Skip to navigation Skip to content

Press release  •  3 min

La coalition Non au troisième lien dénonce un sondage web biaisé et orienté

Published on 

Québec, le mardi 27 février 2023 - La coalition nationale Non au troisième lien réagit au dévoilement, par le gouvernement du Québec, d’une plateforme web destinée à sonder la population sur la mobilité dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, alors que le même gouvernement a donné, en parallèle, le mandat à la CDPQ Infra de présenter une proposition de projet.

La coalition Non au troisième lien, qui a fait à de nombreuses reprises la démonstration scientifique des conséquences environnementales, sociales et économiques de l’ajout de capacité autoroutière, dénonce un sondage biaisé et orienté, à la méthodologie douteuse et qui montre que le gouvernement improvise encore une fois dans le dossier de la mobilité dans la région par manque de vision.

Un sondage web biaisé et orienté

« Ce n’est pas une consultation, c’est un sondage web très clairement biaisé. C’est prendre la population pour des idiots que de dévoiler une série de questions aussi orientées. Il n’y a rien de sérieux dans le processus dévoilé aujourd’hui, au contraire, le gouvernement continue de se décrédibiliser sur les questions de mobilité. » - Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement - région de la Capitale-Nationale, et membre de la coalition Non au troisième lien.

« C’est probablement un des sondages les plus biaisés que j’ai vu : une grande quantité de questions sur l’ajout de nouveaux axes routiers ou de nouveaux liens, aucun mot sur nos infrastructures existantes comme les ponts et le traversier et sur leur entretien. Il est très clair qu’on ne souhaite pas élargir nos perspectives ou saisir les réels besoins de mobilité, on souhaite se faire dire ce qu’on veut entendre!» - Angèle Pineau-Lemieux, porte-parole d’Accès transports viables et membre de la coalition Non au troisième lien.

« On constate un manque flagrant de rigueur dans la planification de la mobilité dans la région métropolitaine de Québec. La méthodologie douteuse du sondage lancé aujourd’hui démontre encore une fois à quel point le gouvernement fait fi de la science, que ce soit pour les enjeux de mobilité, ou de consultation publique. » - Sarah V. Doyon, directrice générale de Trajectoire Québec et membre de la coalition Non au troisième lien.

Un gouvernement en manque de vision qui improvise encore

« Avec le lancement de la plateforme web aujourd’hui, on perpétue l’improvisation dont fait preuve le gouvernement dans ce dossier depuis le début. C'est comme si on avait rien appris des erreurs passées : on ne s’attend pas d’un gouvernement à ce qu’il gouverne par sondage au gré du vent, mais bien qu’il prenne des décisions responsables en se basant sur la science et sur des processus sérieux de planification et de gouvernance des projets de transport, qui sont pourtant normés et connus. » - Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville et membre de la coalition Non au troisième lien.

«On se demande vraiment à quoi va servir ce sondage alors que la CDPQ est en pleine période de consultation pour proposer un projet de mobilité, tel que mandatée par le gouvernement. Combien de fois est-ce que le gouvernement va sentir l'obligation de réinventer la roue des projets de mobilité avant d'aboutir à une solution? Près de six ans après leur élection, on est toujours au point de départ. Idéalement, on ferait autre chose que de tourner en rond.»

- Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales d’Équiterre et membre de la coalition Non au troisième lien.

« Rarement a-t-on vu la science et l'expertise développée en matière de mobilité durable être aussi bafouée dans la gouvernance de grands projets! Si ajouter des autoroutes, ça réglait nos enjeux de mobilité, ça se saurait depuis longtemps. La science est pourtant claire que ça empire le problème! On a affaire à un gouvernement qui manque de vision et qui veut plaire, plutôt que de gouverner de façon responsable. Assurons-nous que les décisions d’aujourd’hui aient des impacts positifs sur les générations futures. » - Charles Bonhomme, responsable affaires publiques à la Fondation David Suzuki et membre de la coalition Non au troisième lien.

La coalition nationale Non au troisième lien a été initiée en mai 2021 par Accès transports viables, le Conseil régional de l’environnement - région de la Capitale-Nationale, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Trajectoire Québec et Vivre en Ville.

Toutes et tous les citoyennes et citoyens, ainsi que les organisations désirant dénoncer ce projet autoroutier peuvent signer la pétition, désormais rendue à plus de 50 000 signataires, sur le site nonautroisiemelien.quebec.


Pour plus d'information :

Angèle Pineau-Lemieux, Coordonnatrice aux affaires publiques et aux communications, Accès transports viables

a.pineau-lemieux@transportsviables.org ; 438 495-9892