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Communiqué de presse  •  2 min

Réduction des GES: Équiterre salue le dépôt du plan le plus complet à ce jour

Publié le 

Montréal, mardi 29 mars 2022 - Équiterre accueille favorablement le nouveau plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) présenté par le gouvernement fédéral. Il s’agit d’un plan complet dans les limites de la cible actuelle.

L’organisme tient entre autres à souligner la précision du plan qui détaille les prévisions de réductions par secteur et qui balise le chemin pour y arriver. Certaines avancées importantes étaient réclamées par Équiterre depuis des années, notamment en matière de transport. L’ONG met toutefois en garde contre la dépendance aux développements technologiques pour atteindre les objectifs du plan.

« Le gouvernement nous présente le plan le plus complet à ce jour. Il couvre tous les secteurs et devrait tracer la voie vers l’atteinte de notre cible de 2030. Nous verrons si le financement, la réglementation et la volonté politique suivront », affirme Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales d’Équiterre.

Rehausser la cible

Les mesures présentées dans le plan visent toutefois à atteindre le bas de la fourchette (-40% d’ici 2030) d’une cible qui ne respecte malheureusement pas le concept de juste part de -60% d’ici 2030. Le Canada est un des pays de la planète ayant historiquement le plus contribué à la crise climatique et il doit donc en assumer la responsabilité.

« On a envie de dire “enfin” parce que c’est la première fois qu’on a entre les mains une stratégie aussi détaillée pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé. Par contre, si on veut limiter la hausse des températures à 1,5 degré et atteindre la carboneutralité d’ici 2050, la prochaine étape consiste maintenant à rehausser la cible actuelle », explique Marc-André Viau.

Quelques faits saillants, selon Équiterre:

  • Le gouvernement exigera finalement de l’industrie pétrolière et gazière qu’elle planifie la réduction de ses émissions. Par contre, avec une diminution de 31% visée pour 2030, cet effort demeure sous la cible nationale de 40-45% de réduction. Il est important que le plan de plafonnement qui sera annoncé au cours de la prochaine année rectifie le tir.

    « C’est la première fois qu’on en demande autant à cette industrie, mais il est décevant de constater que ce qui est exigé de celle-ci ne correspond pas à la cible pour l’ensemble du pays. Si ces entreprises ne participent pas adéquatement à l’effort national, ce sont les autres secteurs et la population qui devront mettre les bouchées doubles », déclare Émile Boisseau-Bouvier, analyste des politiques climatiques.

  • En exigeant 20% de ventes de véhicules zéro émission d’ici 2026 et 60 % d’ici 2030, on avance dans la bonne direction. Équiterre s’attend toutefois à ce que des exigences de vente soient éventuellement fixées annuellement d’ici 2035, alors que les véhicules électriques ne constituaient que 6,5% des ventes en 2021.

    « En fixant un objectif obligatoire pour 2026, le fédéral met la barre plus haute à l’échelle du pays, ce qui devrait assurer une meilleure offre de véhicules zéro émission au Canada. Cependant, il faudra aussi s’attaquer à la croissance ininterrompue de la taille de nos véhicules et de leur nombre, sans quoi on ne règlera qu’une partie du problème », affirme Andréanne Brazeau, analyste politique en mobilité.

  • L’adoption de cibles formelles de vente de véhicules moyens et lourds à zéro émission (35% en 2030 et 100% en 2040) ainsi que les 550 millions de dollars en incitatifs sont accueillis avec optimisme par l’organisme.

    « Nous sommes agréablement surpris de trouver de telles cibles dans le plan. On vient rehausser l’ambition en Amérique du Nord et ça envoie un signal fort », ajoute Andréanne Brazeau.

  • Équiterre note par ailleurs une avancée marquée en agriculture avec la reconnaissance du rôle important que peut jouer le secteur dans la réduction des émissions de GES, malgré une cible de réduction trop faible de 1% dans le secteur.

    « Nous saluons également le financement du transfert de connaissances, qui reconnaît l'importance d'accompagner les agriculteurs pour favoriser l'adoption des pratiques environnementales à la ferme », conclut Alice Feuillet, chargée de projet en agriculture.

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