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MYTHE #2 : Les combustibles fossiles créent bien plus d’emplois que les énergies renouvelables

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En 2014, au Canada, 23 700 personnes oeuvraient dans le secteur des énergies renouvelables en comparaison à 22 340 qui travaillaient dans l'industrie des sables bitumineux. Le secteur de l’énergie renouvelable (en excluant même les grandes entreprises publiques comme Hydro-Québec) génère maintenant plus d’emplois que le secteur des sables bitumineux.

Pour le secteur des énergies solaires seulement, le nombre d’emplois créés par unité d’énergie produite est 15 fois plus élevé que dans le secteur du gaz naturel ou du charbon et il est 12 fois plus élevé que dans le secteur de l’énergie nucléaire. De plus, un emploi créé dans le secteur du gaz naturel ou du charbon coûte six fois plus cher que le même emploi créé dans le secteur des énergies solaires.

Investir dans l’économie verte pour en avoir plus pour notre argent


Ottawa verse 1,3 milliard de subventions par année aux entreprises de développement et d’exploitation des sables bitumineux, entre autres, et aux pétrolières. « Les Canadiens peuvent en avoir plus pour leur argent, soit plus d’emplois, plus de richesse et une plus grande stabilité économique, en développant des industries qui aident à prévenir les changements climatiques plutôt que celles qui les aggravent », selon Gillian McEachern, d’Environmental Defence. Steven Guilbeault, directeur principal dÉquiterre, abonde dans le même sens : « la réduction de notre dépendance au pétrole engendrera de nombreux bénéfices (…) comme l’émergence de l’économie verte, la réduction de la pollution atmosphérique, la réduction de notre déficit commercial, etc. »

Si on investissait 1,3 milliard de dollars - équivalant aux subventions fédérales remises au secteur pétrolier annuellement - dans l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et le transport public, six à huit fois plus d’emplois pourraient être créés au Canada, soit 18 000 à 20 000 emplois dans les secteurs de l’énergie propre, contre 2 300 emplois dans le secteur pétrolier.

Le calcul des créations d’emploi se base sur une méthodologie qui permet de chiffrer, pour chaque énergie, le nombre de créations d’emplois directs (ex. : installateur de panneaux solaires) et indirects (ex. : ouvrier de production dans le secteur de l’aluminium, ce composant entrant dans la fabrication des panneaux solaires). Ainsi, davantage d’emplois sont créés par unité d’énergie produite (et consommée) dans un système d’énergie renouvelable que dans un système d’énergie fossile.

Le virage vers un système énergétique vert ne se résume donc pas à un simple remplacement d'emplois dans les secteurs des énergies fossiles par la création d’emplois dans les énergies renouvelables. Il s’agit d’une stratégie payante tant en termes d’emplois que d’économie au Canada, car en plus de créer plus d’emplois, les énergies vertes tendent à créer des emplois mieux rémunérés sur un plus long terme et donc des travailleurs qui stimulent l’économie.

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