19 décembre
Fin de la COP15
Complété
La COP15 est le rendez-vous mondial le plus important pour la biodiversité depuis plus de 10 ans. Elle vise à rehausser le niveau d’ambition des pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (CBD) et à adopter un nouveau un cadre mondial commun pour restaurer et protéger la biodiversité. Le cadre mondial qui sera adopté exigera des transformations profondes de notre société pour permettre de :
Pas moins d’un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction (sur les quelque huit millions estimées sur Terre), selon un rapport de 2019 de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).2
On vit une crise environnementale (dérèglement climatique et déclin de la biodiversité) qui a comme conséquence la perte du vivant. L’équilibre de nos écosystèmes et de notre planète est précaire et lorsque la biodiversité s’effrite, c’est tout le vivant qui est menacé. Il y a des effets sur les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de milliards de personnes, sur notre santé et sur notre qualité de vie.
L’humanité a un très gros retard en matière de conservation de la biodiversité. Actuellement, le monde protège 8 % du milieu marin et près de 16 % du milieu terrestre et aquatique.
Pour faire face à l’urgence bio-climatique, Équiterre travaille à concrétiser des changements systémiques.
« La biodiversité, c’est le vivant. C’est vous, c’est nous, c’est tout ce qui compose nos écosystèmes, qui nous permettent de vivre sur notre planète. C’est la nourriture qui nous nourrit, c’est l’eau qui nous hydrate. Ce sont les microorganismes qui permettent de décomposer le vivant en fin de vie, pour pouvoir nourrir le sol et engendrer de la nouvelle vie. »
En 2022, le mouvement environnemental est doté d’une multitude de voix et d’expertises, avec plusieurs groupes qui travaillent spécifiquement sur la protection de la biodiversité, de la faune et de la flore. Le travail d’Équiterre, de lutter contre et de freiner les impacts de la crise environnementale, est imbriqué avec la lutte contre le déclin de la biodiversité. Les enjeux climatiques et les enjeux de biodiversité sont intimement liés. Le travail sur l’un ne peut se faire sans l’autre.
Équiterre participe à la COP15 pour suivre l’évolution du cadre mondial et oeuvre dans 3 sphères d’action :
Fin de la COP15
Kiosque sur la biodiversité des sols
Équiterre tient un kiosque d’exposition sur la biodiversité des sols au Pavillon du Canada (pas ouvert au public)
Équiterre co-anime avec Sierra Club un webinaire sur les risques et impacts du projet Bay du Nord sur les écosystèmes et espèces marines
Équiterre organise une conférence/panel sur la biodiversité des sols et l’alimentation
Équiterre participe à la Grande marche pour le vivant
Équiterre anime une projection murale sur la Maison du développement durable à Montréal
Début de la COP15
Journée mondiale des sols
Oeuvre Ours polaire sur glaces éphémères
Exposition à la Place des Arts d’une oeuvre d’art offerte par Équiterre à la ville de Montréal
La société civile mobilisée comme jamais pour la biodiversité!
« COP » réfère à « conférence des parties ». Les « parties » étant les pays signataires d’une convention, une COP est un grand sommet où se rejoignent tous les pays qui ont signé et sont liés à cette convention. Les conventions doivent périodiquement tenir des rencontres entre leurs membres afin de dresser un bilan des progrès accomplis, apporter des amendements au contenu des textes négociés et déterminer de nouveaux objectifs.
La COP15 à Montréal porte sur la Convention sur la diversité biologique (CDB) et il s’agit de la 15e conférence des parties à avoir lieu depuis la signature de cette convention.
La COP27, en Égypte, portait sur la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
La CCNUCC et la CDB sont des outils issus du Sommet de la Terre de 1992, où les pays ont signé la Déclaration de Rio et se sont entendus pour se doter d’instruments juridiques afin d’assurer la protection de l’environnement mondial. Contrairement aux COP sur le climat annuelles, les COP sur la biodiversité se réunissent en moyenne aux deux ans.
En fait, elle ne l’est pas. La COP15 sur la biodiversité à Montréal n’est que la seconde partie d’une COP qui devait initialement se tenir en Chine en 2020, mais qui a été bouleversée par la pandémie. À la suite de nombreuses tentatives de report, il a été décidé de scinder la COP15 sur la biodiversité en deux sessions.
La première a eu lieu à l’automne 2021 en Chine, à Kunming (majoritairement en mode virtuel). La seconde devait également avoir lieu dans ce pays hôte, mais à cause des restrictions sanitaires les membres ont dû chercher un nouvel endroit pour la conférence. Montréal, qui abrite le secrétariat de la CDB, a été choisi. La Chine conserve la présidence de la COP15, mais collabore étroitement avec le Canada pour son organisation.
Le Québec a presque atteint l’objectif de protection de 17 % de ses territoires terrestres et d’eau douce, mais la majorité des aires protégées ont été créées dans le Nord, où il y a beaucoup moins de pression des industries.
Le Canada est encore très loin de l’objectif de 30 % de protection des terres et des mers d’ici 2030, avec actuellement près de 13 % de protection du territoire terrestre et aquatique, et 9 % de protection du territoire marin.
Consultez nos contenus reliés pour mieux comprendre les enjeux autour de cette conférence de l’ONU sur la biodiversité.


Webinaire
Équiterre anime un webinaire sur les risques et impacts du projet Bay du Nord sur les écosystèmes et espèces marines
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