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Ottawa, 5 novembre 2026 - Équiterre se montre critique à l’égard de la feuille de route climatique proposée dans le budget fédéral 2026, y voyant un ensemble d’annonces réchauffées qui ne compensent en rien les nombreux reculs environnementaux du gouvernement de Mark Carney.
« Ça va prendre plus qu'une page couverture avec des lignes à haute tension et la récupération d'un slogan québécois des années 1960 pour retrouver la crédibilité environnementale perdue », affirme Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre.
Rien de nouveau
Pour Équiterre, le budget fédéral 2026 n’a rien de surprenant, c’est même du réchauffé : peu de nouvelles mesures budgétaires en environnement, ou qui s’attaquent de front à la crise du coût de la vie exacerbée par les changements climatiques.
« Alors que les Canadien(ne)s peinent à arrondir les fins de mois et que le transport représente maintenant le deuxième poste de dépenses des familles après le logement, le gouvernement choisit d’investir dans notre dépendance à l’automobile, sans compenser les coupes de 5 milliards de dollars en transport collectif du budget précédent », résume Marc-André Viau.
Dans la mauvaise direction
Pour Équiterre, le sous-financement du transport collectif est un exemple parmi tant d’autres qui indiquent que le gouvernement de Mark Carney ne va pas dans la bonne direction.
Plutôt que d’investir massivement dans les énergies renouvelables pour mener à terme sa stratégie d’électrification, le fédéral investit allègrement 43 milliards de dollars dans un pipeline et dans des solutions énergétiques qui incluent le maintien de centrales au charbon, des usines de gaz naturel et des centrales nucléaires.
Loin des priorités des Canadien(ne)s
L’affaiblissement des protections environnementales pour plaire aux industriels ne résout pas les problèmes liés à la hausse du coût de la vie et à la guerre commerciale qui se poursuit avec les États-Unis.
Rappelons que les changements climatiques font augmenter le coût des assurances, mettent à mal les infrastructures et vident les poches des municipalités qui doivent s’adapter à cette nouvelle réalité.
Les bureaux d’Équiterre sont situés sur les territoires autochtones non cédés par voie de traité que nous appelons de nos jours Montréal et Québec. Nous reconnaissons que les Premiers Peuples protègent leurs territoires depuis des temps immémoriaux et utilisent leurs savoirs traditionnels pour garder les terres et les eaux. Nous sommes reconnaissant(e)s de vivre sur ce territoire et tenons à poursuivre nos efforts pour le protéger. Pour en savoir plus »
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