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À venir

Pour un projet de TGV structurant et transformateur

Des régions mieux connectées, des déplacements plus sobres en carbone, avec le moins d’impact possible sur notre territoire

L'opportunité

Le projet de train à grande vitesse (TGV) Toronto-Québec, lorsqu'il sera réalisé, pourrait représenter une avancée significative en mobilité durable au Canada, réduisant de façon importante le nombre de trajets interurbains en avion et en auto. C’est une opportunité de connecter plus efficacement les grandes villes dans le corridor le plus peuplé du Canada et d'ouvrir de nouvelles perspectives de déplacements en transport collectif. Des allers-retours dans la journée pour le travail, les études ou les loisirs deviendraient réalistes depuis plusieurs villes régionales.

  • 70 Il y a plus de 70 vols qui circulent entre Montréal et Toronto chaque jour, et une trentaine de plus entre Montréal et Québec ou Montréal et Ottawa : c’est facile d’imaginer comment un TGV pourrait réduire la pollution de manière significative pour ces vols courts extrêmement polluants.
Source : Selon des recherches Google sur des agrégateurs de vols en 2026

Les enjeux

Comme tout grand projet d’infrastructure, des impacts importants sont à prévoir le long du tracé. Dans le cadre des consultations sur le projet de TGV et de son tracé, Équiterre demande de considérer en priorité la possibilité d’éviter les terres agricoles, les noyaux d’habitat et les corridors écologiques. Il sera tout aussi essentiel de restaurer le plus possible les terrains et les habitats affectés afin de réduire les impacts négatifs sur les opérations agricoles, les milieux naturels et les communautés. Il faudra bien sûr compenser les communautés impactées par le projet à la juste valeur de leurs pertes.

Les bénéfices potentiels d’un TGV sont malgré tout bien plus intéressants que si l’on continue à encourager la construction et l’usage de nouvelles voies d’autoroutes et de nouveaux terminaux d’aéroports, avec leurs impacts encore plus importants sur le territoire, le climat et nos milieux de vie.

«  Un TGV intégré à un réseau de transport structurant pourrait transformer les déplacements, tout en évitant la construction de nouvelles infrastructures routières et aéroportuaires et diminuer les émissions de GES. Il s'agit d'une occasion en or pour le Canada d'accéder à une option de transport collectif déjà disponible depuis des décennies dans d'autres pays.  »

Blandine Sebileau

Analyste en mobilité durable

Notre travail

Équiterre est en faveur d’un projet de TGV, mais pas à n’importe quelle condition. Nous participons à des tables rondes consultatives et nous avons soumis nos recommandations dans le cadre de la consultation du printemps 2026.

Dans ces recommandations, nous expliquons que le projet de TGV pourrait devenir la future colonne vertébrale du transport collectif de l’Ontario et du Québec, à condition qu’il :

  • relie les centres urbains de son tracé, assure l'interconnectivité nécessaire et s'intègre dans un réseau de transport collectif structurant;

  • partage l'ambition au-delà des villes desservies (ex : assurer le maintien des services de Via Rail et développer l’offre de transport collectif au-delà du TGV);

  • limite l'impact sur les terres agricoles et les milieux naturels grâce à l'approche « Éviter, réduire, restaurer, compenser ».

Nos intentions

  1. Travailler avec les décideur(-euse)s afin d’encourager la mise en place de conditions favorables à un projet de TGV structurant et transformateur.
  2. Encourager la réflexion et la discussion parmi la population sur la manière dont le TGV permettra de se déplacer différemment, afin de faciliter la compréhension des bénéfices, des enjeux et des conditions à respecter.
  3. Encourager la participation citoyenne aux consultations publiques en lien avec le projet.

Consultez le mémoire d’Équiterre

Foire aux questions

Historique

2026 (novembre)

Consultations sur le tracé Montréal-Ottawa

Annonce du tracé préférentiel (1 km de large) et nouvelles consultations, incluant les 3 gares.

2026 (janvier)

Consultations sur le corridor Québec-Toronto

Consultations publiques sur le corridor Québec-Toronto (10 km de large), comprenant 7 gares.

2025 (février)

Investissement majeur du gouvernement fédéral

Le gouvernement de Justin Trudeau alloue 3,9 Md$ pour la phase 1 du projet de TGV Québec-Toronto et nomme un consortium.

2024 (octobre)

Annonce du projet de TGV Québec-Toronto

Décision d’aller de l’avant avec un TGV Québec-Toronto suite à une consultation de 33 experts et un sondage grand public.

2016

Relance du projet de TGF

Le gouvernement de Justin Trudeau relance le projet de train à grande fréquence (TGF) utilisant des voies dédiées plutôt qu’un TGV.

1995

Confirmation du scénario de TGV Montréal-Toronto

Un rapport de Transports Canada conclut qu’une ligne à 300km/h entre Montréal et Toronto est "le meilleur scénario"

1980

Première étude approfondie sur le potentiel de la grande vitesse

Une étude de Via Rail reconnaît le potentiel d’un TGV Montréal-Toronto avec un TGF Montréal-Québec.

1968

Mise en service des « Turbo Trains » entre Montréal et Toronto

Conçus pour atteindre 270 km/h, ils sont limités à 160 km/h faute d’une infrastructure dédiée et sont abandonnés par Via Rail en 1982.

Équipe

Analyste, Mobilité durable