Aller à la navigation Aller au contenu

Communiqué de presse  •  2 min

La coalition Non au troisième lien s’indigne que les futurs travaux du pont Pierre-Laporte soient instrumentalisés pour justifier le 3e lien

Publié le 

Québec, le vendredi 21 janvier 2022 - La coalition nationale Non au troisième lien, lancée en mai 2021, s’indigne des propos tenus par le ministre des Transports, François Bonnardel, à l’effet que les travaux prévus à l’horizon 2037 sur le pont Pierre-Laporte « confirment l’importance du projet de tunnel Québec-Lévis pour assurer la fluidité de la circulation et la vitalité économique de la grande région de la Capitale-Nationale ».

« Nous dire que le troisième lien va être une solution en vue des travaux sur le tablier du Pont Pierre-Laporte en 2037… c’est vraiment prendre les gens pour des valises et chercher tous les prétextes possibles pour justifier un projet qui ne l’est pas. C’est comme vouloir s’acheter un char neuf lorsque les pneus du sien sont dus pour être changés », Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transport viables et membre de la coalition Non au troisième lien.

Pour la coalition, l’entretien et l’optimisation des infrastructures existantes doivent primer sur l’ajout de nouvelles routes ou autoroutes pour éviter d’aggraver la congestion par trafic induit.

« La traverse Québec-Lévis et le Pont de Québec sont des infrastructures existantes qui ont besoin d'amour dès aujourd’hui, et non en 2030 ou en 2037. En misant sur l’entretien et l’optimisation de ces infrastructures, on pourrait en faire des alternatives de mobilité très intéressantes, assurément à un meilleur coût que 10 milliards $ », explique Sarah V. Doyon, directrice générale de Trajectoire Québec et membre de la coalition Non au troisième lien.

« C'est intéressant de constater que le gouvernement planifie les travaux d'asphaltage dans un l'horizon 2037, alors qu'il n'est toujours pas capable de dire comment on va atteindre nos cibles de réduction de GES d'ici 2030. On invite le gouvernement à prioriser l'adaptation des infrastructures existantes à l'impact des changements climatiques plutôt que d'engouffrer 10 milliards dans un projet superflu », a déclaré Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre et membre de la coalition Non au troisième lien.

La coalition rappelle d’ailleurs que l’absence d’étude d’opportunité, un processus normalement prévu dans tout grand projet qui permet de comparer les différentes alternatives possibles, mine le débat.

« La science le dit : l’ajout de nouvelles routes, ça nous éloigne de nos cibles de réduction de GES et ça mène inévitablement à plus d’étalement urbain. Ceci dit, y-a-t-il moyen d’améliorer la mobilité de façon durable entre les 2 rives? Sûrement, mais en s’entêtant sur un tunnel autoroutier et en excluant toutes études sur des alternatives, le gouvernement empêche un réel débat », conclut Charles Bonhomme, spécialiste, communications et affaires publiques à la Fondation David Suzuki et membre de la coalition Non au troisième lien.

La mobilisation nationale Non au troisième lien a été initiée en mai 2021 par Accès transports viables, le Conseil régional de l’environnement - région de la Capitale-Nationale, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Trajectoire Québec et Vivre en Ville.

Toutes et tous les citoyennes et citoyens, ainsi que les organisations désirant dénoncer ce projet autoroutier peuvent signer la pétition sur le site nonautroisiemelien.quebec.

-30-

Renseignements

Anthony Côté Leduc, Relations Médias, Équiterre
acoteleduc@equiterre.org ; 514 605-2000

Angèle Pineau-Lemieux, Conseillère en communications, Accès transports viables
a.pineau-lemieux@transportsviables.org ; 438 495-9892