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Le transport, c’est collectif!
Les retombées socioéconomiques du transport collectif sont multiples et s’étendent bien au-delà des simples avantages environnementaux! En fait, le transport collectif rapporte bien plus à la société qu’il ne lui en coûte. Il doit être considéré comme un véritable investissement, et non une dépense pour notre société.
- Moins de congestion. Le transport collectif permet non seulement à ses usager(-ère)s de se déplacer à moindre coût et de rester physiquement actif tout en favorisant les interactions sociales, mais il bénéficie aussi à ceux et celles qui se déplacent en voiture en réduisant la congestion sur les routes.
🚍 Combien d’autos dans mon autobus?
Un autobus permet de remplacer plus de 40 automobiles (ou 60 personnes) Chaque rame de métro, c’est 900 automobiles en moins!
Plus de personnes dans les autobus et les métros, c’est plus d’espace sur les routes. C’est donc moins de temps perdu dans la congestion, moins de fatigue et moins de stress pour ceux et celles qui se déplacent en auto.
Plus de richesse pour nos régions et nos villes. Une étude réalisée en Ontario montre que pour 1$ investi dans les infrastructures de transport collectif, on peut espérer des retombées économiques de 29$ ! En fait, de tous les types d’infrastructures, ce sont les investissements dans le TC qui sont les plus payants (alors que des investissements dans des projets autoroutiers génèrent des pertes de 4 $ par dollar investi).1
Plus de talents pour les entreprises. Plus les réseaux de transport collectif s’étendent loin, au-delà des grands centres urbains, dans les banlieues et vers les grandes villes du Québec, et plus les employeurs pourront attirer vers eux des talents d’horizons divers. Dans les milieux d’affaires, on appelle ça « élargir les bassins d’emploi ».
Plus d’argent dans nos portefeuilles. L’utilisation du transport collectif peut permettre d’économiser près de 10 000$ par rapport à la possession et l’utilisation d’un véhicule neuf en milieu urbain, si l'on considère l'essence, le stationnement, l'entretien et l'assurance.
Des bienfaits pour tous
Le transport collectif ne profite pas uniquement aux personnes qui l’utilisent! Voici des exemples de groupes qui bénéficient de l’achalandage du transport collectif :
Travailleur(-euse)s
Plus d'activité physique, moins de pollution, moins de temps perdu dans le trafic, plus d'argent dans son portefeuille
Usager(-ère)s de la route, autobus, camions de livraison, camions de marchandise
Moins de congestion, moins de stress, plus de temps, des livraisons à l’heure
Milieux d’affaires
Attractivité et rétention des talents, productivité des employé(e)s, création de valeur économique
Milieux scolaires
Plus de sécurité autour des établissements, des jeunes plus autonomes
Municipalités
Moins de dépenses liées à la réfection des routes, moins d’espace urbain dédié aux autos, pour laisser la place à des milieux de vie plus denses et plus verts
Cette foule de retombées positives pour la société justifient les contributions au financement du transport collectif : puisque les usager(-ères)s, les automobilistes et les collectivités (gouvernements et villes) tirent des bénéfices du transport collectif, il est normal qu’ils en assument une part des coûts. C’est le principe d’utilisateur-payeur et de bénéficiaire-payeur.

Connaissez-vous le cercle vertueux du transport collectif?
Le nombre de véhicules sur la route génère du retard pour tout le monde, y compris ceux et celles qui se déplacent en autobus. La ponctualité, c’est souvent ce qui nous décide à choisir une option de transport plutôt qu’une autre.
Alors que faire?
Plus on sera nombreux à prendre le TC, moins il y aura d’autos sur les routes et de congestion, et plus les autobus seront fréquents et omniprésents dans nos quartiers.
Plus de passages d’autobus, c’est plus d’usager(-ère)s heureux(-euses).
Plus d’usager(-ère)s dans le TC, c’est plus de revenus des sociétés de transport pour améliorer les services*.
Plus de services, c’est plus d’autobus et de métro, plus souvent, plus tôt le matin et plus tard le soir. C’est donc moins de congestion, moins d’attente à l’arrêt et plus d’usager(-ère)s heureux(-euses)!
(*) Tout aussi indispensable, c’est un financement plus important de la part de nos gouvernements.

🚍 Qui paie pour le transport collectif?
Les taxes municipales constituent souvent la plus grande source de revenu des sociétés de transport et sont partagées avec le reste des services à la population. À Sherbrooke, les titres de transport des usager-ères génèrent 26 % des revenus de la société de transport, alors que les frais automobiles ne couvrent que 6% du coût des autobus. Dans le Montréal métropolitain, c’est respectivement 28 % et 16 %.(3)
5 faits à partager autour de vous sur le transport collectif
- La présence du transport collectif (TC) dans une municipalité permet aux familles de diviser par 2 leur budget de transport.(4)
- L’autobus est 3 fois moins coûteux qu’une voiture (par km parcouru).(5) En plus, il consomme 2 à 3 fois moins d'énergie!(6)
- Les déplacements en transport collectif reviennent 5 fois moins cher à notre société qu’en véhicule privé, si on tient compte des impôts et taxes qui financent la construction et l’entretien des routes, et si on considère les coûts cachés (tels que le temps perdu dans la congestion, la pollution et les accidents).(7)
- En 2022, les 10 sociétés de transport du Québec ont généré plus de 28 000 emplois et rapporté plus de 3,8 Milliards $ au Québec (PIB).(8)
- Stress, accidents, perte d’activité économique, de productivité et de temps: le coût de la congestion routière dans le Grand Montréal en 2023 a été évalué à plus de 6 Milliards $, soit 1 394 $ par habitant. Il pourrait atteindre 10 Milliards $ d’ici 2030 si rien n'est fait. Chaque automobiliste perd en moyenne 57 heures de temps chaque année dans la congestion.(9)
- 63 % des usagers(-ère)s du réseau de transport du Grand Montréal affirment que le transport collectif leur permet de se passer de véhicule personnel.(10)
Témoignage vidéo
1. Gouvernement de l’Ontario. (2017). Retombées économiques des investissements d’infrastructure en Ontario par catégorie de biens. https://www.ontario.ca/fr/page/retombees-economiques-des-investissements-dinfrastructure-en-ontario-par-categorie-de-biens
2. Réduire notre empreinte. (2025). Gagne à chaque trajet [Calculateur des coûts de la mobilité]. https://www.reduirenotreempreinte.com/gagne-a-chaque-trajet : Économie de 9 721$ pour un véhicule de catégorie intermédiaire utilisé par un individu en milieu urbain, sans déplacements longue distance.
3. Alliance Transit (2025)
4. Couturier, E.-L., et Tremblay‑Boily, G. (2024). Le revenu viable en 2024 : sortir de la pauvreté en contexte de crise du logement. Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS). https://iris-recherche.qc.ca/publications/revenu-viable-2024/
5. Voisin, M., Dubé, J. et Coelho, L. C. (2023). Évaluation comparative des coûts totaux des déplacements selon le mode de transport utilisé sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CIRRELT-2023-39). https://cirrelt.ca/documentstravail/cirrelt-2023-39.pdf
6. Ressources naturelles Canada. (2017). Évolution de la consommation d’énergie – Transport. https://oee.nrcan.gc.ca/publications/statistiques/evolution/2017/transports.cfm
7. Beaudin, G., Julien, M. et Benatia, D. (2024). Mobilité Montréal : Les coûts sociaux des transports. https://www.davidbenatia.com/doc/mobilitemontreal2024.pdf
8. ATUQ. (2024). Étude sur les impacts économiques des sociétés de transport en commun membres de l’ATUQ – données de 2022. https://atuq.com/wp-content/uploads/2024/02/Etude-Impacts_econo-complete-ATUQ-2023-.pdf
9. CMM. (2024). Congestion routière : une facture annuelle de 6 G$ pour la région métropolitaine de Montréal. https://cmm.qc.ca/communiques/congestion-routiere-une-facture-annuelle-de-6-g-pour-la-region-metropolitaine-de-montreal-2/
10. Sauvageau, D. (2025). Et si le métro de Montréal n’existait plus ? La Presse. https://www.lapresse.ca/xtra/2025-08-18/stm/et-si-le-metro-de-montreal-n-existait-plus.php
11. Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). (2015). La congestion routière plombe la productivité des employés. Conseiller PME. https://www.conseiller.ca/conseiller-pme/nouvelles-pme/la-congestion-routiere-plombe-la-productivite-des-employes/
12. Selon une étude étude montréalaise effectuée par les CEM de la région métropolitaine
13. CRE‑Montréal. (2023). Le stationnement à Montréal : 23 propositions pour une mobilité efficace, équitable et écologique (p. 46). https://carrefour.vivreenville.org/storage/app/media/publications/Articles-de-fond-Encyclopedique/gestion-du-stationnement/le-stationnement-montreal-23-propositions-pour-une-mobilite-efficace-equitable-et-ecologique.pdf
14. ATUQ. (2013). Impacts sociaux du transport en commun (p. 34). http://www.bv.transports.gouv.qc.ca/mono/1225470.pdf
15. TransLink. (2022). Climate Action Strategy (p. 5). https://www.translink.ca/-/media/translink/documents/about-translink/corporate-sustainability/translink_climate_action_strategy.pdf
16. Réduire notre empreinte. (2025). Gagne à chaque trajet [Calculateur des coûts de la mobilité]. https://www.reduirenotreempreinte.com/gagne-a-chaque-trajet : Estimations pour un véhicule neuf à essence de catégorie intermédiaire et un gros véhicule utilisé par une personne seule, incluant 1 déplacement longue distance par mois
17. Utilisation exclusive du TC par rapport à la possession et l’utilisation d’un véhicule neuf à essence de catégorie intermédiaire par une personne
18. Équiterre. (2009)
19. Alliance Transit (2025)
20. Alliance Transit (2025)
21. Société de transport de Montréal (STM). (2024). Rapport annuel 2024 https://www.stm.info/sites/default/files/pdf/fr/rapport-annuel-2024.pdf
22. CMM. (2024). Congestion routière : une facture annuelle de 6 G$ pour la région métropolitaine de Montréal. https://cmm.qc.ca/communiques/congestion-routiere-une-facture-annuelle-de-6-g-pour-la-region-metropolitaine-de-montreal-2/


