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Actualité  •  1 min

Québec se débat avec l'élargissement tardif de la consigne

Publié le 

En mars 2025, il sera possible de consigner nos bouteilles de vin, nos contenants de plastique et l’ensemble de nos contenants de boissons, grâce à l’élargissement de la consigne. Le décompte est commencé, mais il y a du sable dans l’engrenage et les preuves s’accumulent dans les médias. On se penche sur la question.

En résumé

En janvier 2020, le gouvernement a promis d’élargir la consigne à pratiquement tous les contenants de boissons et d’encourager leur retour grâce à des montants plus élevés. C’était beau sur papier, mais dans les faits la mise en oeuvre prévue a été repoussée à plusieurs reprises, et les nouveaux types de contenants ne seront pas consignés avant 2025 (créant un gaspillage de plus d’un milliard de contenants de verre et de plastique) et les montants proposés pour la consigne actuelle ne sont pas assez élevés pour assurer le succès du nouveau système avec des taux de retour satisfaisants.

Voilà qu’on apprend que l’industrie, mandatée par le gouvernement pour gérer le nouveau système, ne s’est pas préparée adéquatement. Dans les épiceries et dépanneurs à travers le Québec identifiés officiellement comme des points de retour, il a parfois été impossible de consigner nos contenants. De nouveaux points de dépôts, destinés aux nouveaux types de contenants, risquent de ne pas ouvrir à temps. Résultat? Le gaspillage des contenants s'accentue, les laissant s’accumuler sur les trottoirs et dans les parcs.

La goutte qui fait déborder la bouteille d’eau en plastique

Le cafouillage a assez duré. Sachant qu’au Québec, 2 millions de contenants de plastique sont gaspillés chaque jour, on ne peut pas se permettre de repousser davantage le moment où ils seront consignés. L'élargissement de la consigne est la bonne solution. Encore faut-il qu'elle soit bien exécutée, efficace et simple pour les gens et c’est là où le bât blesse. On n’a pas de deuxième chance pour susciter un changement d’habitudes et on ne peut donc pas se permettre de manquer le bateau.

On pense aussi que la consigne, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Pour réellement s’attaquer à la crise du gaspillage, il faut faire plus de place aux contenants réutilisables, comme les bouteilles de bière. Ceux-ci pouvant être utilisés de 10 à 25 fois, on peut difficilement faire mieux en matière de réduction des déchets.

La consigne, le recyclage ou l’enfouissement?

Faites le tri

On ne peut plus attendre

Le gouvernement doit respecter les délais donnés pour l’implantation de la consigne élargie, augmenter les montants de la consigne afin qu’ils favorisent un meilleur taux de retour et soutenir les systèmes de contenants à remplissages multiples.

Si comme nous, et comme 77 % des Québécois et Québécoises, vous pensez qu’il est urgent d’agir sur l’enjeu des matières recyclables envoyées à l’enfouissement, dites-le au gouvernement!

Demandons au gouvernement de faire mieux pour la consigne

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