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Le recul du gouvernement du Québec sur la norme sur les véhicules zéro émission (VZE) nous paraît complètement anachronique. Non seulement le besoin d’agir pour réduire les émissions est de plus en plus fort et l’inaction est de plus en plus coûteuse, on a aussi toutes les conditions optimales réunies pour une reprise en force des ventes de VE. Alors, pourquoi le gouvernement fait-il marche arrière?
Maintenir la dépendance du Québec au pétrole représente un coût immense. Pour se déplacer, les Québécois(es) demeurent dangereusement aliéné aux énergies fossiles : le transport routier est encore propulsé à 95,1 % par l'essence et le pétrole raffiné au Québec est réquisitionné à 80 % par le secteur des transports. Cette dépendance se traduit par une saignée économique massive : 14 milliards de dollars par an envoyés à l'étranger pour l'importation d’énergies fossiles.
Ça ne s’arrête pas là! Affaiblir la réglementation coûtera plus de 19 milliards en coûts sociaux. C'est la société tout entière et le réseau de santé publique qui en paieront la facture.
Pour toutes ces raisons, Équiterre formule les recommandations suivantes au gouvernement du Québec :
- Exclure définitivement les véhicules hybrides conventionnels du système d’octroi de crédits de la norme VZE afin de préserver l'intégrité de la norme.
- Ajuster la cible de 100 % à 95 % de ventes de VE en 2035 afin de prendre en compte l’impossibilité d’électrifier certains véhicules et la réalité de certaines régions éloignées d’ici 2035.
- Maintenir les cibles intermédiaires à leur valeur d’origine.
Ces commentaires présentés par Équiterre ont été soumis dans le cadre des consultations sur les 2 projets de règlement modifiant la norme sur les véhicules zéro émission (norme VZE), le 8 juillet 2026.
pdf - 0.18 mb Commentaires_Consultations pour la révision de la norme VZE_Québec
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