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Complété

Conférences des parties (COP) sur la biodiversité

Leviers clés pour transformer les politiques publiques, protéger nos écosystèmes et renforcer notre résilience collective

Le contexte

Les Conférences des Parties (COP) réunissent les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Contrairement aux sommets annuels sur le climat, ces rencontres mondiales ont lieu en moyenne tous les deux ans pour établir des bilans et déterminer des objectifs de protection de la nature.

Adopté en 2022 lors de la COP15 à Montréal, l'accord de Kunming-Montréal fixe 23 cibles mondiales à atteindre d'ici 2030. Ce cadre vise à stopper l'effondrement de la biodiversité et à permettre la reconstitution des écosystèmes. La COP17, du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan en Arménie, constitue le premier bilan d'étape officiel pour évaluer les progrès des nations. 

Avec son initiative SaluTERRE, Équiterre s'invite au cœur des COP sur la biodiversité pour suivre l'avancée des négociations et faire du travail d'influence auprès des décideurs afin de faire valoir l'urgence d'une transition agricole axée sur la santé des sols.  

  • 1 million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction selon la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)

Les enjeux

Face à la crise mondiale du vivant, les sommets internationaux de la COP constituent des opportunités stratégiques. En 2026, la COP17 promet de présenter le premier bilan mondial depuis l'adoption du Cadre mondial de la biodiversité d'Erevan (Accord de Kunming-Montréal). Ce sommet international vise ainsi à évaluer les progrès des États vers l'atteinte des 23 objectifs mondiaux à l'horizon 2030, notamment l'engagement de protéger 30 % des terres et des océans.

Et puisque la réussite globale du Cadre mondial repose de façon déterminante sur la transformation de nos systèmes alimentaires et le déploiement des stratégies nationales — comme le Plan Nature 2030 au Québec (piloté par le MELCCFP et soutenu par le MAPAQ) et la Stratégie pour la nature 2030 au Canada —, Équiterre et l’Alliance SaluTERRE focusent sur trois priorités d'action :

  1. l'agroécologie et la santé des sols (cibles 10 et 11) : reconnaître la perte de la biodiversité des sols comme une menace globale et accélérer la transition vers des pratiques agroécologiques qui préservent la pollinisation, la régulation de l'eau et la nutrition des populations.(1)
  2. la réduction des produits chimiques (cible 7): exiger la réduction d'au moins 50 % des risques liés aux pesticides et aux substances chimiques dangereuses qui dégradent les écosystèmes agricoles.(1)
  3. la réorientation du financement et des subventions (cible 18): faire pression pour réorienter ou éliminer progressivement les subventions publiques agricoles ou industrielles nuisibles à la biodiversité (estimées à 500 milliards de dollars par an) au profit de modèles durables.(2)

Pourquoi nous participons?

En 2026, l'agriculture se trouvant au cœur des cibles environnementales évaluées, la COP17 offre une occasion unique d'intervenir auprès des décisionnaires et de réclamer des comptes sur la mise en œuvre de l'Accord de Kunming-Montréal.

Équiterre et l’Alliance SaluTERRE mettent à profit ce sommet mondial pour : 

  1. faire pression sur les politiques publiques : profiter d'un accès direct aux personnes négociatrices canadiennes pour défendre l'intégration de pratiques agricoles régénératives et soutenir le Plan Nature 2030 au Québec.
  2. Pour promouvoir des plaidoyers politiques concrets : garantir que les surfaces agricoles sont gérées de manière durable (cible 7), réorienter ou éliminer les subventions agricoles ou industrielles qui nuisent à la biodiversité (cible 18), garantir que les surfaces agricoles seront gérées de manière durable (cibles 10), et restaurer, maintenir et améliorer les contributions de la nature aux populations (services écosystémiques : pollinisation, santé des sols, régulation de l'eau, du climat et de l'air, protection contre les catastrophes) (cible 11).
  3. Pour inspirer la collectivité et le milieu environnemental : démontrer la force de l'action collective par la présentation d'un cahier de propositions politiques conjoint et mobiliser la population autour des enjeux bio-climatiques.
  4. Pour apprendre et s’inspirer des meilleures pratiques à l’étranger en matière de biodiversité et d’agriculture.

❗Saviez-vous que Au Québec, le Cadre mondial s'incarne dans le Plan Nature 2030, porté par le ministère de l'Environnement, mais sa réussite dépend des orientations du ministère de l'Agriculture. Au fédéral, la Stratégie pour la nature 2030 mise sur les co-bénéfices climatiques en agriculture. Notre présence vise à garantir que ces engagements se concrétisent sur le terrain.

Historique de nos participations

2026

COP17 - Erevan, Arménie

Équiterre et l’Alliance SaluTERRE participent à ce premier bilan mondial pour surveiller l'atteinte des cibles agricoles, promouvoir la santé des sols et inciter les gouvernements à concrétiser leurs engagements.

2024

COP16 - Cali, Colombie

Équiterre a suivi le processus des négociations et a délégué des représentants pour surveiller la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal.

2022

COP15 – Montréal, Canada

Équiterre s'est fortement mobilisé lors de cette édition locale majeure en tenant des kiosques, en co-organisant des conférences (notamment sur la santé des sols et la biodiversité) et en menant des actions de sensibilisation de la société civile. 

Foire aux questions

  • Est-ce que ça sert encore à quelque chose les COP?
    Olivier, analyste en agriculture, répond à la question en direct de la COP17
  • Est-ce que le Canada respecte ses engagements?
    Olivier, analyste en agriculture, répond à la question en direct de la COP17
  • Quels engagements, parmi ceux respectés, ont le plus de portée?
    Olivier, analyste en agriculture, répond à la question en direct de la COP17

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