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L’électrification des transports: une voie essentielle pour une reconstruction verte et résiliente

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 Alors que la crise sanitaire pousse nos gouvernements à préparer la relance économique, l’électrification de nos modes de transport constitue une stratégie qui doit être promue puisqu’elle permet non seulement de réduire l’empreinte environnementale de notre parc automobile mais contribue aussi à l’essor d’une filière industrielle qui a le potentiel de créer un imposant bassin d’emplois de qualité.

De plus, ce ne sont pas les solutions en transport qui manquent pour réduire nos émissions de GES et notre dépendance aux énergies fossiles.

Voici donc quelques bonnes raisons expliquant pourquoi l’électrification devrait être mise de l’avant:

...c’est bon pour le climat!

Parce que le Québec «a une belle énergie»

S’il y a une place dans le monde où rouler électrique est un choix logique, c’est bien ici, au Québec. Nous avons la chance de compter sur l’une des formes d’énergie les plus propres au monde: renouvelable à 99.8 %. À l’opposé, le pétrole que nous utilisons pour faire rouler nos véhicules au Québec est l’un des plus polluants sur la planète (100 % provient du Canada et USA, donc des sables bitumineux et pétrole de schiste)[1].

1. Références:
-https://www.rncan.gc.ca/science-donnees/donnees-analyse/donnees-analyse-energetiques/faits-saillants-sur-lenergie/faits-petrole-brut/20075
-https://energie.hec.ca/wp-content/uploads/2020/03/EEQ2020_WEB.pdf (page 9)
-https://www.cer-rec.gc.ca/nrg/sttstc/lctrct/rprt/2017cndrnwblpwr/prvnc/qc-fra.html

«Oui, mais j’ai entendu dire que la voiture électrique était quand même polluante, non?»

Selon l’analyse de cycle de vie faite par le CIRAIG, qui compare un véhicule à essence et un véhicule électrique, lorsqu’on considère l’ensemble des cycles allant de l’extraction des matières premières à la mise aux rebuts, on estime qu’un VÉ a entre 29 % et 80 % moins d’impact environnemental que son équivalent à essence!

Ce % varie selon le paramètre mesuré, soit la santé humaine, la qualité des écosystèmes, les émissions de GES ou encore l’épuisement des ressources fossiles.

Contrairement à son équivalent à essence, la voiture électrique représente un investissement environnemental qui se rentabilise avec le temps. À partir de 29 000 km et jusqu’à son dernier kilomètre roulé, la voiture électrique fera des gains environnementaux par rapport à son équivalent à essence qui, lui, cumulera les impacts négatifs jusqu’en fin de vie.

Les analyses de cycle de vie nous démontrent clairement que l’impact le plus grand se situe au niveau de la fabrication du véhicule et sa batterie, et pour le véhicule à essence, il se situe au niveau de son utilisation.

La question de la batterie...

Pour ce qui est de la batterie au lithium, la technologie est encore jeune et s’améliore constamment. Les avancées au niveau de son recyclage sont fort prometteuses sans compter les possibilités de son réemploi pour d’autres usages ou le stockage d’énergie.

Par ailleurs, les enjeux environnementaux et sociaux liés à certains minéraux ne sont pas le propre des véhicules électriques mais celui du numérique, et le problème est principalement lié à la surconsommation et l'obsolescence de certains de ces produits (ordinateurs, cellulaires, etc.). En d’autres mots, on ne doit pas remettre en question l’électrification des transports en fonction de cet enjeu mais plutôt notre mode de consommation au sens large.

Et pour le véhicule électrique hors Québec ?

D’après une récente étude de la revue scientifique Nature, lorsqu’on compare la situation aux États-Unis - où la majorité de l’électricité est produite à partir d’énergie fossile - même en comparant la voiture électrique la moins efficace à la voiture à essence la plus efficace, c’est l’électrique qui sort grande gagnante d’un point de vue environnemental.

Cette même tendance s’observe partout à travers le monde, selon cette même étude.

...c’est bon pour l’économie!

Voici quelques entreprises innovantes et de renommée internationale «Made in Québec» qui démontrent toute la pertinence de développer cette industrie qui dépasse largement le simple univers de l’auto-solo:

Autre avantage économique: s’affranchir du pétrole et rouler à l’électricité constitue aussi une manière de réduire notre déficit commercial et d’investir dans nos services publics. En 2018, les importations associées à l’extraction et fabrication d’hydrocarbures représentaient 11 G$ de la balance commerciale du Québec [2].

2. Références: https://energie.hec.ca/wp-content/uploads/2020/03/EEQ2020_WEB.pdf (page 53)

La meilleure solution?

Malgré tout ce qu’on vient d’énumérer, il reste que la voiture la moins polluante est celle que l’on ne produit pas…qu’elle soit électrique ou pas. Dans ce contexte, il demeure essentiel de privilégier le plus possible les alternatives à l’auto-solo afin de réduire la taille du parc automobile du Québec.

Notre équipe des relations gouvernementales travaillent d’ailleurs très fort pour défendre ces positions auprès de nos élus. Découvrez comment elle s’y prend.

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Équiterre milite auprès du gouvernement pour favoriser l'émergence du transport collectif et actif au Québec. Par contre, pour certains, la voiture électrique demeura la meilleure option.

Faites-en l'expérience et consultez le site de la campagne Roulons électrique pour faire un choix éclairé.