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Équiterre célèbre l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris

Montréal, le 4 novembre 2016 - Équiterre célèbre aujourd’hui l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques et dévoile ses recommandations pour sa mise en œuvre au Canada. À ce jour, 94 pays représentant près de 66 % des émissions de gaz à effet de serre ont ratifié l’Accord de Paris.

La ratification rapide de l’Accord de Paris, en moins d'une année là où il avait fallu 7 ans pour le Protocole de Kyoto, témoigne de la mobilisation politique mondiale face à l’urgence climatique.

Les pays signataires devront donc présenter l’échéancier pour renforcer leurs cibles individuelles de réduction des GES et solidifier leur engagement respectif face à l’objectif commun : limiter le réchauffement climatique sous le seuil des 2 degrés Celsius, voir même 1,5°C. La Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP 22), qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016 prochain, permettra de mieux définir certains éléments de la mise en oeuvre de l'Accord de Paris et Équiterre y sera.

Ratifier l'Accord de Paris signifie que le Canada s’est officiellement engagé à réduire ses émissions de GES de 30 % en deçà du niveau de 2005, d'ici 2030. Toutefois, pour contribuer à l’objectif global de limiter le réchauffement climatique, le Canada devra réduire davantage ses émissions. Les pays signataires de l’Accord peuvent revoir leur cible en tout temps. En effet, augmenter leurs ambitions de réduction de GES est un engagement formel de la Conférence des Parties de l’Accord de Paris. Et le Canada devra bientôt se doter d’une cible plus ambitieuse.

De plus, Équiterre tient à rappeler que le Canada n’a toujours pas de plan pancanadien pour atteindre la cible proposée par l’Accord de Paris. Cette ratification rapide de l’Accord de Paris augmente la pression envers les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour se doter sans délai d’un plan climatique pancanadien ambitieux. La finalisation des détails de ce plan pancanadien est prévue pour décembre.

Équiterre estime toutefois que le Canada ne peut se permettre d'investir dans de nouvelles infrastructures pour les carburants fossiles, tels les projets de pipelines Énergie Est et Kinder Morgan et espérer la pollution carbone.

Équiterre a travaillé étroitement avec les divers paliers de gouvernements au cours des derniers mois afin d’assurer de nouvelles politiques de réduction de GES dans tous les secteurs de l’économie.

Vous pouvez consulter le résumé des recommandations d’Équiterre pour le cadre pancanadien à l'adresse suivante : http://bit.ly/EquiterreAccordParis

Pour plus d’information ou demandes d’entrevues :

Dale Robertson
Relations médias, Équiterre
514 605-2000 / drobertson@equiterre.org