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Maintenant ou jamais : les ministres de l’Environnement doivent faire preuve d’ambition en matière de changements climatiques

Montréal, le 2 octobre 2016 - Le Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME) se réunit à Montréal ce lundi pour discuter du cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques.

Les premiers ministres des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux se sont engagés, en mars dernier, à développer ce cadre pancanadien sur les changements climatiques suite à la déclaration de Vancouver. Pour ce faire, quatre groupes de travail ont été établis et leurs rapports de recommandations finales seront déposés lors de cette rencontre du Conseil des ministres de l’Environnement. Le plan climat final sera annoncé lors de la prochaine rencontre des premiers ministres prévue en novembre.

À la veille de cette rencontre du CCME, les groupes environnementaux canadiens souhaitent rappeler aux ministres les engagements pris suite à la déclaration de Vancouver et envers la communauté internationale lors de l’Accord de Paris.

« Ce plan est l’opportunité de changer ce regrettable précédent voulant que le Canada prenne des engagements internationaux sur les changements climatiques sans livrer la marchandise », affirme Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. « Nous espérons que l’approche fragmentaire en changements climatiques au Canada est chose du passé et que ce nouveau consensus aura pour résultat un plan climat ambitieux qui nous permettra d'atteindre et même de dépasser nos engagements de Paris », ajoute M. Guilbeault.

« Nous avons vu une évolution très encourageante de nouveaux plans climat en Ontario, au Québec et en Alberta. Plusieurs provinces font désormais une contribution importante à la réduction des gaz à effet de serre (GES) et plusieurs de ces mesures provinciales peuvent maintenant être déployées à l’échelle nationale », ajoute Erin Flanagan, directrice des politiques fédérales à l’Institut Pembina. « Toutefois, la somme des mesures adoptées par les provinces pour réduire les GES n’est pas suffisante pour atteindre la cible canadienne d’ici 2030, donc toutes les provinces doivent en faire plus, et le fédéral doit donner l’exemple dans ses champs de compétences », ajoute Madame Flanagan.

Équiterre, Environmental Defence et l’Institut Pembina font appel au gouvernement fédéral afin de mettre en place des mesures de réduction de GES ambitieuses, de combler les manques dans les politiques provinciales et territoriales et de livrer un plan climat en collaboration avec les gouvernements des provinces, des territoires, les peuples autochtones et les gouvernements locaux.

« En bout de ligne, tout le monde doit faire sa part, mais le leadership du gouvernement fédéral est nécessaire pour que les efforts de toutes les provinces et territoires ainsi que les actions du gouvernement fédéral permettent que le plan pancanadien sur les changements climatiques qui sera adopté en novembre mette le Canada sur la voie d'une société faible en carbone », a conclu Dale Marshall, directeur du programme sur les changements climatiques à Environmental Defense.

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Informations :

Annie Bérubé, Équiterre, (613) 809-2855
Erin Flanagan, Pembina Institute, (587) 581-1701
Tim Ehlich, Environmental Defence, (647) 468-3641