médias
(514) 605-2000
acoteleduc@equiterre.org

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