2026 (novembre)
Consultations sur le tracé Montréal-Ottawa
Annonce du tracé préférentiel (1 km de large) et nouvelles consultations, incluant les 3 gares.
À venir
Le projet de train à grande vitesse (TGV) Toronto-Québec, lorsqu'il sera réalisé, pourrait représenter une avancée significative en mobilité durable au Canada, réduisant de façon importante le nombre de trajets interurbains en avion et en auto. C’est une opportunité de connecter plus efficacement les grandes villes dans le corridor le plus peuplé du Canada et d'ouvrir de nouvelles perspectives de déplacements en transport collectif. Des allers-retours dans la journée pour le travail, les études ou les loisirs deviendraient réalistes depuis plusieurs villes régionales.
Comme tout grand projet d’infrastructure, des impacts importants sont à prévoir le long du tracé. Dans le cadre des consultations sur le projet de TGV et de son tracé, Équiterre demande de considérer en priorité la possibilité d’éviter les terres agricoles, les noyaux d’habitat et les corridors écologiques. Il sera tout aussi essentiel de restaurer le plus possible les terrains et les habitats affectés afin de réduire les impacts négatifs sur les opérations agricoles, les milieux naturels et les communautés. Il faudra bien sûr compenser les communautés impactées par le projet à la juste valeur de leurs pertes.
Les bénéfices potentiels d’un TGV sont malgré tout bien plus intéressants que si l’on continue à encourager la construction et l’usage de nouvelles voies d’autoroutes et de nouveaux terminaux d’aéroports, avec leurs impacts encore plus importants sur le territoire, le climat et nos milieux de vie.
« Un TGV intégré à un réseau de transport structurant pourrait transformer les déplacements, tout en évitant la construction de nouvelles infrastructures routières et aéroportuaires et diminuer les émissions de GES. Il s'agit d'une occasion en or pour le Canada d'accéder à une option de transport collectif déjà disponible depuis des décennies dans d'autres pays. »
Équiterre est en faveur d’un projet de TGV, mais pas à n’importe quelle condition. Nous participons à des tables rondes consultatives et nous avons soumis nos recommandations dans le cadre de la consultation du printemps 2026.
Dans ces recommandations, nous expliquons que le projet de TGV pourrait devenir la future colonne vertébrale du transport collectif de l’Ontario et du Québec, à condition qu’il :
relie les centres urbains de son tracé, assure l'interconnectivité nécessaire et s'intègre dans un réseau de transport collectif structurant;
partage l'ambition au-delà des villes desservies (ex : assurer le maintien des services de Via Rail et développer l’offre de transport collectif au-delà du TGV);
limite l'impact sur les terres agricoles et les milieux naturels grâce à l'approche « Éviter, réduire, restaurer, compenser ».
Il y a plus de 100 vols qui circulent chaque jour entre Québec, Montréal, Toronto et Ottawa. Ces vols court-distance sont extrêmement polluants et peuvent être remplacés par des déplacements en TGV.
Le corridor Québec-Toronto concentre plus de 40 % de la population du Canada et contient 3 des 4 plus grandes métropoles du Canada. Ce corridor est en plein essor démographique.
Via Rail n’est pas en mesure d’offrir aux passagers un niveau de service à la hauteur de leurs besoins en raison de l’obligation de donner la priorité aux trains de marchandises de CN qui partagent les mêmes voies de chemin de fer.
Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir son train à grande vitesse, alors qu’il connaît la plus forte croissance démographique de ce groupe.
Un réseau ferroviaire à grande vitesse pourrait transformer les déplacements des Canadiens, réduire la congestion et les temps de trajet, améliorer la connectivité et diminuer les émissions de GES. Il s'agit d'une occasion en or pour les Canadiens d'accéder à une option de transport collectif déjà disponible depuis des décennies dans d'autres pays.
Oui le coût du TGV est élevé, il nécessitera des investissements majeurs de la part du gouvernement fédéral, mais si on regarde les coûts de l’inaction, ils sont beaucoup plus élevés. Construire le TGV reviendra moins cher que toutes les améliorations d’infrastructures routières et aéroportuaires qui seraient nécessaires pour compenser sa non construction (élargissement des autoroutes 20, 40, 401 qui sont congestionnées, nouveaux terminaux d’aéroports, car Pearson et Trudeau sont à pleine capacité, etc.). Ces projets alternatifs entraîneraient des émissions de gaz à effet de serre plus importantes et ne feraient qu'empirer la congestion, car de plus en plus de personnes prendraient l’avion et l’auto pour ces trajets.
Une étude liée au projet de réseau ferroviaire à grande vitesse de la Californie entre San Francisco et Los Angeles a montré qu'il coûterait environ deux fois plus cher de fournir une capacité routière et aéroportuaire équivalente à celle du réseau ferroviaire à grande vitesse.
Certes, on en parle depuis des décennies, mais avec le choix d’un consortium pour concevoir le tracé détaillé du train, l’investissement important du gouvernement fédéral, et la tenue de consultations publiques, on n'a jamais été aussi avancé depuis qu’on parle d'un TGV au Canada.
La phase de planification d’un projet de cette ampleur est cruciale pour son succès. Mieux vaut prendre le temps de bien faire les choses, de consulter et d’évaluer le meilleur tracé et la meilleure technologie à utiliser pour éviter des surcoûts plus tard.
Selon plusieurs experts, il faut une combinaison des deux, c’est-à-dire un train à grande vitesse qui circule fréquemment (plusieurs départs dans l’heure). Le train à grande fréquence (TGF) seul ne serait pas suffisamment compétitif en termes de gain de temps pour convaincre les gens de délaisser l’avion.
Certains acteurs recommandent que le TGV soit limité au corridor Montréal-Toronto et complété par un TGF entre Québec et Montréal, ce qui obligerait un changement de train et/ou de gare à Montréal, réduisant donc les bénéfices pour les déplacements entre Québec (ou Trois-Rivières) et Toronto. L’un des principes clés pour transférer vers des modes de transport moins énergivores est de limiter la ‘’friction’’ (obstacles, inconfort) associée au nouveau déplacement ; or, un changement de gare ou de train irait à l’encontre de ce principe.
Consultations sur le tracé Montréal-Ottawa
Annonce du tracé préférentiel (1 km de large) et nouvelles consultations, incluant les 3 gares.
Consultations sur le corridor Québec-Toronto
Consultations publiques sur le corridor Québec-Toronto (10 km de large), comprenant 7 gares.
Investissement majeur du gouvernement fédéral
Le gouvernement de Justin Trudeau alloue 3,9 Md$ pour la phase 1 du projet de TGV Québec-Toronto et nomme un consortium.
Annonce du projet de TGV Québec-Toronto
Décision d’aller de l’avant avec un TGV Québec-Toronto suite à une consultation de 33 experts et un sondage grand public.
Relance du projet de TGF
Le gouvernement de Justin Trudeau relance le projet de train à grande fréquence (TGF) utilisant des voies dédiées plutôt qu’un TGV.
Confirmation du scénario de TGV Montréal-Toronto
Un rapport de Transports Canada conclut qu’une ligne à 300km/h entre Montréal et Toronto est "le meilleur scénario"
Première étude approfondie sur le potentiel de la grande vitesse
Une étude de Via Rail reconnaît le potentiel d’un TGV Montréal-Toronto avec un TGF Montréal-Québec.
Mise en service des « Turbo Trains » entre Montréal et Toronto
Conçus pour atteindre 270 km/h, ils sont limités à 160 km/h faute d’une infrastructure dédiée et sont abandonnés par Via Rail en 1982.
Analyste, Mobilité durable



