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Montréal, 27 août 2026 - À l'occasion de l'ouverture d'une boutique Shein à Montréal, Équiterre dénonce un modèle d'affaires aux impacts néfastes à tous les niveaux, et appelle le gouvernement fédéral à intervenir rapidement afin de freiner l'essor de la mode ultra-éphémère au pays.
L’organisation environnementale s’inquiète de l’adoption de la mode ultra-éphémère (aussi appelée ultra-fast fashion) par une part grandissante de la population, alors que ces plateformes étrangères n’ont pas à respecter les mêmes normes que les entreprises d’ici.
La mode jetable fait déborder les dépotoirs
Les bas prix de la mode ultra-éphémère ont de quoi séduire les consommateur(-trice)s qui font face à une hausse marquée du coût de la vie. Mais derrière ces prix attrayants se cache un modèle d’affaires basé sur l’achat répété d’articles conçus pour ne pas durer. Jusqu’à 10 000 nouveaux produits par jour sont mis en vente par Shein.
Leur qualité est si mauvaise que certains centres de dons retirent maintenant de leur plancher des vêtements de marques comme Temu et Shein. Résultat? Ces vêtements à peine portés et faits de matériaux nocifs se retrouvent dans nos dépotoirs, et c’est nous, collectivement, qui devons payer la note – pas les multinationales qui les produisent.
« Ce n’est pas parce que la boutique de Shein est éphémère que son impact environnemental l’est pour autant. Ces plateformes poussent à l’extrême un modèle de prêt-à-jeter où l’on produit toujours plus, toujours plus vite, » selon Daniel Rotman, directeur général d’Équiterre.
Le gouvernement fédéral doit agir
Dans un contexte de guerre commerciale qui s’envenime, le gouvernement fédéral a tout intérêt à encourager l’achat local. Équiterre demande à ce que le Canada s’inspire de la France et resserre les règles qui encadrent ces méga-entreprises dont le modèle d’affaires est insoutenable.
Il doit également veiller à ce que les plateformes étrangères de mode ultra-éphémère respectent les mêmes normes qui sont imposées aux entreprises canadiennes. Autrement, il s’agit de concurrence déloyale.
Équiterre invite les citoyen(ne)s à signer sa campagne d’appui pour pousser le gouvernement à intervenir.
Les bureaux d’Équiterre sont situés sur les territoires autochtones non cédés par voie de traité que nous appelons de nos jours Montréal et Québec. Nous reconnaissons que les Premiers Peuples protègent leurs territoires depuis des temps immémoriaux et utilisent leurs savoirs traditionnels pour garder les terres et les eaux. Nous sommes reconnaissant(e)s de vivre sur ce territoire et tenons à poursuivre nos efforts pour le protéger. Pour en savoir plus.
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