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Actualité  •  2 min

43 recommandations d'Équiterre pour la nouvelle Stratégie Nationale d'Urbanisme et d'Aménagement des Territoires (SNUAT)

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Alors que le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation invitait l’ensemble des citoyens et citoyennes et des groupes interpellés par les questions d’urbanisme et d’aménagement du territoire à participer à la grande conversation nationale sur le sujet,
Équiterre a déposé un mémoire intitulé : «Prendre le droit chemin : Vers une Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires».

Mené par Alizée Cauchon, analyste principale chez Équiterre, le mémoire propose 43 recommandations à inclure dans la nouvelle stratégie du gouvernement afin de prendre un virage drastique dans nos pratiques et nos réglementations en aménagement du territoire québécois.

L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE : AU COEUR DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Dans le contexte où la crise climatique s’aggrave et que nos territoires sont de plus en plus grugés par un développement sans cohérence et sans vision claire, le mémoire souligne qu'il faut absolument modifier nos façons de faire en aménagement du territoire et d’urbanisme.

Car l’aménagement du territoire est d’une importance capitale dans nos efforts de lutte contre les changements climatiques et d’adaptation face à ceux-ci. L’atteinte de nos objectifs environnementaux et économiques passe par la mise en œuvre d’un grand chantier de révision de nos pratiques d’aménagement du territoire et de redéploiement de nos modes de transport des personnes.

EMPHASE SUR LA MOBILITÉ, L’AGRICULTURE ET LES MILIEUX NATURELS

Bien que l’aménagement du territoire englobe plusieurs enjeux importants, Équiterre a choisi de se concentrer sur des volets précis : la mobilité et l’agriculture et les milieux naturels.

L’arrêt de l’étalement urbain, la fin du développement du réseau autoroutier québécois, le développement des transports collectifs et actifs, la protection des milieux agricoles et naturels et l’adoption d’une Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires font donc partie des mesures structurantes proposées.

On y retrouve notamment des recommandations pour :

Augmenter le transport collectif : Doubler d’ici 2030 l’offre de transport collectif au Québec grâce à un financement dédié, suffisant et récurrent, qui fixe des objectifs d’augmentation de l’offre.

Favoriser le transport actif : Prévoir des trottoirs et des bandes ou pistes cyclables dans tout nouveau développement et assurer une connectivité des nouveaux réseaux pédestres et cyclables aux réseaux existants et à ceux de transports collectifs.

Freiner le réseau routier et le dézonage agricole : Décréter un moratoire immédiat sur l’accroissement de la capacité routière ainsi qu’un moratoire sur le dézonage agricole pour la construction résidentielle, commerciale ou industrielle.

Déclarer les terres agricoles patrimoine collectif : Traiter le territoire agricole québécois comme un patrimoine collectif, une véritable ressource stratégique. Pour ce faire, le gouvernement devra notamment déclarer publiquement, la primauté du territoire agricole.

Favoriser les produits locaux : Viser à ce que les ménages et institutions québécois consomment au minimum 50 % d’aliments cultivés au Québec.

Dédier 1 % des budgets pour des infrastructures naturelles : Consacrer un minimum de 1 % des budgets d’infrastructures du Québec au développement d’infrastructures naturelles (boisés, milieux humides, mesures de verdissement urbain, etc.) qui soutiennent l’adaptation aux changements climatiques.

Créer une canopée dans tous les milieux de vie : Assurer une canopée d’au moins 45 % dans tous les milieux de vie, car les milieux les mieux protégés des aléas de la crise climatique sont ceux où les arbres matures et la végétation sont les plus abondants.

Lire le mémoire d’Équiterre

Pour plus d’informations :