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Avez-vous mangé du plastique aujourd'hui?

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La réponse est oui…

Effectivement, malgré sa toxicité et son apparition relativement récente dans notre quotidien, le plastique est littéralement partout. Il est présent sur l’ensemble de notre chaîne alimentaire, dans nos assiettes, dans les biberons de nos enfants, etc.

Ce fût donc un soulagement pour les organismes environnementaux d’apprendre en 2018 que le gouvernement fédéral signait la Charte sur les plastiques dans les océans.

Depuis, deux années ont passé. Nous attendions donc des mesures mûrement réfléchies et suffisamment ambitieuses de la part du Canada.

Il y a quelques semaines, le gouvernement fédéral nous faisait sa première grande annonce pour s’attaquer au problème du plastique. Une avancée, certes, mais qui demeure encore bien insuffisante face à la taille du problème. Voici quelques éléments qui méritent d’être soulignés :

Le Canada reconnaît le plastique comme matière potentiellement toxique.
 
Cette reconnaissance était nécessaire compte tenu des impacts de cette matière sur notre eau, notre faune, notre climat et notre santé.
Interdiction dès la fin 2021 de six objets en plastique à usage unique (sacs d’épicerie, pailles, anneaux pour canettes, ustensiles faits de plastique, bâtonnets à mélanger et récipients alimentaires fabriqués à partir de plastiques difficiles à recycler).
 
L’interdiction de seulement six objets représente un trop petit pas vers un avenir zéro déchet de plastique. Les Canadiens s’attendaient à beaucoup plus.
Améliorer la recyclabilité plutôt que d’interdire les plastiques.
 
L’avenir passe par la sobriété et l’interdiction des plastiques. La solution est simple : interdire les plastiques non essentiels!

 

La surutilisation du plastique dans un souci de profits à court terme met notre santé et celle des écosystèmes en danger.

La pollution par le plastique contribue à nous plonger dans la spirale d’effondrement des écosystèmes et de perte du vivant. Le plastique, au même titre que les autres polluants (pétrole, pesticides, etc.), nécessite une action politique en profondeur.

Le problème principal ne réside pas dans le choix des matériaux, de la technologie ou dans l’optimisation de notre système de recyclage. Le fond du problème se trouve surtout dans la surconsommation, fruit d’un système économique déconnecté des impacts qu’il génère sur l’humain et sur la planète. Si l’on ne s’y attarde pas, nous replongerons presque systématiquement dans un nouveau problème environnemental.

Nous pouvons certainement jouer un rôle significatif dans cette lutte, mais il faudra accepter de s’ouvrir à des scénarios peu populaires mais nécessaires comme un passage à une économie plus sobre, locale et circulaire.